Les communs au Québec : initiatives collectives citoyennes et autogestion, d’hier à aujourd’hui

Volume 64, 1, 2023 janvier-avril

Articles

/ ÉRUDIT

Dan Furukawa Marques et Jonathan Durand Folco

OMNIA SUNT COMMUNIA : UN ÉTAT DES LIEUX DES COMMUNS AU QUÉBEC

Les communs sont des formes de coopération socioéconomique novatrices qui favorisent l’autonomie collective, l’autogestion et la réappropriation des moyens de subsistance. Au Québec, une multitude de projets collectifs depuis la dernière décennie s’inscrivent dans ce paradigme pour reconstruire du lien social et entamer une transition écologique. Dans cette introduction, nous situons ces initiatives collectives dans le vaste champ de recherche sur les communs en distinguant deux approches au sein de la littérature : les travaux issus de l’École de Bloomington, dans la lignée des recherches d’Elinor Ostrom, puis les perspectives anticapitalistes qui problématisent la relation entre les communs, les enclosures et le capitalisme. Dans un deuxième temps, nous faisons un survol historique des communs afin de mieux situer ces expériences dans le « temps long » de la société québécoise, en dialogue avec les initiatives d’économie sociale et d’autogestion au 19e et 20e siècle.
Mots-clés : communs; autogestion; Elinor Ostrom; capitalisme; économie sociale; Québec

Marc D. Lachapelle et Dan Furukawa Marques

COMMUNS ET AUTOGESTION : REDÉCOUVRIR LES PRATIQUES ÉMANCIPATOIRES DU QUÉBEC DES ANNÉES 1960-1980

Communs et autogestion sont des formes d’expérimentation d’organisations collectives qui émergent en réponse aux différentes crises que nous vivons. Cet article présente différentes approches des communs et en dégage les éléments qui nous semblent essentiels à une articulation avec la tradition de l’autogestion, notamment telle qu’elle s’est manifestée au Québec dans les années 1960 à 1980. En nous appuyant sur le travail de recherche sur les pratiques émancipatoires mené par Gabriel Gagnon et Marcel Rioux dans les années 1980, nous faisons ressortir les pratiques et enjeux organisationnels qui caractérisent les communs et l’autogestion à cette époque. De plus, nous mobilisons leur concept de transférabilité afin d’illustrer le potentiel émancipatoire des organisations autogérées. Nous démontrons que les agencements organisationnels observés (configurations, pratiques, conventions) sont une dimension essentielle et singulière dans la gestion des tensions internes et externes engendrées par la relation conflictuelle entre l’autogestion/les communs et le capitalisme.
Mots-clés : autogestion; communs; émancipation; pratique organisationnelle; gestion; Québec

Stella Warnier

DE LA PROPRIÉTÉ ABSOLUE AUX COMMUNS : PERSPECTIVES JURIDIQUES EN DROIT CIVIL QUÉBÉCOIS À LA LUMIÈRE DES ENSEIGNEMENTS ITALIENS

Le concept des communs prend une place de plus en plus importante dans la sphère juridique depuis une trentaine d’années. Les expériences italiennes concernant les beni comuni sont sans doute parmi les initiatives les plus abouties de théorisation du concept. La gestion des beni comuni en Italie revêt des formes diverses, modelées par l’action des citoyen.ne.s et mobilisant le droit civil selon les besoins spécifiques en l’espèce. Il s’agit là du point de départ d’une réflexion plus large sur la forme que peuvent prendre les communs, ainsi que sur leur place dans le cadre juridique québécois.
Mots-clés : communs; beni comuni; droit; Code civil du Québec; propriété; biens; fiducie; coopérative

