Bulletin d'information

No 28 - Décembre 2016

Mot du directeur

Par Dominique Morin

Dominique Morin

Le Bulletin de novembre 2015 avait annoncé le lancement d’une campagne de philanthropie auprès des diplômés de sociologie de l’Université Laval. La Fondation de l’Université Laval vient de m’informer que nous avons recueilli depuis 130 engagements d’une valeur de 42 484$ en encaissements et en dons planifiés. Je tiens à remercier tous les diplômés du département qui y ont contribué et j’invite les étudiants à être attentifs aux offres de bourses qui seront annoncées prochainement. Je remercie en particulier Simon Langlois qui a créé par un don personnel un nouveau fonds de bourses destiné à aider des étudiants en fin de rédaction. Des candidatures seront sollicitées pour la remise d’une première bourse à la rentrée de la session d’hiver. J’en profite également pour féliciter Simon Langlois pour sa nomination au titre de professeur émérite, dont nous venons tout juste d’être informés.

Nous pouvons aussi enfin annoncer dans une section « Prix, bourses et distinctions » nos étudiants ayant obtenu des bourses d’excellence du CRSH pour la maîtrise ou le doctorat : Catherine Dussault, Pierre-Élie Hupé, Pierre-Olivier Paré et Nicolas Pelletier. Je tiens aussi à féliciter Louis-Pierre Beaudry qui a remporté le prix Georges-Henri-Lévesque de l’ACSALF honorant l’excellence d’un mémoire de maîtrise en sociologie déposé dans la dernière année, ainsi que Claire Van Den Bussche dont le mémoire a été classé ex aequo en deuxième position. Je suis très fier de ces reconnaissances méritées par nos étudiants pour l’excellence de leurs réalisations. 

Nous avons également eu le privilège de désigner l’une des diplômées du Département de sociologie, la professeure émérite Maria De Koninck, à titre de présidente d’honneur de la prochaine cérémonie des prix d’excellence de la Faculté des sciences sociales, qui se tiendra le 21 février 2017. Celle-ci a accepté avec enthousiasme notre invitation à accorder une entrevue au Bulletin, où elle nous parle de sa passion pour la sociologie et les sciences sociales, dont elle défend fièrement la noblesse et les exigences pour la compréhension de l’humain. Bien différent de la moyenne des carrières de professeur de sociologie, son parcours témoigne d’une manière éloquente de la polyvalence et de la pertinence de notre discipline pour une personne qui souhaite s’engager dans l’action avec la distance intellectuelle qu’apporte une pensée globale rigoureuse et humaniste.

Vous découvrirez également dans ce Bulletin le portrait de la doctorante Magali Paquin qui offrira le cours de sociologie politique en janvier, et un dossier sur les diverses formes de stages que réalisent des étudiants du baccalauréat et de la maîtrise en sociologie. Une présentation des articles du dernier numéro thématique de Recherches sociographiques sur les « Terrains de la laïcité au Québec » a été insérée dans la section « publications récentes ». Je vous laisse explorer les autres rubriques habituelles.

Notez enfin que nous aurons, durant la session d’hiver 2017, la visite du professeur Philippe Doneys de l’Asian Institut of Technology (AIT) de Bangkok. Monsieur Doneys est un spécialiste de la sociologie politique du développement, des questions de genre et développement, genre et santé, des migrations et du trafic d’êtres humains en Asie du Sud-Est. Durant son séjour, il travaillera principalement sur un projet de recherche portant sur les activités visant l’autonomisation des femmes à faible revenu au Cambodge, au Laos, au Myanmar et au Vietnam. Il offrira une conférence publique et est évidemment intéressé à rencontrer et échanger avec les membres du département.

En mon nom et en celui des directeurs des programmes qui ont pris congé de chronique (je signale en passant que Daniel Mercure remplace Richard Marcoux, absent cet hiver, à la direction des programmes de deuxième et troisième cycle), je souhaite à tous et à toutes un très bon temps des fêtes et une excellente année 2017. Je vous donne rendez-vous le 12 janvier pour le pot de la rentrée, dans le hall de la Faculté des sciences sociales, au troisième étage du pavillon Charles-De Koninck. Nous espérons bien y rencontrer les nouveaux étudiants et étudiantes qu’annoncent les dernières statistiques sur les premières inscriptions en sociologie.

D’ici là, bonne fin de session et bon congé !

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Le Département dans les médias

 La disparition des intellectuels

André C. Drainville, professeur titulaire au département, a participé au documentaire Metalepsis in Black, ayant pour thème la disparition des intellectuels. Ce documentaire est l’œuvre d’Aryan Kaganof, poète et artiste plasticien sud-africain, et a été réalisé à partir de la conférence ‘#MustFall: Understanding the Moment’.

