Événements

Soutenance de thèse d'Olivier Bernard

« L'institution de l'imaginaire des arts martiaux dans la culture populaire »

Résumé

Notre démarche vise à éclairer notre question de recherche principale : comment se structure l’imaginaire des arts martiaux dans le cinéma? Autrement dit, nous avons étudié les différentes dimensions des représentations cinématographiques des arts martiaux à l’intérieur de scènes préalablement sélectionnées. Nous avons usé du concept de représentations sociales comme prolongement de l’imaginaire pour procéder à une analyse qualitative de contenu. Cette méthode nous a permis d’interroger plusieurs scènes d’un corpus se composant de 16 films du genre « arts martiaux » et 4 films du genre « action ». 

Les trois premiers chapitres (l’imaginaire et la culture populaire – chapitre 1, le cinéma –chapitre 2, les arts martiaux au cinéma – chapitre 3) posent le socle des concepts et des notions nécessaires pour appréhender cet imaginaire des arts martiaux. Le premier chapitre de l’analyse met au travail une approche globale du corpus selon un classement thématique (chapitre 5). Les chapitres subséquents présentent successivement les dimensions observables des représentations sociales de l’imaginaire des arts martiaux au cinéma : – les agencements matériels et spatiaux (chapitre 6), – la conduite ou l’attitude des personnages (chapitre 7), – l’objectif poursuivi ou la finalité de l’action (chapitre 8), – le contenu des discours (chapitre 9). 

Les œuvres cinématographiques qui montrent les arts martiaux ne sont possibles que parce qu’il existe un ordre établi dans la manière de comprendre et de transmettre les représentations de l’imaginaire des arts martiaux. Cela constitue, en fait, le propre de son caractère social. C’est-à-dire que les divers éléments des représentations des arts martiaux s’organisent à partir d’un schéma sémantique précis qui permet de comprendre la dynamique sous-jacente de son existence dans plusieurs univers filmiques simultanés. Autrement dit, nous avons découvert le squelette des éléments essentiels (système structurant ou noyau central) autour duquel viennent se comprendre et se construire les images cinématographiques des arts martiaux. Ce squelette dicte le canevas fondamental d’un récit porteur de l’imaginaire des arts martiaux. Premièrement, un personnage réalise un cheminement, sans qu’il s’agisse nécessairement de la trame principale du récit, où il atteint une compréhension morale supérieure redevable à une progression physique et psychique grâce aux arts martiaux. Deuxièmement, ceci le mène à se concevoir comme un instrument pour influencer et agir. Troisièmement, on observe souvent une part fantastique dans le récit, ce qui se traduit par l’usage de la magie.

Date et heure
Mardi 25 août 2015 à 14 h

Lieu
Pavillon La Laurentienne - local 1430