Bulletin d'information

No 26 - Octobre 2016

Mot du directeur

Dominique Morin, directeur du Département de sociologiePar Dominique Morin

La rentrée de l’automne m’a réservé la surprise d’une initiation à l’enseignement universitaire devant un groupe comptant un certain nombre d’animaux de la ferme. On peut se demander jusqu’où pourront s’étendre les actions de recrutement des universités ;-) J’ai en fait eu le privilège de donner le cours obligatoire d’une journée d’initiation des recrues du premier cycle, où tout le reste devait être soumis au respect du consentement. J’étais bien content de voir que plusieurs ont répondu avec diligence vestimentaire à l’appel au rituel d’accueil organisé par des vétérans de deuxième et de troisième année. Cette ménagerie a suivi docilement trois heures de cours, très bien remplies. Elle était confiée, sans qu’elle le sache, à un professeur qui avait été, au premier cours de sa formation, un grand épi bien mûr (en ballons jaunes et collants verts) planté dans un amphithéâtre-champ-de-maïs. Devant certaines espèces, me présenter dans cette tenue aurait pu être risqué. Blague à part, leur visage sympathique et les travaux écrits que j’ai reçus d'eux montrent bien qu’ils ne sont pas « bêtes » du tout. Je vous partage d’ailleurs quelques extraits de leurs réflexions dans un article de ce Bulletin donnant un aperçu des inspirations qui les conduisent en sociologie.

Selon les dernières statistiques reçues du registraire, nous accueillons en septembre quarante-cinq nouveaux inscrits au premier cycle; trois dans le microprogramme en études du genre; onze dans les programmes de maîtrise en sociologie et quatre au doctorat. C’est dire que le volume des inscriptions au premier cycle se maintient et que nous accueillons encore plus de gradués en septembre qu’il y a de professeurs au département. Nous aurons le plaisir d’en accueillir un ou une treizième d’ici juin, au terme du concours lancé le printemps dernier visant l’embauche d’un ou une spécialiste des enjeux contemporains du développement. Plus d’une cinquantaine de candidats ont manifesté leur intérêt. Cela nous réjouit, tout en exigeant un plus long agenda de travail que prévu pour la sélection. Petit mal pour un très grand bien.

À la rédaction du Bulletin de sociologie, Marianne Saint-Pierre a passé le flambeau à Catherine Dussault. Je tiens à remercier chaleureusement Marianne pour sa généreuse implication et tout ce qu’elle a pu apporter à cette publication départementale, dans la définition de son format, sa forme, son contenu et sa gestion sympathique. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, où on semble aussi beaucoup apprécier ses qualités et ses services, l’emploie maintenant à temps plein. Le Bulletin de novembre est déjà en préparation. N’hésitez pas à nous aviser d’évènements à annoncer ou à couvrir, de publications ou d’apparitions dans les médias à relayer, voire à nous suggérer des idées d’articles relatifs aux études, à la recherche et à la vie départementale. Transmettez votre information à l’adresse bulletin@soc.ulaval.ca. Avec le concours des membres du département qui acceptent d’y participer, nous comptons publier à nouveau cette année six numéros du Bulletin.

Les chroniques des directeurs des programmes continueront d’annoncer les changements adoptés dans leurs comités, de rappeler aux étudiants et étudiantes des indications importantes pour leur cheminement, et d’annoncer dès que possible les cours et les séminaires qui seront offerts la session suivante. Les titres que nous avons l’assurance d’offrir l’hiver prochain sont déjà indiqués dans ce Bulletin, ainsi que les horaires qui nous étaient demandés.

Je termine ce mot en souhaitant un bon automne à tous et en vous invitant à prendre connaissance des diverses parutions, honneurs, conférences, soutenance, consultation facultaire et autres informations d’intérêt réunies dans ce Bulletin. Le directeur ne les répertorie jamais exhaustivement dans son mot d’ouverture, dans mésestimer l'importance de chacune.

Bonne lecture!

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Chronique du 1er cycle

Par Charles Fleury

Cours de sociologie offerts à l’hiver 2017

La période des inscriptions pour la session d’hiver 2017 débutera le 21 novembre prochain. Afin de vous permettre de commencer à réfléchir à vos choix de cours, voici la liste des cours qui seront offerts en sociologie. L’horaire provisoire est disponible sur le site du département à l’adresse suivante au www.soc.ulaval.ca, onglet « Études ».

SOC-1004 Méthodes de la recherche empirique
SOC-1100 Stratification et classes sociales
SOC-2103-Z1 Afrique, Amérique latine et mondialisation
SOC-2114-Z1 Environnement et société
SOC-2115 Question spéciale sociologique I : Introduction à l’étude du Moyen-Orient
SOC-2117-Z1 Consommation et modes de vie
SOC-2125 Sociologie politique
SOC-2131-Z1 Chine, Inde et mondialisation
SOC-2137 Corps, émotions, santé et sociétés
SOC-2141-Z1 Voyages dans l’économie-monde
SOC-2142 Sociologie économique
SOC-2300 Théorie sociologique : le fonctionnalisme en sociologie
SOC-2600 Théorie sociologique : l’individu
SOC-4043 Résistances dans l’économie mondiale II (1975 à aujourd’hui)
SOC-4100 Méthodes qualitatives
SOC-4101 Analyse de données II
SOC-2158 Médias et culture populaire

Concentrations

Depuis cet automne, les étudiantes et les étudiants au baccalauréat en sociologie ont la possibilité de s’inscrire à l’une au l’autre des cinq concentrations offertes. Le but visé par ces concentrations est de proposer aux étudiantes et aux étudiants une structure pour organiser leur choix de cours de façon cohérente, selon leurs intérêts. Les cinq concentrations sont : 

  1. Cultures et modes de vie
  2. Espaces et sociétés
  3. Fondements théoriques
  4. Populations et tendances sociales
  5. Travail et organisations

L’inscription à une concentration est facultative. Les étudiantes et les étudiants intéressés par une concentration et qui souhaitent plus d’informations à leur sujet peuvent consulter la page Études de 1er cycle sur le site du Département (onglet Études) ou communiquer avec le directeur des programmes de 1er cycle.

Reconnaissance de l’implication étudiante

Saviez-vous que vous pouvez faire reconnaître votre implication étudiante ? Si vous répondez aux critères d’admissibilité, votre implication pourra être reconnue à la fois par 3 crédits universitaires de formation complémentaire (règle 3 du programme de baccalauréat en sociologie), une lettre d’attestation et une mention au relevé de notes. Les critères d’admissibilité sont les suivants :

  1. Avoir réalisé des activités qui profitent à la communauté;
  2. Avoir accumulé au moins 135 heures d’implication pertinente quant à la valeur formatrice;
  3. Démontrer que les activités ne sont pas directement liées au secteur d’études;
  4. En faire la démonstration par écrit dans un rapport qui doit être signé par la personne-ressource (sur le formulaire d’inscription);
  5. Avoir effectué les activités de manière bénévole (aucune compensation financière).

Les activités doivent correspondre à l’une ou l’autre des trois catégories suivantes : vie associative, organisation d’événements ou gestion de projets. Visitez le site de la Direction des services aux étudiants (www.dse.ulaval.ca) pour en savoir plus sur la reconnaissance de l’implication étudiante.