Projection du documentaire Un monde du travail en mutation

Le documentaire de Daniel Mercure, professeur titulaire au département, a suscité plusieurs réactions positives. L’article de Renée Larochelle dans le Journal Le Fil souligne l’intelligence du documentaire, qui accorde largement la parole à deux leaders du monde syndical.

Daniel Mercure sur les ondes de Radio-Canada première

Monsieur Mercure a également accordé le 4 décembre dernier à 19 h une entrevue sur le temps social à l’émission C’est fou de Radio-Canada première.

Gérard Duhaime sur les coûts de la vie au Nunavik

Une étude menée par Gérard Duhaime, professeur au Département de sociologie, fait lumière sur la vulnérabilité des ménages à faible revenu du Grand Nord québécois. Un article sur « L’inquétant coût de la vie au Nunavik » publié dans Soleil présente cette étude qui a été rendue publique le 8 décembre dernier. 

Pour nous informer de vos interventions dans les médias, écrivez à bulletin@soc.ulaval.ca.

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Prix, bourses et distinctions

Louis-Pierre Beaudry reçoit le Prix d’excellence Georges-Henri-Lévesque

Félicitations à Louis-Pierre Beaudry, étudiant au doctorat du département, qui a remporté le Prix d’excellence Georges-Henri-Lévesque. Chaque année, l’ACSALF honore l’excellence de deux mémoires de maitrise rédigés en français, l’un en sociologie et l’autre en anthropologie. Vous trouverez ici le lien vers son mémoire, Dans le bois: la sylviculture dans le parcours professionnel de travailleurs immigrants au Québec.

Notons également que Claire Van Den Bussche, qui a complété sa maitrise en sociologie à notre Département à la session d'hiver 2015, était finaliste pour le Prix d’excellence Georges-Henri-Lévesque 2016 de l'ACSAF. Son mémoire, L'établissement des immigrants à Québec: Parcours migratoires et biographies résidentielles d'immigrants français et maghrébinsa également suscité l'intérêt du jury.

Pierre-Élie Hupé remporte la bourse Vanier

Pierre-Élie Hupé, étudiant au doctorat au département, a remporté la bourse Vanier (150 000 $). Le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BÉSC Vanier) vise à recruter les meilleur(e)s étudiant(e)s au doctorat et à promouvoir le Canada en tant que centre d’excellence en recherche et en enseignement supérieur. Félicitations !

Bourses du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Trois étudiant(e)s du département, Nicolas Pelletier, Pierre-Olivier Paré et Catherine Dussault, ont reçu une bourse de maitrise de 17 500 $ dans le cadre du Programme de bourses d'études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier. 

Soirée prix et distinctions 2016 de la Faculté des sciences sociales

La première Soirée prix et distinctions 2016 de la Faculté des sciences sociales a été l'occasion de souligner de manière toute spéciale les réalisations et le travail exceptionnel de trois professeurs du département. Daniel Mercure, professeur titulaire, a été élu membre de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada. Simon Langlois, professeur retraité, a contribué à la présidence de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada. Enfin, Gérard Duhaime, professeur titulaire, a obtenu une bourse Fulbright 2016-2017 et a vu sa Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée renouvelée pour un troisième mandat de 7 ans. 

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Portrait de diplômée. Entrevue avec Maria De Koninck

Sociologue diplômée de l’Université Laval et pionnière des recherches féministes au Québec, Maria De Koninck lutte contre les problèmes de santé, d’inégalités et de développement en les plaçant au cœur de ses travaux de recherche. Le 21 février prochain, Maria De Koninck sera présidente d’honneur de la soirée des Prix d’excellence de la Facultés des sciences sociales de l’Université Laval. Le Bulletin s’est entretenu avec elle afin d’en connaitre davantage sur son parcours d’intellectuelle, et son rapport à celui-ci.

Maria De KoninckProfesseure émérite au Département de médecine sociale et préventive à la Faculté de médecine de l’Université Laval, Maria De Koninck a fait son baccalauréat en sociologie à l’Université Laval à la fin des années 1960, puis son doctorat entre 1984 et 1988. C’est d’abord le désir de combiner ses intérêts pour les mathématiques et pour la philosophie qui l’a orientée vers la sociologie : « En faisant des statistiques et de l’analyse sociale, je pouvais combiner les deux ». Si, au terme de sa formation, elle avait apprécié certains cours, dont ceux de Fernand Dumont, ainsi que la rencontre de nouvelles manières de penser en travaillant avec d’autres, elle quittait néanmoins le département avec des sentiments ambigus : « J’avais certainement acquis des connaissances, mais je me demandais ce que j’allais faire avec ces connaissances ». Maria De Koninck était animée par la volonté de faire une différence, et ce n’est que quelques années plus tard qu’elle a compris et constaté qu’elle pourrait le faire grâce à sa formation en sociologie.