Sylvain A. Lefèvre et David Grant-Poitras

L’UTOPIE (TRÈS) CONCRÈTE DU BÂTIMENT 7 : UN COMMUN FACE AUX DÉFIS DE SON AUTONOMIE FINANCIÈRE

Cet article se propose d’explorer une facette peu étudiée des communs, et pourtant essentielle à leur émergence, à leur pérennité et à leur accessibilité : l’opérationnalisation de leur financement. C’est à travers le cas du Bâtiment 7, une fabrique d’autonomie collective située dans un quartier populaire de Montréal, que nous défendons l’hypothèse selon laquelle le chemin vers la viabilité financière ne se résume pas à un enjeu managérial, mais constitue un travail intrinsèquement politique qui s’inscrit au coeur du processus de mise en commun. À cette fin, notre analyse se déroule en deux temps. D’une part, par souci de contextualisation, nous nous réapproprions la littérature scientifique sur les communs pour caractériser le projet du Bâtiment 7. Cela nous permet d’identifier certaines de ses singularités qui ont des répercussions économiques déterminantes sur le plan de sa faisabilité. D’autre part, nous mobilisons les données d’une recherche partenariale en cours avec le Bâtiment 7 et des bailleurs de fonds pour mettre en scène les tensions structurantes qui résultent de ce que nous appelons la micropolitique du financement. Ce terme désigne tant les choix politiques qui fondent les orientations financières que les expérimentations par lesquelles sont mises en cohérence les modalités de financement et la mission de l’organisme.
Mots-clés : Bâtiment 7; communs; utopie; micropolitique; financement; autonomie financière

Emanuel Guay et Alessandro Giuseppe Drago

LIENS SOCIAUX, INITIATIVES COLLECTIVES ET PROCESSUS CONFLICTUELS : LE CAS DES MOBILISATIONS CONTRE LA GENTRIFICATION À PARC-EXTENSION, MONTRÉAL

Notre article vise à examiner les rapports entre les liens sociaux, les initiatives collectives et les processus conflictuels à partir de deux axes principaux. Nous prêtons d’abord attention à la dimension relationnelle des initiatives collectives, en nous penchant sur trois concepts qui peuvent nous aider à mieux saisir les processus menant à la formation, la reproduction et la transformation des liens sociaux. Nous prenons ensuite en compte le rôle que les initiatives collectives peuvent jouer dans le cadre de conflits sociaux, afin de complémenter l’accent mis sur la coopération dans plusieurs travaux portant sur ces initiatives. Nous croisons ces deux axes en analysant les mobilisations contre la gentrification observées entre 2019 et 2022 dans le quartier montréalais de Parc-Extension, à partir d’une recherche ethnographique menée durant cette période avec le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE). Notre analyse nous amène à soutenir que les initiatives collectives peuvent à la fois contribuer à la reproduction sociale dans un environnement donné, répondre à des besoins et à des aspirations collectives et augmenter la capacité d’intervention populaire dans le cadre de processus conflictuels qui visent, entre autres, à déstabiliser les élites économiques et politiques et à obtenir des concessions.
Mots-clés : liens sociaux; conflits; initiatives collectives; gentrification; ethnographie; Parc-Extension

Laurent Dambre-Sauvage, Juan-Luis Klein et Diane-Gabrielle Tremblay

COMMUNS CULTURELS TERRITORIAUX ET COVID-19 : LE CAS DU QUARTIER SAINT-MICHEL À MONTRÉAL

Depuis le début des années 2000, la culture est devenue un élément important des stratégies de développement du quartier Saint-Michel. Ces stratégies ont fait émerger un mode de gouvernance des dynamiques culturelles associant acteurs culturels, politiques et communautaires. Coordonnés par une « table culture », des évènements de la vie culturelle du quartier sont ainsi produits et gérés en commun. La crise de la COVID-19 a fait apparaitre une arène d’action qui a infléchi les dynamiques culturelles du quartier. Elle a été une source d’innovations pour les acteurs michelois. La réponse culturelle communalisée aux problèmes induits par la pandémie a constitué une opportunité d’enrichissement du capital « socioterritorial » du quartier. La notion de commun culturel territorial (CCT) permet de mieux comprendre ce processus. Les CCT génèrent des dynamiques capables d’agir sur les dimensions matérielles et symboliques des environnements urbains pour concourir à la qualité et à la revitalisation des milieux de vie.
Mots-clés : communs culturels; COVID-19; développement local; territoire; innovation sociale; quartier Saint-Michel; Montréal