Nouveau règlement disciplinaire

Une nouvelle version du Règlement disciplinaire à l’intention des étudiantes et des étudiants de l’Université Laval est entrée en vigueur à l’automne 2016. Plusieurs changements ont été apportés, notamment à propos du plagiat et de la capture d’images ou de sons dans les salles de classe. Le nouveau Règlement disciplinaire est disponible sur le site de l’Université Laval (www.ulaval.ca). Dans le menu déroulant « Notre université », choisissez « Documents officiels », puis « Règlements ».

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Chronique des 2e et 3e cycles

Par Richard Marcoux

Ma chronique sera très brève, n’ayant à vous annoncer de neuf que les titres des séminaires prévus à la session d’hiver 2017 :

 

SOC-6101 Séminaire de maîtrise (Madeleine Pastinelli)
SOC-7100* Méthodes qualitatives (Sylvie Lacombe)
SOC-7101* Analyse quantitative de données (Charles Fleury)
SOC-7108 Sujet spécial : liberté, libéralisme et néolibéralisme (Olivier Clain)
SOC-7123 Théories sociologiques générales (Daniel Mercure)
SOC-7143* Résistances dans l'économie mondiale II (1975-auj.) (André C. Drainville)
SOC-7148 Symboles et fonction symbolique (Olivier Clain)
SOC-7152 Sociologie et genre (Élisabeth Mercier)
SOC-7156 L'approche des parcours de vie en sociologie (Charles Fleury)

* Cours multicycle

 L’horaire provisoire est disponible sur le site du département au www.soc.ulaval.ca, onglet « Études ».

J’en profite aussi pour rappeler aux étudiants et étudiantes gradué(e)s que les documents utiles à vos cheminements sont pour la plupart réunis sur ce site, sous l’onglet « Études », dans une section à laquelle vous accédez en cliquant sur « Études de 2e et 3e cycles ». À ceux et celles qui prévoient déposer leur mémoire ou leur thèse d’ici décembre, je rappelle également qu’il faut prendre rendez-vous avec Manon Deschênes, agente de gestion des études à la Faculté des sciences sociales, à : programmes2e3ecyclesSOC@fss.ulaval.ca . Celle-ci peut répondre aux questions relatives aux aspects administratifs de votre cheminement, de l’admission à l’obtention du diplôme, en passant par les demandes de versements du soutien financier à la réussite.

Je vous souhaite un bel automne et une bonne session!

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Paroles de nouveaux étudiants, inspirées par la chanson et la sociologie

Par Dominique Morin

Avec quelles pensées ou quelles intuitions, quels engagements et quelles attentes des étudiants et des étudiantes de diverses provenances choisissent-ils d’entreprendre une formation universitaire de premier cycle en sociologie ? Répondre à cette question avec quelques généralités serait plutôt mal reçu dans ce département. Certains pourraient y voir un travail de promotion d’une certaine conception de la sociologie de préférence à d’autres significativement différentes. On pourrait aussi y soupçonner la naïveté d’un professeur qui attribue aux étudiants et aux étudiantes les idées qu’on leur enseigne en sociologie.

Dès les premiers contacts avec les plans de cours, les professeurs, les chargés de cours et les collègues de classe, les représentations de la discipline des nouveaux inscrits sont en effet appelées à s’enrichir et à se préciser avant de s’affermir. Cela continue d’ailleurs tant que l’on reste attentif à la variété et à la pertinence de ce que font et de ce que pourraient faire des sociologues. Ce cheminement complexe de découverte de la sociologie, d’affirmation, de confrontation, de révision et d’expérimentation est généralement entamé depuis un bon moment avant de faire une demande d’admission dans nos programmes, à travers des cours de niveau collégial ou universitaire, des lectures, des interactions avec des sociologues et ou des discussions avec des proches. Si on s’intéresse aux étudiants et étudiantes qui choisissent et débutent une formation universitaire en sociologie, se demander tout simplement où ils en sont est probablement une meilleure question que celle que nous avons posée au départ.

Pour en avoir un aperçu, j’ai demandé au groupe du cours Formation et développement du Québec contemporain de trouver une chanson québécoise ou en français qui évoque pour eux la sociologie, de m’en imprimer les paroles, et de développer une réflexion personnelle d’une longueur d’une à deux pages m’expliquant leur représentation de la sociologie en lien avec cette chanson. Être contraint à chercher une source d’inspiration dans ce répertoire a pu être éprouvant pour certains, qui auraient préféré s’exprimer autrement sur la question. La lecture des travaux reçus me suggère toutefois que la plupart n’ont pas eu de peine à prendre appui sur des expressions de paroliers pour parler de la sociologie, et souvent d’eux-mêmes par la même occasion. Je ne leur ai pas caché que ce qu’ils allaient écrire risquait fort de ne pas mourir sur mon bureau.

L’idée de cet exercice a été reprise de Richard Marcoux, qui l’avait expérimenté durant quatre années académiques consécutives, dans un autre cours obligatoire pour les nouveaux inscrits du premier cycle lui étant confiés il y a vingt ans. Les travaux lui ayant été remis ont été précieusement conservés sans qu’une analyse de leur contenu soit faite, ni des extraits diffusés. Reprendre l’exercice plus d’une fois dans les années à venir pourra constituer un corpus intéressant pour des comparaisons entre les dernières cohortes du siècle dernier et celles que nous accueillons maintenant. C’était notre intention de départ.

Néanmoins, l’intérêt de ce que j’ai pu lire dans nombre de copies m’a donné l’envie d’en rendre un aperçu sans attendre le jour où nous aurions achevé une analyse. Ce qui paraît ici a valeur d’illustration qualitative, sans prétention d’exhaustivité et de représentativité quantitative. L’intention est surtout de faire connaissance avec ce groupe et ses inspirations. Pour agrémenter ce texte, nous y avons introduit des liens (titres et auteurs en rouge) vers les clips des chansons choisies par les auteurs des réflexions citées.

Inquiets, indignés, critiques et éveillés à des urgences d’agir

Comme on pouvait s’y attendre, plusieurs ont choisi des chansons des Cowboys Fringants, de Samian et d’autres artistes engagés pour exprimer le lien entre leur intérêt pour la sociologie et une volonté de sortir de l’indifférence, de la passivité et du mutisme devant des situations incompréhensibles que l’on devrait considérer inacceptables. La sociologie qu’ils recherchent fait œuvre d’éveil à la critique avec ceux qui analysent et dénoncent l’injuste :

Je ne veux pas devenir de ceux qui se contentent du bonheur et du point de vue préfabriqué par les médias et l’opinion publique. Je veux être de ceux qui garderont un esprit critique et qui continueront à chercher plus loin, à tenter de comprendre les phénomènes sociaux en analysant leurs causes et leurs impacts. Je veux avoir l’impression qu’il est encore possible, aujourd’hui, en tant qu’individu et en tant que groupe d’être des acteurs de changement. Je veux comprendre quels moyens utiliser, apprendre à mieux cerner les problèmes et surtout, je crois que la sociologie permet de mieux comprendre les manières d’agir et de penser de groupes distincts de nous, ce qui permet de faire le tri dans les préjugés et d’avoir une vision d’eux plus objective. (En berne, Les Cowboys Fringants)