Les années entre le baccalauréat et le doctorat dans un Québec en mutation

À la suite de son baccalauréat, Maria De Koninck a été agente de recherche et de planification socioéconomique à la Régie de l’assurance maladie du Québec, ce qui lui a permis de développer son intérêt pour la santé comme objet de recherche. À la suite de cette expérience, elle a été professeure de sciences sociales au Collège Marguerite d’Youville à Ste-Foy, ce qui a été un point tournant dans sa carrière d’intellectuelle : « J’ai monté un cours de sociologie de la famille, dans lequel j’ai abordé la question de la condition féminine, des rapports sociaux de sexe. J’ai alors compris que je pouvais faire cette différence avec la littérature en sociologie et que, par le fait même, j’avais effectivement acquis quelque chose au baccalauréat ». Après trois années à y enseigner, le Collège a fermé ses portes, ce qui a réorienté Maria De Koninck vers le Conseil du statut de la femme : « C’était une période de défis, on construisait un autre discours. L’aventure de la rédaction d’une politique d’ensemble sur la condition des femmes [Pour les Québécoises : égalité et indépendance] est ma plus belle expérience professionnelle. Nous étions un groupe de jeunes femmes, et nous avons écrit cette politique qui a eu un impact déterminant sur les rapports de sexe au Québec. La passion était là, et j’ai vécu quelque chose d’extraordinaire ». Les impacts de cette politique étaient tangibles : plusieurs lois ont été changées, et les femmes sur le terrain ont pu s’approprier cette politique à laquelle elles avaient contribué. Pour que les effets d’une politique ou d’un rapport soient tangibles, il faut aller rencontrer les acteurs sociaux sur le terrain afin de connaitre leurs manières de concevoir la réalité, puis élaborer des politiques qui sont à leur écoute. De cette manière, Maria De Koninck a connu le « pouvoir de la connaissance » qui exige une rigueur complète : « Avec cette expérience, j’ai été convaincue qu’avec la recherche, je pourrais continuer à influencer des décisions, des pratiques. Mon instrument, c’était la recherche. Je suis alors devenue obsessive avec la rigueur, je devais m’outiller de telle sorte qu’on ne pourrait remettre en cause ce que j’énonçais ».

Ces années au Conseil du statut de la femme, suivies de quelques autres au ministère des Affaires sociales, ont cultivé chez Maria De Koninck cette envie d’aller plus à fond dans ses recherches qui portaient sur les techniques de reproduction, la santé de la reproduction et les questions éthiques : « La seule voie que j’avais, c’était de faire un doctorat. Je devais faire une recherche sans patron, sans personne ». Si Maria De Koninck avait d’abord envisagé un doctorat en anthropologie, elle s’est rapidement réorientée pour des questions pratiques vers le doctorat en sociologie, où elle s’est intéressée à la pratique de la césarienne, dont la fréquence ne cessait alors d’augmenter : « À travers tout ce cheminement, je suis devenue sociologue. Dans le doctorat, on fait tout un cheminement qui nous permet de s’approprier puis d’utiliser les instruments de la sociologie ».

Une intellectuelle engagée

Après son doctorat, Maria De Koninck a été la première titulaire de la Chaire d’étude sur la condition des femmes pendant quatre années, soit de 1988 à 1992, faisant d’elle une pionnière des recherches féministes au Québec. Elle voulait développer cette capacité d’observer la vie sociale et les rapports sociaux considérant que l’inégalité la plus fondamentale est l’inégalité homme-femme. Elle a su regarder une pluralité de situations en portant attention aux inégalités : « Mon regard de sociologue sur les rapports sociaux m’a amenée à participer à des projets en coopération internationale, où j’ai beaucoup travaillé sur les rapports sociaux de sexe, la santé des femmes et la santé de la reproduction ». Maria De Koninck a entre autres mené des projets de formation, d’intervention et de recherche dans plusieurs pays d’Afrique. Elle en parle comme de sa niche pour la recherche, qui n’est pas une niche étroite : «  Je fais partie de la génération des généralistes, et je trouve que ça manque cruellement aujourd’hui. Il faut, en tant que sociologue, prendre le recul nécessaire afin d’avoir une vue d’ensemble du contexte social, des valeurs actuelles, des répercussions d’une action dans le temps. Un regard sociologique peut également aller dans les détails, mais il doit prendre ce recul afin d’élargir la perspective. C’est bien, mais en même temps ce n’est pas de tout repos ! ».

Une approche multidisciplinaire et multi-institutionnelle

C’est également cette volonté d’élargir les manières de penser et de concevoir les faits sociaux de façon globale qui l’a motivée à collaborer avec un éventail de personnes issues de traditions disciplinaires distinctes : « J’ai beaucoup travaillé sur les inégalités sociales de santé, et c’est impossible de faire ça dans son coin. C’est bien rare qu’on puisse regarder seule un fait social : quand on est dans le social, on est de facto dans le multidisciplinaire. On peut certainement avancer certaines idées, mais on doit les confronter à celles d’autres personnes qui adoptent des perspectives différentes de la sienne ». Selon elle, là réside l’avantage d’être rattachée à une autre faculté que celle dans laquelle nous avons été formée : « L’avantage de travailler dans un domaine avec d’autres professionnels qui ont une autre vision est de ne pas continuellement être confrontés à des débats idéologiques. On se confronte non pas à différentes idées au sein d’une même perspective, mais à différentes disciplines qui sous-tendent des perspectives distinctes ». Se confronter à d’autres individus qui ont des approches autres et des expertises qui sont étrangères à la sienne élargit ses horizons de compréhension. C’est également pourquoi il faut, selon elle, privilégier une approche multi-institutionnelle.