Nadim Tadjine et Émilie Dazé

TRANSFORMATION DU MODE D’ORGANISATION VERS UN MODÈLE AUTOGÉRÉ : LE CAS DE LA COOPÉRATIVE DE SOLIDARITÉ TEMPS LIBRE

Cette étude de cas se propose de retracer la transformation qu’a connue la Coopérative de solidarité Temps libre depuis sa création jusqu’à la mise en place progressive par ses membres d’un modèle d’organisation autogéré. Par cette enquête, nous tentons de comprendre de quelles façons les transformations et les pratiques autogérées observables à Temps libre remettent en question les théories sur les modes d’organisation des coopératives et peuvent contribuer à leur renouvellement à la fois théorique et pratique en économie sociale. Le travail de périodisation permet de suivre les changements sur le plan tant des valeurs et des idées que des outils et des pratiques d’autogestion. Nous avançons que cette transformation n’inclut pas la création de pratiques inédites, mais plutôt un changement progressif vers un modèle autogéré, jalonné d’une succession de découvertes et d’apprentissages.
Mots-clés : autogestion; économie sociale; coopérative; mode d’organisation; recherche-action; Coopérative de solidarité Temps libre

Yves-Marie Abraham et Ambre Fourrier

MAIS VOUS ÊTES DONC COMMUNISTE? COMPLÉMENT D’ENQUÊTE SUR LES COMMUNS

Selon David Bollier, l’un des spécialistes les plus réputés du phénomène : « […] un commun, c’est : une ressource + une communauté + un ensemble de règles sociales » (Bollier, 2014, p. 27). En inscrivant notre démarche de recherche dans une perspective essentiellement sociologique, nous tentons d’abord dans cet article de préciser le contenu des « règles sociales » évoquées par Bollier. Ceci nous conduit à proposer un idéal-type du commun, à l’aide duquel nous explorons ensuite plusieurs organismes montréalais, dans le but de mieux cerner ce que nous proposons de nommer le processus de communalisation. Dans un second temps, nous discutons des apports et des limites de ce processus dans la perspective d’une stratégie interstitielle de sortie du capitalisme (Olin Wright, 2017), notamment par rapport à deux formes sociales voisines de celle des communs : les coopératives et les communautés intentionnelles. Nous considérons l’autoproduction comme l’une des caractéristiques importantes de la communalisation, que négligent bien souvent les principaux théoriciens des communs.
Mots-clés : commun; coopérative; commune; communauté; communisme; anticapitalisme

Notices biographiques

Yves-Marie Abraham

Yves-Marie Abraham est professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’économie et mène des recherches sur le thème de la décroissance. Après avoir co-dirigé la publication de Décroissance versus développement durable : débats pour la suite du monde (2011) et de Creuser jusqu’où? Extractivisme et limites à la croissance (2015), il a publié récemment chez Écosociété une synthèse personnelle sur la décroissance, intitulée Guérir du mal de l’infini. Yves-Marie Abraham est également membre du collectif de recherche indépendant « Polémos-décroissance ».

Laurent Dambre-Sauvage

Laurent Dambre-Sauvage est diplômé en histoire de l’art, en chant lyrique et en science politique. Commissaire d’exposition au Palais des Beaux Arts de Lille (Lille au XVIIe siècle : des Archiducs au Roi-Soleil), chargé de la régie des oeuvres au Musée de la Chartreuse de Douai, il a collaboré avec diverses institutions musicales françaises (opéras et festivals) avant d’entreprendre un doctorat en études urbaines. Il s’intéresse à la mobilisation de la culture et du patrimoine comme moteurs de développement local et aux communs culturels. Sa thèse interroge, sous l’angle des communs, l’apport de la culture à la revitalisation du quartier Saint-Michel à Montréal.