Pour moi, les sociétés et les gens en général sont un mystère. Pourquoi fait-on ce qu’on fait ? Pourquoi agit-on d’une façon plutôt que d’une autre ? […] Cette chanson éveille en moi ces questions. Pourquoi les gens de notre société sont si égoïstes ? […] La sociologie éveille ces mêmes questions et plusieurs autres dans mon esprit. (8 secondes, Les Cowboys Fringants)



Samian dénonce l’injustice vécue en lien avec le Plan Nord au nom de tous les autochtones : « je représente mon peuple à travers l’art et je vous annonce que mon peuple en a marre. » Il y a une réaction par rapport au gouvernement et à ce projet désapprouvé par les communautés autochtones. Le chanteur s’exprime à travers l’art, plus précisément grâce à la musique. Je trouve que l’art reflète la société dans laquelle on vit […]. La culture, qui englobe le domaine des arts, est un élément important dans le domaine de la sociologie. (Plan Nord, Samian)

Apercevoir le collectif, le comprendre, y croire et l’appeler à se mouvoir

Louis-Jean Cormier est un autre artiste aux paroles engagées que nous n’étions pas surpris de voir apparaître dans plusieurs travaux. Ceux qui s’y réfèrent insistent sur l’importance du collectif, comme part déterminante des phénomènes sociaux vécus par les individus, mais aussi en parlant du « sens du collectif » qu’il faudrait cultiver et de la puissance de collectifs qui peuvent se mobiliser pour améliorer nos sorts. Des échos du printemps de 2012 sont explicites dans un texte et suggérés dans un autre :


À travers cette chanson, il tente de susciter en nous l’idée qu’en collectivité, on peut arriver à faire changer les choses et à créer un monde meilleur, comme quand il chante : « Et si tout le monde en même temps, bâillonnait la guerre en s’frenchant sous les ponts couverts » ou « Et si tout le monde en même temps, se serrait la main, il ferait beau demain matin. » […] C’est ce que je trouve intéressant en sociologie. En général, on met beaucoup d’emphase sur l’aspect individuel, par exemple quand on pense qu’une personne est pauvre parce qu’elle ne fait pas assez d’efforts ou bien quand une personne souffre de dépression, on peut être porté à croire que c’est en grande partie de sa faute. Par contre, il ne faut pas oublier que la société à laquelle nous appartenons contribue aussi à nous définir.
[d’un autre étudiant venant d’exposer une idée semblable] Je crois que la mission de la sociologie ne s’arrête pas là. Une fois la voie un peu plus éclairée, on peut tenter d’améliorer les conditions des gens. L’action collective, les mouvements sociaux, sont donc le noyau de mes intérêts et de la vision que j’ai de ma discipline. La beauté du mouvement de 2012, c’est que beaucoup semblent avoir pris conscience de la portée que peuvent avoir des actions collectives.(Tout le monde en même temps, Louis-Jean Cormier)

Pour moi, la sociologie est une discipline qui va m’aider à m’ouvrir les yeux sur certains sujets et poser les bonnes questions par rapport à ceux-ci pour les comprendre le plus possible. […] La sociologie va aussi me permettre d’avoir des opinions plus fondées sur différents mouvements sociétaux et de comprendre le pourquoi des choses.(La fanfare, Louis-Jean Cormier)

Curiosités et misères du conformisme dans le monde humain de la quête du bonheur et de la reconnaissance

Avec des chansons de Jean Leloup, la sociologie est présentée comme une discipline qui s’étonne et qui s’émeut des expériences d’une vie en société entraînant les individus dans le conformisme. Curieuse devant ce qui irait de soi pour tout le monde qui y croit, elle est aussi attentive aux souffrances et aux tourments de ceux et celles qui se butent contre des obstacles insurmontables dans une quête du bonheur exigeant la reconnaissance des autres. En sociologie, on peut vouloir changer le monde de ceux qui se font du mal ou rester dans le doute et la fascination de l’interprète d’un monde vécu plutôt étrange :

De cette incapacité à être appréciée, la femme jette son mépris sur la vie en elle-même, projetant l’image qu’elle a d’elle-même sur cette dernière : « Laide, laide, Comme la vie est laide, Car je ne suis pas belle, belle, Je suis une poubelle. » Elle tente cependant de se convaincre qu’elle finira, grâce à ses efforts, à devenir belle (d’après le standard de beauté idéal) et à gagner l’attention et le cœur de son patron […]. […] Mon intention en présentant ce cas est de donner un exemple de ce que la mission de la sociologie est au-delà de la recherche scientifique du fait social. C’est, par une démarche scientifique, d’exposer un problème d’ordre social, de critiquer sa source et de proposer une alternative viable aux usages déficients dans la société. (La vie est laide, Jean Leloup)

Mon intérêt pour la sociologie est né d’un désir de comprendre l’Homme non pas en tant qu’individu, mais bien dans son interaction avec le monde. La société dans son évolution et dans son influence me fascine sur plusieurs points, d’où la sélection de l’œuvre de Jean Leloup. Ce qui m’interpelle aussi, c’est l’interprétation que l’on (humain) fait des choses ; ce que je comprends de cette chanson ne sera peut-être pas ce que vous comprendrez.(Le dôme, Jean Leloup)



Décrire et analyser la condition humaine, son inscription dans des rapports sociaux et son évolution complexe

D’autres travaux se référant à des artistes variés expriment un intérêt pour les êtres humains en relations, en situation, en évolution, qui ne seraient pas les mêmes en d’autres circonstances. Dégénération de Mes Aïeux montre des évolutions sociales vécues que la sociologie peut aider à comprendre, et Le premier de Manu Militari est apprécié dans le rapprochement de ses observations avec une description sociologique des réalités du quotidien d’un milieu pauvre que l’on doit embrasser dans toutes ses dimensions pour en rendre compte :

L’auteur croit que sans quelqu’un d’autre il n’est plus « formidable ». […] il généralise l’opinion des femmes envers les hommes comme lui, un concept […] du monde de la sociologie. Il affirme même à la fin de la chanson que tout le monde le regarde comme s’il était un singe. […] La vidéo en tant que telle est une expérience sociale : le chanteur flâne dans les rues de Bruxelles en feignant d’être soûl  tout en criant sa chanson. Les regards et les réactions qu’il attirait m’ont fait réaliser que ce pourrait être un bon sujet pour ce travail. (Formidable, Stromae)

Le monsieur s’occupe du p’tit bonheur et cela lui permet d’oublier ses douleurs et ses peines. À ce moment précis le monsieur est en plein épanouissement. Le monsieur se trouve dans une situation qui lui permet d’espérer mieux pour son futur. […] le p’tit bonheur n’a plus besoin du monsieur et de quitter la demeure. Cette tromperie fait alors réagir le monsieur à un point tel qu’il affirme qu’il ne lui reste que la vie. (Le p’tit bonheur, Félix Leclerc)


À travers cette chanson, ma vision de la sociologie s’explique, car je crois que pour réussir à comprendre comment les individus pensent et agissent, il faut aussi comprendre comment les normes et les stéréotypes de notre société agissent sur celle-ci. Comme les individus sont sous la pression sociale de suivre les conventions, nous ne pouvons les étudier sans étudier les normes qui nous régissent. […] Ma vision de la sociologie s’est développée […] à force d’être confronté aux inégalités, aux stéréotypes et aux normes sociales sans pouvoir les comprendre. […] Nous ne sommes pas aussi libres que la société tente de nous le faire croire. (La sortie, Samuele)

Et si la terre est sombre, et si la pluie te noie, raconte-moi, qu’on puisse trembler ensemble. Et si le jour ne vient pas dans la nuit des perdus, raconte-moi qu’on puisse crier tout bas.