Au fil de sa carrière, Maria De Koninck a tenté de favoriser la rencontre entre milieux disciplinaires et milieux institutionnels. En contribuant à mettre en place le cours Médecin, médecine et société (9 crédits sur 4 sessions), elle a montré la pertinence d’amener la perspective des sciences sociales dans la formation des médecins : « Les jeunes devaient absolument avoir une formation un peu plus axée sur le psychosocial et le social ». Elle a contribué à implanter une structure de cours qui visait à favoriser l’humanisation de la pratique médicale en formant les étudiantes et étudiants, notamment aux déterminants sociaux de la santé et à la résolution des dilemmes éthiques.

La noblesse des sciences sociales

Si Maria De Koninck a principalement œuvré à la Faculté de médecine, elle rappelle non sans engouement ses racines de sociologue : « Je suis fière d’être sociologue et d’être formée en sciences sociales. Il y a une certaine noblesse dans les différentes professions qui découlent d’une formation en sciences sociales, et j’aimerais que les étudiantes et étudiants en sciences sociales ressentent cette noblesse tout en prenant consciences de ses exigences ». Pour elle, la noblesse des sciences sociales et de la sociologie découle du cheminement intellectuel long qui est nécessaire pour se former en tant que penseur ou penseuse : « En tant que sociologues, on a un rôle à jouer dans le développement des connaissances et la compréhension de ce qu’on vit comme humain en rapport les uns avec les autres. Et pour moi, tout ce qui se rapproche de la compréhension de l’être humain, est quelque chose de très noble ». 

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Portrait d'étudiante. Magali Paquin

Magali Paquin est doctorante à notre département. À la prochaine session d’hiver, elle donnera le cours Sociologie politique (SOC-2125), qui témoignera certainement de sa connaissance de l’Assemblée nationale. Afin de vous la présenter, le Bulletin lui a proposé de répondre à quelques questions.

Bulletin de sociologie: Pouvez-vous décrire brièvement votre parcours académique et professionnel ?

Magali PaquinMagali Paquin: J’ai entamé mon doctorat en sociologie il y a de cela, ma foi… trop longtemps! Comme plusieurs doctorantes et doctorants, j’ai ralenti le rythme de rédaction de ma thèse pour nourrir les enfants. Je suis agente de recherche pour l’Assemblée nationale du Québec depuis 2013. Il faut dire que je gravite autour du Parlement depuis plus de dix ans. J’ai décroché la bourse Jean-Charles-Bonenfant en 2005-2006 après avoir complété un baccalauréat multidisciplinaire en sociologie, science politique et philosophie. Cette bourse est assortie d’un stage de dix mois à l’Assemblée nationale au cours duquel je me suis familiarisée avec les rouages de l’institution. Cette expérience m’a définitivement fait basculer du côté de la recherche. J’ai poursuivi mon cheminement académique à la maitrise en science politique, en m’intéressant particulièrement au processus de sélection et au profil sociodémographique des élus québécois.

BdS: Qu’est-ce qui vous a attiré vers la sociologie et quels sont vos principaux champs d’intérêts ?

MP: J’ai d’abord découvert la sociologie sur le terrain, à travers les mouvements étudiants et altermondialiste du début des années 2000. Je n’avais suivi aucun cours de sociologie avant d’entamer mon baccalauréat. Ce fut un coup de foudre intellectuel ! Après une incursion de quelques années dans la science politique, c’est tout naturellement que je suis revenue à mes anciens amours… En tout respect des autres disciplines, je pense que la sociologie offre des outils conceptuels et méthodologiques d’une richesse exceptionnelle pour appréhender l’activité politique. Ceci dit, de par mon parcours multidisciplinaire, je n’hésite pas à me tourner vers l’histoire, l’anthropologie, le droit et évidemment la science politique pour enrichir ma vision et diversifier mes angles d’analyse. Je crois beaucoup en l’interdisciplinarité.

BdS: Quel est votre sujet de doctorat ? Quels constats se dégagent jusqu’ici de votre recherche ?