Émilie Dazé

Émilie Dazé est chercheure généraliste et méthodologue en sciences sociales. Socio-anthropologue de formation, ses intérêts touchent à la question de la production des connaissances et aux questions éthiques et méthodologiques impliquées dans ce processus. Depuis 2017, elle oeuvre à la valorisation de l’expertise des chercheurs en qualitatif au service du mieux-être collectif. Coop de travailleurs rassemblant des chercheur.e.s professionnel.le.s en sciences sociales, Le Collaboratoire est la suite logique et l’application concrète d’une quinzaine d’années d’étude, d’expérimentation, d’engagement, d’observation et de réflexion sur notre société en transition, tant dans le monde universitaire qu’au sein des milieux éco-alternatifs québécois.

Alessandro Giuseppe Drago

Alessandro Giuseppe Drago est étudiant au doctorat en sociologie à l’Université McGill. Il étudie les stratégies d’organisation et de recrutement du mouvement suprémaciste blanc aux États-Unis et au Canada. Il s’intéresse plus largement à la sociologie politique et aux mouvements sociaux, et il a publié en 2020 « Strikes, general assemblies and institutional insurgency: explaining the persistence of the Québec student movement », Social Movement Studies. [https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14742837.2020.1837100].

Jonathan Durand Folco

Jonathan Durand Folco est professeur agrégé à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère à l’Université Saint-Paul, Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la démocratie participative, la politique municipale, les communs et la transition écologique. Il est l’auteur du livre À nous la ville! Traité de municipalisme (Écosociété, 2017), co-auteur de Manuel pour changer le monde (Lux, 2020) et dirigé l’ouvrage Montréal en chantier : les défis d’une métropole pour le XXIe siècle (Écosociété, 2021).

Ambre Fourrier

Ambre Fourrier est doctorante en sociologie à l’UQAM et membre du collectif de recherche indépendant « Polémos-décroissance ». Elle a publié aux éditions Écosociété Le revenu de base en question : de l’impôt négatif au revenu de transition (2019). Dans le cadre de sa thèse, elle s’intéresse aux travailleurs et travailleuses des déchets, dans la perspective d’une critique sociologique de « l’économie circulaire ».

Dan Furukawa Marques

Dan Furukawa Marques est professeur agrégé au Département de sociologie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement Alban D’Amours en sociologie de la coopération. Il est également chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Inspiré de la phénoménologie politique, ses travaux récents portent sur la construction de communautés coopératives et de subjectivités politiques, ancrées dans le travail collectif, la démocratie directe et l’économie solidaire. Ces travaux ont notamment paru ou paraîtront dans Latin American Perspectives, Revue Suisse de Sociologie, Revue Tumultes, Journal des Anthropologues, Antrhopologie et Sociétés et Politique et Sociétés.

Emanuel Guay

Emanuel Guay est étudiant au doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, chercheur associé à Brique par brique et au Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) et collaborateur régulier du réseau de recherche-action communautaire de Parc-Extension (CBAR). Ses intérêts de recherche portent sur le logement, la sociologie politique, l’ethnographie et le système de justice pénale, et il a publié en 2020 « Les inégalités ethnoraciales face au système de justice pénale et la démocratie : une analyse du cas canadien », Lien social et Politiques, (84), 223-238.

David Grant-Poitras

David Grant-Poitras est candidat au doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Sa thèse s’intéresse à la communalisation du patrimoine industriel montréalais à travers le cas du Bâtiment 7. Il est aussi le coordonnateur du PhiLab-Québec, un centre qui fait partie du Réseau canadien de recherche partenariale sur la philanthropie, où il conduit des activités de recherche en lien avec le rôle des fondations philanthropiques canadiennes eu égard à la transition sociale et écologique.