Je termine ce texte en avouant ma surprise d’avoir trouvé Crier tout bas de Cœur de Pirate dans cet exercice… avec un argument qui a su me convaincre que le refrain, fait sous-titre ci-haut, peut parler d’une expérience de la sociologie. Je vous laisse en discuter ensemble, tout haut.

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Daniel Mercure reçu à la Société royale du Canada

 

Fondée en 1883, la Société royale du Canada (SRC) a pour objectif de « promouvoir l’acquisition du savoir et les réalisations intellectuelles de qualité exceptionnelle [en reconnaissant] les contributions remarquables dans le domaine des arts, des lettres, des sciences et de la vie publique au Canada ». Établie selon le modèle de la Royal Society of London et enrichie d’éléments inspirés de l’Institut de France, la SRC est aujourd’hui divisée en Académies qui reconnaissent l’apport important de chercheurs et de représentants dans les domaines des arts, des lettres, des sciences humaines, des sciences sociales et des sciences (dont les sciences naturelles, le génie, les mathématiques et la physique). L’élection en tant que membre de cette société constitue une reconnaissance des pairs qui soumettent une candidature qu’ils considèrent remarquable pour l’avancement des connaissances au Canada.

À la suite de quelques autres professeurs du département (Jean-Charles Falardeau, Fernand Dumont, Simon Langlois et Jean-Jacques Simard), Daniel Mercure vient d’être élu membre de cette prestigieuse société, au sein de l’Académie des sciences sociales (section francophone). Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale et culturelle option sociologie de l’Université Paris-Descartes-Sorbonne, Daniel Mercure est reconnu internationalement pour ses travaux précurseurs sur les temporalités sociales, ainsi que sur l’ethos du travail et les rapports contemporains au monde du travail. Il est l’auteur ou le coauteur d’une douzaine d’ouvrages et a à son actif 120 conférences prononcées dans plus de 20 pays différents. Fondateur et directeur de la collection Sociologie contemporaines aux Presses de l’Université Laval, il est aussi président du comité de recherche Sociologie du travail, membre associé du Laboratoire Sens et Compréhension du Monde Contemporain (LASCO), à l’Université Paris-Descartes, ainsi que membre de différents comités de rédaction de revues savantes : Sociologie du travail, Nouvelle revue sur le travail, Recherches sociographiques. Il est l’un des gouverneurs du Centre d’étude et de coopération internationale du Canada. Il a été membre du Comité scientifique de l’Association internationale d’études québécoises et de l’Association canadienne des sociologues et anthropologues. Daniel Mercure a également été reçu chevalier de l’Ordre de la Pléiade en 2001 par l’Assemblée parlementaire de la francophonie.

En plus de contribuer à reconnaitre les réalisations intellectuelles exceptionnelles de leurs pairs et à promouvoir le savoir et la connaissance, les membres élus offrent leur expertise au service de la SRC afin de conseiller et de sensibiliser divers publics, que ce soit le gouvernement canadien, les entreprises, des organisations non gouvernementales, les médias ou le public en général, aux principaux enjeux contemporain, au pays comme à l’étranger. Les membres sont invités à participer à des débats, des discussions, des groupes d’experts, à des publications, à divers projets ou encore à la gouvernance de la SRC.

Pour Daniel Mercure, cet honneur va bien au-delà de la reconnaissance par les pairs : « Je considère que la participation aux activités de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada est une excellente voie en vue de contribuer au rayonnement des sciences sociales, en particulier de la sociologie, au Canada et au Québec. Je pense que, comme sociologue, nous avons tout intérêt à mettre en relief dans l’espace public la qualité et l’importance des travaux des collègues, lesquels offrent souvent une analyse globale et critique des changements que nous vivons, perspective qui, malheureusement, fait souvent défaut dans l’esprit de ceux qui s’emploient à façonner notre avenir. »

Nous le félicitons pour cet honneur qui contribue au rayonnement de la sociologie et du Département.

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Plan de développement stratégique de la Faculté : consultations à venir

Élaboration du plan de développement stratégique
Faculté des sciences sociales

Vous trouverez, sous ma signature, la présentation par la direction de la Faculté des sciences sociales d’une démarche de consultation en vue de la définition d’un plan de développement stratégique. Ce plan énoncera des orientations tant pour le développement des études que pour la recherche et l’évolution de la Faculté dans les années à venir. Tous les membres du département sont appelés à participer à cette consultation, qu’ils soient employés ou étudiants… sauf le directeur, qui participe déjà aux réunions du comité exécutif facultaire.

Par contre, la démarche prévoit deux vagues : une première avec un nombre limité de « représentants », et une seconde qui devrait être plus ouverte à tous ceux qui voudront commenter une première esquisse du plan. Les représentants ne seront pas des élus, mais des personnes approchées pour composer des groupes de discussion avec d’autres des différents départements et écoles. La désignation des professeurs et des chargés de cours est confiée aux directeurs, celles des étudiants et des étudiantes aux associations, et celle des professionnels et des employés administratifs sera assumée par la direction de la Faculté. Dans tous les cas, il serait souhaitable d’être représentés par des personnes informées des enjeux importants pour le groupe et des préoccupations des uns et des autres, liées aux différents programmes, aux centres de recherche, aux revues, aux associations, etc. Les questions annoncées plus bas vont de la définition identitaire aux choix prioritaires et modalités d’organisation de chantiers.

Déjà, vous pouvez prendre connaissance de la présentation de la démarche et de propositions annexées (très générales et abstraites) qui seront discutées par les groupes de représentants. Leurs rencontres doivent se tenir avant la semaine de lecture, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour organiser une rencontre de discussion départementale auparavant. Il me semble par ailleurs préférable d’attendre de recevoir une première version du plan et des échos des représentants à la suite des groupes de discussion avant d’appeler une réunion générale au besoin.

Merci de l’attention et du temps que vous accorderez à cette consultation.

Dominique Morin, directeur du Département de sociologie

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Présentation de la démarche de consultation
L’action sociale à l’origine de la Faculté des sciences sociales

La Faculté est née de la volonté d’une personne, le père Georges-Henri Lévesque, de contribuer au développement de l’action sociale au Québec, et donc au bien-être des citoyens. Rapidement, les efforts déployés par le père Lévesque trouvent preneur auprès des étudiants qui fréquentent la toute nouvelle École des sciences sociales et qui sont animés par le désir de mieux connaître la société et aider leurs contemporains à améliorer leur sort. C’est dans ce contexte que sont créés la Chaire de coopération (1938) et le Conseil supérieur de coopération (1939).