MP: Pour le dire simplement, ma thèse porte sur l’évolution de l’activité parlementaire québécoise depuis 1960. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les institutions politiques ne sont pas des structures figées. Elles évoluent sous l’impulsion des individus qui les habitent, des dynamiques qui s’y déploient. Et l’Assemblée nationale, tout comme les acteurs qui la composent – députés, personnel politique, personnel administratif, etc. – a énormément changé depuis la Révolution tranquille. J’examine d’abord les différents facteurs ayant contribué à ces transformations. Il s’agit par exemple de nouvelles règles et procédures, de développements technologiques ou de l’infléchissement du profil sociodémographique des élus. Cela m’amène à mettre en lumière différents processus à l’œuvre au sein de l’institution parlementaire (professionnalisation, institutionnalisation), mais aussi à dégager des configurations-clés propices à son évolution ou ayant contribué à sa persistance.

BdS: Pouvez-vous parler plus en détail du cours Sociologie politique (SOC-2125) que vous donnerez à l’hiver ? À quoi s’attendre ?

MP: Nous appréhenderons « le » et « la » politique dans une perspective proprement sociologique. D’une part, nous nous familiariserons avec les notions, les concepts et les problématiques propres à la sociologique politique ainsi qu’avec certaines figures intellectuelles qui y sont associées. Ces fondements seront mis en relation avec des études de terrain et des observations contemporaines. J’attache une grande importance aux croisements et aux dialogues entre réflexions conceptuelles et observations empiriques. Par ailleurs, plusieurs exemples seront tirés de l’histoire politique contemporaine du Québec, qui est un formidable terrain d’étude pour la sociologie politique. Je présenterai plusieurs documents d’archives tels que des vidéos, des photos, des chansons, des poèmes… Le monde politique est l’un des plus abondamment documentés, il faut en profiter ! Le cours sera offert le vendredi à 12h30. J’invite les personnes intéressées à consulter mon plan de cours provisoire à http://www.soc.ulaval.ca/?pid=1838 et à assister au premier cours pour avoir un aperçu de la session. On va travailler fort, mais on va beaucoup s’amuser !

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Dossier. Les stages au premier et deuxième cycles

Le département offre aux étudiant(e)s de premier et de deuxième cycle la possibilité d’accomplir un stage en lien avec leur formation académique. Le Bulletin s’est entretenu avec cinq étudiants qui ont vécu ou qui seront appelés à vivre cette expérience de stage. Timothy Earle et Alexia Oman sont étudiant(e)s au premier cycle, Marie-Hélène Anctil et Adrien Kazup sont étudiant(e)s à la maitrise avec stage et enfin, Marianne St-Pierre est étudiante à la maitrise avec mémoire. Ils et elles ont tous généreusement accepté de témoigner de leur expérience de stage.

Le stage comme levier pour la création d’un réseau professionnel

Alexia OmanChez les étudiant(e)s rencontré(e)s, c’est surtout le désir d’apprendre autrement et « hors des murs du De Koninck » qui les a motivé(e)s à accomplir un stage et à s’engager dans une expérience de travail concrète. Marie-Hélène, qui a fait son stage au ministère de la Culture et des Communications l’été dernier, mentionne que le stage lui a permis de nourrir son désir de rencontrer d’autres manières de faire et de penser la sociologie. Le stage conciliait cette soif de comprendre le monde social avec l’acquisition d’une expérience en milieu professionnel : « Mon stage m’a permis de mettre en pratique les apprentissages en sociologie et de me faire connaitre dans mon milieu de travail tout en élargissant mon réseau de connaissances professionnelles ». Le stage est également un moyen de « s’ouvrir des portes », tel que le mentionne Alexia. Cette dernière réalise présentement deux stages : le premier en enseignement collégial au Cégep de Trois-Rivières et le second à l’École nationale de police du Québec. Alexia a pu, grâce à ses expériences, orienter ses projets de carrière en découvrant ses intérêts : « Ces deux opportunités m’ont fait réaliser que l’enseignement collégial est ce que j’aimerais faire par-dessus tout ».