Juan-Luis Klein

Juan-Luis Klein, est professeur titulaire au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1993. Précédemment, il a été professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi de 1981 à 1993 et professeur-chercheur à l’Université du Québec à Rimouski en 1980-81. Il est membre du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) dont il a assumé la direction entre 2009 et 2018. Il a été cofondateur et coprésident de l’organisme Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS). Ses recherches portent sur l’innovation sociale, la géographie socioéconomique et le développement territorial. Il est responsable de la collection Géographie contemporaine des Presses de l'Université du Québec.

Marc D. Lachapelle

Marc D. Lachapelle est étudiant au doctorat à l’ESG-UQAM. Ses recherches portent principalement sur la mise en oeuvre de projets alternatifs, les processus d’organisation et de prise de décision démocratique et autogérée, ainsi que les tensions et paradoxes organisationnels en contexte d’innovation sociale. Il est chargé de cours à HEC Montréal et à Concordia en gestion de l’innovation sociale. De plus, il mène actuellement une recherche sur la pédagogie engagée en gestion de l’innovation sociale. Il est chercheur affilié au Centre de recherche sur les innovations et les transformations sociales (CRITS, Université Saint-Paul).

Sylvain A. Lefèvre

Sylvain A. Lefèvre est professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’ESG-UQAM. Il est directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et co-président du Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS). Ses recherches portent principalement le rôle des fondations, les recompositions de l’action collective et les enjeux de justice sociale et environnementale. Il a récemment publié avec Anne Monier (2021), Philanthropes en démocratie.

Nadim Tadjine

Nadim Tadjine, chercheur-designer s’intéressant aux dynamiques collaboratives à l’échelle municipale, oeuvre à bâtir des ponts entre le monde de la recherche et les différentes pratiques de l’innovation sociale, du design et de la participation publique. Il a récemment accompagné la Ville de Montréal à titre de chercheur en résidence dans la création du programme municipal d’urbanisme transitoire et la mise en place d’une série de projets pilotes. Ses recherches et ses collaborations portent sur la place du designer au sein des institutions publiques municipales et la mobilisation de nouveaux dispositifs participatifs pour soutenir l’engagement citoyen. Il fait partie de la commission permanente cadre de vie de Culture Montréal, agit à titre de membre-administrateur auprès de Solon, Lande Montréal, Temps libre Mile-End et est Ambassadeur du Groupe des 30 de Concertation Montréal.

Diane-Gabrielle Tremblay

Diane-Gabrielle Tremblay, est professeure titulaire à l’université Téluq (université du Québec). Elle a été titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de 2002 à 2016, est maintenant titulaire d’une chaire institutionnelle sur la société du savoir, et a publié des centaines d’articles (voir http://www.teluq.ca/dgtremblay; https://rlibre.teluq.ca/) ainsi que 68 livres, sous son nom ou sa direction, principalement des ouvrages issus de recherches sur les transformations du marché du travail, l’innovation, l’organisation du travail, le télétravail, le coworking et le développement local. Elle a aussi été professeure invitée dans plusieurs universités européennes, dont en Belgique, en France, ainsi qu’au Vietnam et à Taïwan.

Stella Warnier

Stella Warnier est étudiante de 2e année au baccalauréat en droit à l’Université du Québec à Montréal. Elle possède également un diplôme du baccalauréat en relations internationales et droit international de la même université. Ses divers mandats d’auxiliaire de recherche auprès de professeur.e.s lui permettent de travailler sur des enjeux juridiques variés, allant de la protection du droit de l’environnement à l’exploration de la relation entre droit et impérialisme. Ses intérêts de recherche portent notamment sur les communs et leur conceptualisation juridique. Elle est la co-autrice d’un article publié dans la Revue québécoise de droit international en décembre 2020 au sujet du droit de l’Organisation mondiale du commerce.

In Memoriam

Loyola Leroux

In memoriam : Robert Leroux 1964-2022