En plus de mettre le concept de l’action sociale de l’avant, le père Lévesque contribuera à faire tomber les idées préconçues et promouvoir l’inclusion. Son engagement est fondé sur les principes de non-confessionnalité et d’égalité ainsi que sur l’action non partisane. Au fil des années, il devra faire face à la résistance de plusieurs, incluant le clergé, la famille impériale d’Autriche et le gouvernement de Maurice Duplessis. Le père Lévesque fera la promotion d’une société plus juste et plus démocratique.

Un rôle de premier plan pour la Faculté des sciences sociales

En plus du père Lévesque, plusieurs membres du corps professoral se démarqueront tout au long de l’histoire de la Faculté des sciences sociales. Nous n’avons qu’à penser à Maurice Lamontagne, Jean-Charles Falardeau, Yves Martin, Fernand Dumont, Gérard Bergeron, Léon Dion, Gérard Dion et Adélard Tremblay. Ceux-ci se feront connaître par leurs travaux scientifiques, bien sûr, mais aussi par leurs interventions sur les tribunes publiques. En outre, de nombreux individus formés à la Faculté des sciences sociales contribueront à façonner l’histoire du Québec moderne. C’est le cas de Jean Lesage, Daniel Johnson (père), Jean-Jacques Bertrand, Robert Bourassa et René Lévesque. Tous ces individus contribueront ainsi à influencer le Québec d’aujourd’hui. En bref, tout au long de son histoire, la Faculté a fait figure de proue en matière d’engagement public. 

Il est grand temps d’actualiser notre identité collective

L’objectif premier du plan de développement stratégique est d’identifier les grandes orientations qui guideront les actions de la Faculté au cours des cinq prochaines années. Pour ce faire, nous proposons de réaliser une consultation auprès des membres de la communauté facultaire. Nous engagerons ainsi une réflexion sur la vision future de la FSS et des valeurs, principes et orientations qui l’animeront. Ensemble, nous choisirons la direction que nous souhaitons prendre par la construction d’un plan d’action.

L’idée n’est pas seulement de dresser la liste des priorités et des moyens d’actions, mais aussi de dresser le portrait de notre identité collective. C’est cette dernière qui donnera une couleur unique à notre plan de développement stratégique. À l’instar du concept de développement durable à l’échelle universitaire, de celui de l’innovation au plan de la recherche ou du principe de la santé durable à la Faculté de médecine, un second objectif de la consultation est d’identifier ce qui nous rassemble et contribue à notre spécificité au sein de la Faculté. Alors que le principe de l’action sociale et celui de la coopération ont coloré la personnalité de la Faculté au moment de sa création, il importe d’identifier le concept intégrateur dans lequel nous nous reconnaissons tous aujourd’hui, le concept qui nous unit et nous propulsera vers l’avenir.

Cinq questionnements pour guider notre réflexion

  1. Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui nous distingue des autres facultés ? Quels sont les éléments de convergence au sein de la FSS ?
  2. Où sommes-nous ? Quels sont les enjeux auxquels nous sommes confrontés ?
  3. Où voulons-nous être ? Quels sont nos chantiers prioritaires ?
  4. Comment s’y rendre ? Quels sont les moyens d’action à retenir ?
  5. Qui fait quoi ?

Une consultation inclusive, mais basée sur la mixité

La consultation proposée se fera sur la base de groupes de discussions composés de membres de la communauté provenant de divers horizons et appartenant aux différents corps d’emploi. La mixité de la composition de ces groupes de discussion est primordiale afin de mettre l’accent sur les éléments qui nous rassemblent.

La consultation s’effectuera en deux temps. La première vague de consultation aura pour objectif d’identifier la mission, la vision et les valeurs de la Faculté. Pendant cette étape, qui se déroulera en septembre et octobre 2016, nous prévoyons animer cinq groupes de discussion qui refléteront les différentes réalités de la Faculté :

Groupe 1 :      les professeurs
Groupe 2 :     les directeurs de centre de recherche et les professionnels de recherche
Groupe 3 :      les étudiants
Groupe 4 :      les professionnels et employés administratifs
Groupe 5 :      les chargés d’enseignement et chargés de cours

Chacun de ces groupes sera composé d’une dizaine de membres de la communauté facultaire. Ils seront animés par monsieur Roch Laflamme, professeur retraité du Département de relations industrielles. Chaque groupe de discussion se réunira une seule fois pour une période d’environ 2 heures.

Au terme de cette première vague de consultation, nous serons en mesure de produire une première ébauche du plan de développement stratégique. Dans un deuxième temps, nous procéderons à des consultations ciblées afin de valider les objectifs et moyens d’action qui auront été identifiés dans la première ébauche du plan de développement stratégique. Les groupes de discussion de cette deuxième vague nous permettront aussi d’évaluer la faisabilité des moyens d’action proposés.

Les départements et écoles auront un rôle central à jouer dans le processus

Tout au long du processus, nous comptons sur la participation des départements et écoles. Ceux-ci devront participer activement à la réflexion et mandater des représentants pour assurer la représentation de leur préoccupation dans les différents groupes de discussion.

Échéancier proposé

Semaine du 20 octobre 2016 : première vague de consultation
Début novembre 2016 : rédaction du plan de développement stratégique
Fin-novembre/début décembre 2016 : deuxième vague de consultation
Janvier/février 2017 : publication du plan de développement stratégique 

Mission

La Faculté des sciences sociales forme de futurs acteurs de changement d’ici et d’ailleurs. Elle contribue, par la recherche, l’analyse et l’intervention, à une meilleure compréhension et au mieux-être des personnes, des collectivités et du monde.

Vision

Dans la tradition de son engagement public, la Faculté des sciences sociales se veut une référence incontournable en matière d’innovation et de justice sociales.

Valeurs

Milieu d’échange et de dialogue stimulant, la Faculté des sciences sociales valorise la rigueur intellectuelle, la pensée critique et constructive, l’ouverture et l’engagement.

Valeurs : collégialité, rigueur intellectuelle, pensée critique et constructive, ouverture (inclusion, diversité, dialogue), engagement

 

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L'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone dans la revue International Innovation

 

Sous la direction de Richard Marcoux, l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) a pour mission depuis sa création en 2009 de « contribuer à assurer la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine démographique des États de la Francophonie » et « d’appuyer l’ensemble des initiatives permettant de circonscrire les dynamiques linguistiques et de mieux situer la place qu’occupe la langue française au sein de populations de la Francophonie et d’ailleurs ». L’organisme participe activement au suivi de l’état du français dans le monde, notamment en fournissant des données essentielles à l’Observatoire de la langue française de l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’importante revue britannique International Innovation s’est intéressée aux travaux de l’ODSEF, dans deux articles de son premier numéro de l’année 2016 (No 196). Intitulé Loud and Clear. The voice of science in decision making, ce numéro est consacré aux enjeux scientifiques au Canada à la suite du changement de gouvernement à Ottawa et fait le point sur les travaux originaux de quelques chercheurs.