Changer son rapport au travail intellectuel

Marianne, journaliste de formation, a travaillé huit années en presse écrite avant de retourner aux études en sociologie.Timothy Earle Elle a pu confirmer, grâce à son expérience de stage, son intérêt pour la recherche, tout en l’orientant vers un autre « champ » que celui qui l’avait d’abord attiré vers la sociologie : « J’ai réalisé que de me cantonner à la sociologie de l’environnement m’exposait à la même « limite » que je reprochais à la communication. J’ai eu envie de poursuivre ma maitrise en m’ouvrant à toutes les possibilités et en choisissant un champ, celui de la sociologie urbaine, qui puisse englober plus largement mes autres intérêts ». Le stage qu’elle a réalisé dans en tant qu’assistante de recherche chez Vivre en Ville a été une manière de confirmer son intérêt pour la recherche, mais surtout d’acquérir une certaine confiance intellectuelle : « Le fait d’avoir cette expérience concrète et de sentir que mon travail avait été apprécié, ça a beaucoup aidé à me débarrasser en partie de mon ‘syndrome de l’imposteure’ en sociologie. J’ai pu voir que même dans un nouveau domaine, je pouvais contribuer somme toute assez efficacement à un projet et que les compétences de mon ‘ancienne vie de journaliste’ n’étaient pas toutes bonnes pour la poubelle non plus ! ». Mener un projet concret lui a aidé
à gagner en confiance et à saisir l’utilité sociale d’une formation en sociologie. Timothy explique que : « Il ne s’agit pas simplement de rendre un travail à un professeur pour attester de son assimilation de la matière; je dois mettre en pratique la matière dans une situation concrète et ultimement dans une situation où mon travail trouve une pertinence sociale et scientifique ». Le stage signifie bien plus qu’une opportunité d’emploi, c’est une manière de se confronter à de nouvelles manières de penser un même objet. Timothy réalise un deuxième stage au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et en intégration sociale (CIRRIS), qui en prolonge un premier au cours duquel il a écrit et publié un article scientifique concernant le handicap et les politiques d’intégration : « Bien que cette épreuve a été par moments difficile, avoir ainsi la chance de se consacrer exclusivement à un sujet pendant quatre mois permet de développer une réflexion et une analyse beaucoup plus riche que ce qui est possible dans le cadre d’une session ordinaire à temps plein ». Se dédier totalement à un objet de recherche durant un été modifie son rapport au travail intellectuel et le sens accordé à ce travail pour un étudiant de premier cycle.

Acquérir des bases solides pour penser et agir de manière autonome

Adrien KazupLe stage permet de mettre en application dans le milieu professionnel ce qui a été appris au fil de sa formation universitaire. Adrien renchérit en évoquant les possibilités offertes par le stage : « Le fait d’acquérir une expérience professionnelle tout en étant aux études, la possibilité de travailler avec des professionnel(le)s de recherche et de commencer à se créer un réseau pour son futur emploi ont été les moteurs principaux de cet engagement dans le programme avec stage ». Adrien fera son stage à l’hiver 2017 au CIRRIS. Si le stage est une manière d’apprendre autrement que par des enseignements magistraux, il n’en reste pas moins que les étudiants soulignent que leur formation en sociologie a été d’une grande utilité afin de saisir les attentes émises à leur égard dans un contexte de recherche. Ayant appris au fil de leur formation en sociologie les rudiments de la recherche, et s’étant initiés à des manières de penser, à des logiciels statistiques, il est rare, souligne Timothy, qu’il se retrouve face à une situation sans la moindre idée de comment procéder : « Quand on me demande d’élaborer un formulaire de consentement, une grille d’entretien ou de faire une analyse quelconque, je pars déjà avec des bases solides qui me rendent plus autonome ». Cette autonomie est souvent chez les étudiant(e)s quelque chose de revendiqué, en ce sens que le stage est ce qui permet de mener un projet avec une certaine liberté dans un cadre concret et institué. Cette autonomie est également souvent à la base de leurs stages, puisque les étudiant(e)s ont toutes et tous été à l’initiative de ceux-ci et de celles-ci. Ils et elles ont entrepris les démarches par eux-mêmes et elles-mêmes afin de dénicher leur stage et de se faire reconnaitre les crédits. Même s’il s’agit parfois d’un processus long, il est néanmoins formateur : «  Je suis bien content d’avoir effectué le tout par moi-même, car cela m’a permis de développer mon autonomie et d’apprécier encore plus le fait d’avoir plusieurs choix de lieux où effectuer mon stage ». Adrien a effectivement eu plusieurs propositions, qui étaient « toutes au plus haut niveau de ses attentes », avant de finalement décider de faire son stage au CIRRIS.

Rencontre avec Annie Rémillard, conseillère en emploi

Plusieurs ressources sont offertes aux étudiant(e)s souhaitant faire un stage au premier ou au deuxième cycle. AnnieAnnie Rémillard Rémillard, conseillère en emploi à la Faculté des sciences sociales, accompagne les étudiant(e)s dans leur recherche de stage en offrant des rencontres individuelles pour les accompagner dans la recherche de stage, dans la composition d’un CV ou d’une lettre de présentation professionnelle, et même dans la préparation aux entrevues. Sa collègue Manon Forcier est également conseillère en emploi du SPLA.

Dans le cadre du baccalauréat en sociologie, les étudiants peuvent s’inscrire aux cours suivants : GPL-3610 Stage dans la fonction publique provinciale; SOC-2500 – Stage I / SOC-2501 – Stage II Programme Pages de l’Assemblée nationale alors que les étudiant(e)s à la maitrise peuvent s’inscrire au cours SOC-6500 Stage de recherche. Comme madame Rémillard le mentionne : « Cette expérience pratique permet à l’étudiant d’être encadré par un professeur et supervisé par un professionnel du milieu de stage. C’est l’occasion parfaite pour faire le plein d’apprentissages, de découvertes et de rencontres enrichissantes ». Madame Rémillard encourage les étudiant(e)s à assister à la formation OSE offerte par le Service de placement afin de prendre connaissance des opportunités de stages ainsi que des étapes à suivre.