Le premier des articles sur l’ODSEF, « Safeguarding the heritage of the Francophone population », est une entrevue avec Richard Marcoux expliquant la mission et les travaux de l’Observatoire, et l’importance de préserver l’héritage démographique des populations francophones. Le second, « A race against time to preserve demographic heritage », entre dans les détails des activités de l’ODSEF, telles que la sauvegarde d’archives, ainsi que la production et la protection de données démographiques.

Plusieurs des travaux de l’ODSEF sont disponibles sur le site de l’observatoire, notamment un portrait quantitatif, qualitatif et cartographique de la francophonie des Amériques publié cette année.

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Parutions récentes

Recherches sociographiques, LVII, 1, 2016
Manifestations contemporaines de la vie familiale

Sous la direction de Dominique Morin et Frédéric Deschenaux

Après un temps de crise opposant les traditions, les normes et les modèles familiaux hérités aux appels à l’émancipation et aux recompositions entre des individus membres d’une diversité de familles, la sociologie peut-elle encore renouveler la question générale de la situation et de l’évolution de la vie familiale ? 

Ce numéro de Recherches sociographiques réunit cinq articles :

Andrée Fortin y analyse les récits familiaux et de filiation dans un corpus de près de 150 films de fiction québécois produits entre 1966 et 2013. De la relation ardue père-fils marquée par le conflit au silence des mères, en passant par les forts liens fraternels et la monoparentalité, le cinéma dessine un équilibre précaire des familles québécoises, ouvert à la recomposition des identités, normes et valeurs.

Charles Fleury et Mathieu Lizotte se sont penchés sur l’accession à la propriété des jeunes ménages dans la dernière décennie. Si l’augmentation du coût de l’immobilier n’a pas freiné cet accès, l’endettement, lui, est plus important. L’article montre aussi que plusieurs jeunes ménages propriétaires ont bénéficié d’un soutien de la part de leur parent, financier ou dans une cohabitation prolongée avant le départ du foyer familial.

Diane-Gabrielle Tremblay et Marco Alberio ont consacré leur article à la conciliation travail-études chez les jeunes cégépiens et universitaires en étudiant comment la famille influence la décision de travailler durant les études ou de se consacrer entièrement à ces dernières. Ils se sont également intéressés aux rapports que ces jeunes entretiennent avec l’emploi et aux conditions dans lesquelles ils s’y adonnent.

Sylvie Fortier et Frédéric Deschenaux ont pris la maternité comme thème d’un article issu de l’analyse de trente-neuf entrevues semi-dirigées faites auprès de mères. Au centre d’une étude plus large portant sur la formation, l’établissement et les aspirations des familles avec des enfants d’âge préscolaire, ces entretiens révèlent trois types de parcours d’engagement vers la maternité, des parcours fortement influencés par divers ethos du travail que révèlent leurs discours.

Puisque la grande majorité des parents québécois sont sur le marché du travail, ils doivent partager l’éducation de leurs enfants avec d’autres adultes : parfois des proches, mais plus souvent ceux qui s’en occupent dans les centres de la petite enfance (CPE), en garderie privée ou en milieu dit « familial ». L’article de Mélanie Bédard examine la signification que revêt pour des parents le recours régulier aux services de garde et les conditions qu’ils souhaitent voir respecter dans ce partage.

Dans cette même édition de Recherches sociographiques, on trouvera deux autres articles, l’un de Christian Boudreau et Daniel J. Caron portant sur la participation citoyenne en ligne au Québec et l’autre, de Pascale Dufour, traitant des forums sociaux locaux comme outils d’action politique pour les personnes en situation marginale. Enfin, Marie-Pierre Bourdages-Sylvain signe un texte critique sur la nécessité d’adapter les appareils juridiques et théoriques afin qu’ils rendent mieux compte des nouvelles réalités de l’espace productif.

La collection Sociologie contemporaine s’enrichit de quelques titres

Fondée et dirigée par Daniel Mercure, la collection Sociologie contemporaine aux Presses de l’Université Laval rassemble des ouvrages de nature empirique ou théorique destinés à approfondir nos connaissances des sociétés humaines et à faire avancer la discipline. Ouverte aux diverses perspectives d’analyse, Sociologie contemporaine s’intéresse plus particulièrement à l’étude des faits de société émergents. Plus de 65 ouvrages ont été publiés à ce jour. Quelques titres se sont ajoutés récemment :

TONDREAU, Jacques (2016). L’école en milieu défavorisé. Perspective internationale, Québec : Presses de l’Université Laval, 256 pages.

RUDOLF, Florence (dir.) (2016). Les villes à la croisée des stratégies globales et locales des enjeux climatiques,  Québec : Presses de l’Université Laval, 374 pages.

TURNER, Brian et Alex Dumas (2016). L’antivieillissement. Vieillir à l’ère des nouvelles technologies, Québec : Presses de l’Université Laval, 250 pages.

KIROUAC, Laurie (2015). L’individu face au travail-sans-fin. Sociologie de l’épuisement professionnel, Québec : Presses de l’Université Laval, 250 pages.

CÔTÉ, Jean-François Côté et Anouk Bélanger (dir.) (2015). Raymond Williams et les sciences de la culture, Québec : Presses de l’Université Laval, 260 pages.

La sociologie des arts martiaux d’Olivier Bernard fait du chemin !

Après avoir soutenu sa thèse au Département de sociologie en août 2015, Olivier Bernard continue de développer son expertise sur la sociologie des arts martiaux. Durant sa rédaction de thèse, il a dirigé un premier ouvrage collectif sur cette thématique avec des collègues québécois : « L’arrière-scène du monde des arts martiaux » (2014) aux éditions des PUL. La concrétisation de ce projet de publication a été, en grande partie, rendu possible grâce à l’expérience acquise auprès de l’équipe de la revue étudiante Aspects Sociologiques. Faire partie de cette équipe lui a permis d’apprendre les bases professionnelles du métier : savoir critiquer des textes de manière constructive, solliciter des experts et des professeurs pour assurer un comité de lecture professoral, réaliser une édition, être fédérateur et savoir mobiliser les talents de son entourage, agrandir l’étendue de son réseau professionnel, etc. Le 2e volume de sa collection vient de paraitre aux PUL :

BERNARD, Olivier (dir.) (2016). Les arts martiaux : la puissance d’un imaginaire, Québec : Presses de l’Université Laval, 276 pages.

Olivier Bernard prépare d’autres ouvrages collectifs avec un réseau de collaborateur comprenant des chercheurs du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, du Japon, de l’Inde, de la Corée du Sud, du Sénégal, etc. Ceux-ci paraîtront dans une nouvelle collection aux PUL dont il est le directeur: « L’univers social des arts martiaux ». Il vient aussi de publier dans un numéro spécial de la revue Cultures et Société : « La pensée magique : les parents désespérés et les écoles d’arts martiaux du Québec », No 38, p. 43-48.

Le 2e numéro de Photo | Société maintenant disponible!

Pierre Fraser, diplômé du département en 2015, poursuit ses travaux de sociologie visuelle que l’on peut visionner sur Youtube (chaine Sociovision). Sa dernière production, Précarité : du salariat au précariat, donne la parole à des intervenants du monde syndical, mais aussi à une étudiante à la maitrise, Lydia Arsenault, et à une diplômée du département, Isabelle Couture, sociologue du travail. Interviennent également dans ce documentaire : Madeleine Gauthier et Mircea Vultur, sociologues à l’INRS.

En parallèle à la production de documents de sociologie visuelle, il produit une revue, Photo | Société, qui en est à son deuxième numéro. Il est maintenant disponible en format en ligne, pour télécharger ou papier.

Appel à contribution : Par ailleurs, les prochains thèmes de la revue sont arrêtés et les appels à contribution sont lancés. Pour plus d’information, consultez le site Internet photo-societe.com.

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Portrait d'étudiant et soutenance de thèse : Régis Coursin

Régis Coursin soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie le mardi 11 octobre à 12 h 30 dans la salle 3244 du pavillon Charles-De-Koninck.

Intitulé République Atlantique – Double conscience, liminalité et modernité/colonialité à la fin du XVIIIe siècle (1754-1788), son ouvrage s’intéresse au parcours singulier de Jacques-Pierre Brissot de Warville. Nous présentons plus bas le résumé de cette thèse. Pour présenter son auteur aux lecteurs du Bulletin qui ne le connaîtraient pas, voici d’abord quelques lignes qu’il nous a transmis à leur intention :

Se présenter n'est pas chose aisée. Cet exercice peut facilement devenir un ballet de masques : aussitôt tombé, un autre vient le remplacer. D'autant que je me méfie des titres comme des catégories.

Je ne me considère pas particulièrement comme sociologue. Je revêts cette étiquette comme un uniforme, ou plutôt peut-être comme un costume de cérémonie : je la porte dans les grandes occasions sans vraiment être à l'aise, m'y sentant trop à l'étroit. L'étude des rapports sociaux nous oblige à mobiliser la psychologie, la philosophie, l'économie, l'histoire, l'anthropologie, la politique, et j'en passe ; c'est dans ce sens que je suis de l'école des sciences humaines, ce qu'au temps d'Érasme on appelait les « arts libéraux ».

Parler de la société, tenir un langage cohérent et un tantinet sérieux sur elle, exige selon moi une analyse globale. Globale dans la transdisciplinarité, afin de rendre compte de l'épaisseur et de la multidimensionnalité de la société et des êtres qui l'habitent, mais aussi, par extension, globale au niveau spatial, puisque le premier constat nous oblige également à retrouver l'ensemble des lieux que ces êtres pratiquent et/ou imaginent. En d'autres termes : opter pour l'objectivité sincère et lucide, toute consciente de ses limites, loin de toute fiction d'objectivité (dans le sens fort de fictio : ce qui fabrique, se substitue et représente la réalité).

Cette perspective impose une posture : l'humilité. La tâche est loin d'être facile dans un champ qui alimente l'ego sciendi, l'orgueil du penseur qui sait. Elle est la source du questionnement profond sur la réalité sociale, et de son Graal, le dévoilement. Ce n'est pas caché derrière l'amour-propre du scientifique qu'il nous est possible de découvrir les zones d'ombre de la société. Déceler les profondeurs du réel, aller au-delà du manifeste et de l'évident, de ce qui va de soi et s'impose de lui-même passe d'abord par celui qui cherche. Un anonyme disait : « Celui qui ne travaille pas sur soi ne travaille pas ». Toute la différence se situe là, celle qui distingue le savoir de la connaissance, le fait de l'action de connaître : l'un est fixe, étale je dirais même, alors que l'autre est constamment en essor, chemine à tâtons, et qui plus est, reconnaît le rapport inéluctable du sujet à son objet, du connaissant avec le connu.

Œuvrer pour une science humaine…

Résumé de la thèse de Régis Coursin

1767. Chartres. Jacques-Pierre Brissot de Warville a treize ans, et il vient d'avoir une révélation. Un de ses camarades de classe avec du talent et des idées lui avait fait rencontrer la modernité. Elle s'appelait Corneille, Racine, Voltaire, Diderot, et surtout Rousseau. La Profession de foi du Vicaire Savoyard lui avait ouvert les yeux sur les préjugés et sur la nature humaine. Brissot était devenu en soi et pour soi un sujet moderne.

1777. Paris. Brissot a abandonné sa carrière d'avocat pour celle d'homme de lettres. Il s'était tourné vers Voltaire et d'Alembert afin d'y trouver un appui, mais en vain. Malgré tous ses écrits et ses efforts, il ne parvenait pas à percer dans la République des lettres qui lui promettait pourtant la liberté, l'égalité, la solidarité, l'indépendance, la vérité et la raison. Dans l'indifférence des plus grands, il vivait sur le seuil, ni entièrement inclus, ni totalement exclu. Le jeune philosophe s'était brûlé les ailes à l'appel des Lumières, et était tombé dans le monde de la bohème littéraire. Pour Brissot, les portes du Parnasse étaient restées fermées. Et pour cause. La République des lettres avait été incorporée dans la société française d'Ancien Régime, et reproduisait en son sein la distinction et le privilège. L'identité de Brissot était aussi fracturée, lacunaire et irrésolue que sa modernité. La République des lettres l'avait intégré en principe, mais exclu en acte, et l'image d'aventurier littéraire qui lui était renvoyée ne correspondait pas à celle du philosophe qu'il se faisait de lui-même. En plus d'avoir été séduit par la fable de la modernité, il en portait la marque, celle de la « double conscience ». Brissot était un sujet excepté, liminal, méplacé socialement et psychiquement. Brissot était étranger à lui-même et à sa propre société.

1784. Brissot sort de la Bastille, et doit faire le deuil de sa carrière de philosophe. Mais le sens de la modernité pour lui n'était pas mort. Il poursuivait sa quête d'identité à travers d'autres milieux. Ceux-ci furent pour lui des milieux du passage, des milieux dans lesquels retrouver du lien et du lieu, résoudre sa double conscience, entreprendre sa « régénération », des milieux dans lesquels la République et lui-même comme sujet moderne ne furent pas un mensonge, mais réellement existants. Sa République se réalisait à travers la franc-maçonnerie, le commerce et l'abolitionnisme. En pratique, son espace était l'Atlantique et la société française d'Ancien Régime, son temps celui du surgissement et du kairos. En principe, c'étaient l'univers et le Progrès.

L'histoire de Brissot est celle d'une déprise vis-à-vis de la colonialité monarchique, une tentative de subvertir le méplacement par le déplacement psychosocial et spatial, de poursuivre depuis les marges de la société d'ordres sa quête d'ascension sociale, de fortune et de gloire, d'identité, de bonheur. Mais son salut passait par d'autres altérités. Il y avait le genre humain, les Occidentaux et les autres. Il y avait des semblables, des égaux et des malheureux. Il y avait une autre modernité, et à son revers, une autre colonialité.

Dans ce travail, Brissot aura entre autres pour compagnons de route William Edward Burghardt Du Bois, Georg Herbert Mead, Giorgio Agamben, Norbert Elias, Paul Gilroy, Robert Darnton, Walter Mignolo, et pour le fin mot de l'histoire, Walter Benjamin.