Afin de vous aider dans vos démarches, voici une série de ressources offertes par le Service de Placement :

Blogue : www.spla.ulaval.ca/blogue/2016/03/17/321/
Analyses de marché en sociologie : www.spla.ulaval.ca/analyses-marche-emploi/fss/sociologie
CV en ligne: www.spla.ulaval.ca/cv-en-ligne
SPLA Magazine : www.spla.ulaval.ca/publications/spla-magazine
Webfolio : https://webfolio.spla.ulaval.ca/
Pour prendre rendez-vous : www.spla.ulaval.ca/nous-joindre

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Conférences et événements

Journée sur Jean-Charles Bonenfant et l’« esprit » de la Confédération

Le 19 décembre prochain, l’Assemblée nationale du Québec organise une journée sur « Jean-Charles Bonenfant et l’esprit de la Confédération ». Simon Langlois, professeur retraité du département, y fera une intervention sur « La dualité canadienne selon Jean-Charles Bonenfant et Jean-Charles Falardeau ».
Le séminaire a lieu à partir de 9 h à la salle Louis-Joseph-Papineau (R.C. 172) de l’Assemblée nationale.

5@7 de la rentrée : session d’hiver 2017

Le 5@7 de la rentrée aura lieu le jeudi 12 janvier 2017, dès 17 h, dans le hall de la Faculté des sciences sociales, au 3e étage du pavillon De Koninck. Les étudiants de tous les cycles, les professeurs ainsi que les membres du personnel du Département de sociologie sont cordialement invités à venir faire plus ample connaissance. Vin, breuvages non alcoolisés et petites bouchées seront servis.

Conférence de la Chaire La philosophie dans le monde actuel

« Comment penser l’esprit humain après l’échec du naturalisme? »
Conférencier: Markus Gabriel,  professeur de philosophie à l’Université de Bonn en Allemagne et titulaire de la Chaire en épistémologie et philosophie contemporaine.

Jeudi 12 janvier 2017, 19 h
Auditorium du Pavillon La Laurentienne, salle 1334
Entrée libre

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Appel à communications

Colloque étudiant du laboratoire / art et société / terrains et théories (l/as/tt)

Le 4e colloque étudiant du laboratoire / art et société / terrains et théories (l/as/tt) en collaboration avec la Chaire Fernand-Dumont sur la culture et la collection Monde culturel (Presses de l’Université Laval) aura lieu le 24 février 2017 à Montréal, au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS. Vous trouverez ici l’appel à communications expliquant plus en détail les différents types de projets admissibles et les modalités de présentation. La date limite d’envoi des propositions est le jeudi 19 janvier.

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Publications récentes

Recherches sociographiques

Recherches sociographiques_logo

Les terrains de la laïcité au Québec.
Sous la direction de David Koussens
Mai – Décembre 2016, volume LVII, numéro 2-3

En dépit des tentatives de tracer les contours juridique et politique de la laïcité, même les rares États ayant fait de la laïcité un fondement de leur organisation constitutionnelle n’ont su en offrir une définition officielle. Ce faisant, la laïcité devient un concept polysémique rappelant le caractère changeant et dynamique de la réalité sociale. Cette « liberté conceptuelle » nourrit les débats scientifiques contemporains, contribuant à la diffusion de représentations multiples de ce qu’est la laïcité. Alors comment comprendre aujourd’hui l’objet de la « laïcité » à partir du cas du Québec ?

Ce numéro de Recherches sociographiques réunit huit articles visant à comprendre les aménagements de la laïcité tout en s’intéressant aux trajectoires historiques, aux fondements philosophiques, aux ancrages juridiques ainsi qu’à l’interprétation qu’en font les citoyens.

Dans un contexte où la construction de l’identité nationale québécoise oscille entre opposition à l’héritage religieux catholique et réaffirmation de ses liens avec celui-ci, Louis Rousseau s’intéresse au rapport des individus à la religion et à la laïcité. La mémoire patrimoniale peut être réactivée au sein d’un aménagement ouvrant la voie à la transformation des rapports à l’héritage culturel et religieux afin d’en sélectionner certains traits pour construire une identité collective significative.

Geneviève Zubrzycki consacre son article à l’étude des formes discursives, matérielles et légales par lesquelles les pratiques et les symboles religieux sont « resacralisés » en tant que symboles de la nation québécoise et de son histoire. Elle s’intéresse également à la patrimonialisation du catholicisme au Québec à travers l’étude de cas et de débats récents.

À partir d’une analyse du droit positif, Bertrand Lavoie s’est intéressé au bijuridisme en tant qu’élément-clé de la compréhension des tensions entre le multiculturalisme et la laïcité. L’auteur soutient que l’existence de cette tension réside surtout dans une intériorisation laborieuse du caractère mixte du droit québécois par la culture juridique québécoise.

Valérie Amiraux et Jean-François Gaudreault-Desbiens procèdent à une analyse comparative des aménagements laïques français et québécois en étudiant leurs jurisprudences relatives au port de symboles religieux. Cet article propose également de réfléchir aux évolutions normatives des discours portant sur la laïcité et aux incertitudes quand à la définition même de ce concept qui, au sein de ces deux espaces nationaux, est quasiment devenus un fétiche.

Pauline Côté et Félix Mathieu ont pris comme point de départ le dépôt du projet de loi n° 60, la Charte des valeurs, afin de questionner la manière dont la laïcité s’est imposée comme un objet d’action publique. Les auteurs tentent de rendre compte de cette initiative tout en s’intéressant aux logiques d’action gouvernementales dans un contexte de mise à jour du principe de la laïcité.

En s’intéressant à la relation entre la culture et la politique, Emily Laxer et Anna C. Korteweg proposent d’étudier ce qu’elles nomment les « politiques de la culture » auxquelles font appel les partis politiques québécois dans le but de construire de nouvelles représentations rivales de l’identité nationale québécoise. Ces significations culturelles sont générées dans l’optique d’accéder ou de se maintenir au pouvoir, et c’est en ce sens que les partis politiques sont d’importants acteurs de politisation de la religion.

Samuel Dalpé et David Koussens proposent d’étudier, par l’analyse d’articles de nouvelles et d’éditoriaux publiés dans la presse francophone québécoise lors de la polémique suscitée par le projet de « Charte des valeurs de la laïcité » (2012-2014), les territoires et les profils lexicaux autour desquels a pris forme la production journalistique ayant mobilisé la notion de laïcité. De par son traitement médiatique, cette notion de laïcité aurait été principalement rabattue aux modalités de la régulation de l’expression individuelle des convictions religieuses.

Lori G. Beaman et Lisa Smith étudient les mémoires présentés auprès de la Commission Bouchard-Taylor et des consultations sur le projet de loi n°60 en s’intéressant plus particulièrement aux les débats autour du port d’un symbole en particulier, celui du voile islamique. Ces rapports témoignent de l’association entre la laïcité et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes, en ce sens que l’égalité homme-femme est pensée comme réalisable seulement dans un contexte laïque. Selon elles, cette association serait liée à la persistance d’un patriarcat niant la capacité des femmes de disposer de leur propre et entière autonomie.

Dans la même édition de ce numéro de Recherches sociographiques, on trouvera deux autres articles, dont un de François-Olivier Dorais qui s’intéresse à l’amitié intellectuelle entre Marcel Trudel et Guy Frégault, deux historiens majeurs du renouveau historiographique québécois d’après-guerre. Mircea Vultur a pour sa part analysé les dimensions subjectives de la détention du diplôme et de son rapport à celui-ci en se questionnant sur le sentiment de surqualification des diplômés universitaires québécois.

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Dates importantes

 Décembre

Du 24 décembre au 2 janvier inclusivement
Congé des fêtes

Janvier

Vendredi 6 janvier
Date limite de l’inscription à la session d'hiver 2016 (enseignement régulier)

Date limite de dépôt des candidatures aux Bourses d'excellence Eiffel Doctorat, un outil développé par le Ministère des affaires étrangères afin de permettre aux établissements français d’enseignement supérieur d’attirer les meilleurs étudiants étrangers, dans des formations diplômantes de niveau master et en doctorat (plusieurs bourses de montant variable).

Lundi 9 janvier
Début de la session d'hiver 2016.

Début des cours et poursuite de la période de modification du choix de cours.

Dimanche 15 janvier
Date limite pour demandes d'admission à la session d'été 2016 pour les candidats étrangers à un programme des 1er, 2e et 3e cycles, sauf pour le programme spécial de français, langue étrangère ou seconde.

Mardi 17 janvier
Fin de la période de modification du choix de cours.

Vendredi 20 janvier
Date limite pour preuve de satisfaction aux exigences d'admission pour les étudiants admis conditionnellement et inscrits provisoirement à la session d'hiver.

Date limite de dépôt des candidatures aux Prix de la Présidence de l'Assemblée nationale, qui récompense la qualité et l'originalité d'une œuvre portant sur la politique québécoise (deux bourses de 1 500 $ et une bourse de 5 000 $).

Visitez l'UL : Visite à la carte pour les futurs étudiants canadiens hors Québec et les futurs étudiants québécois. 13h30 à 15h30.

Lundi 23 janvier
Date limite d’abandon total ou partiel des cours avec remboursement.

Février

Lundi 1er février
Date cible pour demandes d'admission à la session d'automne 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors Québec à un programme de 2e et 3e cycles.

Date limite pour demandes d'admission à la session d'automne 2016 pour les candidats étrangers à un programme des 1er, 2e et 3e cycles.

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