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Dans les médias

Dans cette rubrique, nous vous présentons les interventions de nos professeurs et de nos étudiants parues dans les médias depuis le dernier Bulletin. 

 

 

Aly Ndiaye, alias Webster, le rappeur intello

Martin Bonneau, étudiant à la maitrise, a été interviewé dans cet article du magazine Contact qui peint le portrait du rappeur. Suivez le magazine sur Twitter: @Contact_UL.

Un Atlas historique du Québec, pour mieux nous comprendre

Dans le cadre de l’émission Quoi de neuf chercheurs ? du Canal Savoir (présenté à 20 h le lundi), Marie-Ève Harton, doctorante au département, présente ses intérêts de recherche et le sujet de sa thèse portant sur la fécondité canadienne-française au tournant du 20e siècle.

La famille québécoise au cinéma

Andrée Fortin, professeur émérite et retraitée du département, partage ses trouvailles sur la famille québécoise et ses représentations au cinéma avec le Fil, journal de la communauté universitaire.

L’âgisme ordinaire. Ode aux lunettes et aux vieux tracteurs 

Josée Blanchette, dans Le Devoir, revient sur le cas de la publicité de Greiche et Scaff qui met en vedette Winston McQuade et qui a reçu des plaintes à propos de l’âge du comédien. La journaliste réfère au blogue de Simon Langlois, professeur retraité du département, sur la « société liquide » (voir plus bas).

La société est devenue liquide

Simon Langlois, dans son blogue sur le site du magazine Contact, explique comment le sociologue polonais Zygmunt Bauman, en exprimant cette idée, « a mis le doigt sur une réalité typique de notre temps ».

L’empire Bayer-Monsanto : pas rassurant du tout!

Simon-Pierre Savard-Tremblay, doctorant au département, s’est penché sur la vente de Monsanto à Bayer dans son blogue au Journal de Montréal.

Le Squat Basse-Ville ouvert 24 heures, 7 jours sur 7

David Gaudreault, étudiant à la maîtrise au département, s’implique comme président du conseil d’administration de cet organisme qui vient en aide aux adolescents en fugue ou en situation d’itinérance.

Le cercle des vrais lecteurs : Simon-Pierre Savard-Tremblay et les lectures d’un jeune intellectuel

Entretien de Mathieu Bock-Côté avec Simon-Pierre Savard-Tremblay, doctorant au département, dans le Journal de Montréal.

Sociologie de Pokémon Go

Valérie Harvey, doctorante au département, revient dans son blogue sur le site de Ricochet sur le phénomène social et médiatique du jeu Pokémon Go

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Conférences et évènements

Jan Marsalek offre une conférence et une intervention dans un cours sur des questions d’épistémologie 

Enseignant à l’Université Charles de Prague de 2011 à 2016, Jan Marsalek est docteur en philosophie et en sociologie depuis 2015 et chercheur en philosophie des sciences sociales à l’Institut de philosophie de l’Académie tchèque des sciences.

Le Département de sociologie profitera de son passage à Québec deux fois plutôt qu’une, en l’invitant à offrir une conférence et une intervention dans un cours ouvert à tous pour l’occasion :

L'analyse et son déclassement épistémologique : Hobbes, Rousseau, Durkheim (conférence au Département de sociologie; mercredi 26 octobre, 15 h 30, local DKN‑3470)

À l’heure où les « inventions », les « constructions » les « généalogies » des objets, ou encore des classifications, des pratiques ainsi que des problèmes scientifiques figurent au cœur de nombreux travaux en histoire et philosophie des sciences, je souhaite attirer l’attention sur un phénomène moins abordé, pour ne pas dire négligé, celui du processus de la « disparition » des « objets scientifiques ». Dans cette conférence, je vais me concentrer plus particulièrement sur le phénomène de la « dégradation » de la méthode analytique tel que j’ai pu l’identifier en relisant, à partir d’un point de vue épistémologique, les travaux de Hobbes, Rousseau et Durkheim. Ma démarche ne sera pas strictement celle d’une enquête historique ; l’objectif sera de montrer la variation du statut épistémologique de l’analyse (son « déclassement ») et de fonder ainsi le concept d’« événement épistémologique » dont je voudrais évaluer l’efficacité pour l’étude philosophique des sciences sociales.

Kuhn et la dégradation des objets scientifiques (intervention prévue dans le cadre du séminaire du professeur Olivier Clain : Introduction à l’épistémologie et la sociologie des sciences; jeudi 27 octobre, de 8 h 30 à 11 h 20, local 1237 du pavillon J.-A. De Sève)

Il existe une préférence tacite de la philosophie historique des sciences à étudier la science en train de se construire, comme si seule la croissance demandait des efforts, contrairement au vieillissement ou à l’abandon qui constitueraient des processus (voire de simples gestes) naturels. L’épistémologie de Thomas Kuhn fait-elle à cet égard exception ? Pour établir si la Structure des révolutions scientifiques échappe véritablement à la perspective « progressiviste », nous analyserons ce texte en nous focalisant sur le sort que Kuhn réserve à la science périmée.

Midis-causeries de la revue Relations

Carte blanche à…

La revue Relations, qui « œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis », fête cette année ses 75 ans. Du 18 octobre au 10 novembre, une exposition au 4e étage de la bibliothèque relate l’engagement social de la revue depuis 75 ans.

Des midis-causeries sont aussi organisés à la bibliothèque de l’Université Laval, local 4429, au cours de l’automne. Les deux premiers ont été confiés à un professeur émérite et à un professeur associé du département :

Jeudi 20 octobre 2016 de 11 h 30 à 12 h 30 Denys Delâge, professeur émérite, associé et retraité (Département de sociologie)
« Les Makwanini-Algonquins de Trois-Rivières contre l’oléoduc Énergie Est »

Jeudi 27 octobre 2016 de 11 h 30 à 12 h 30 François L’Italien, professeur associé (Département de sociologie)
« L’extraction des ressources contre l’habitation du territoire. Réflexions sur l'économie et la société québécoise »

Jeudi 3 novembre 2016 de 11 h 30 à 12 h 30 Jean-Philippe Perreault (Faculté de théologie et de sciences religieuses)
« En quête de radicalité. Religieux et religion dans la société de consommation »

Jeudi 10 novembre 2016 de 11 h 30 à 12 h 30 Stéphanie Arsenault (École de service social)
« Peut-on parler de racisme et d’islamophobie à Québec ? »

 

 

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Les brèves

Appel à propositions – ACFAS

À l’occasion du 85Congrès de l’Association francophone pour le savoir – Acfas, qui aura lieu du 8 au 12 mai 2017 à l’Université McGill, les artisans de la recherche sont invités à partager leurs plus récents résultats de recherche. Les professeurs, chercheurs, étudiants de cycles supérieurs et autres professionnels de recherche qui souhaitent organiser un colloque ou présenter une communication libre sont invités à transmettre leurs propositions au Comité scientifique par le biais du site Internet de l’Acfas.

Les colloques scientifiques et les activités Enjeux de la recherche sont le lieu de rencontres et d'échanges entre chercheurs, experts, décideurs et utilisateurs de la recherche, autour d'une thématique donnée. Ils se déroulent sur un ou plusieurs jours.

Les communications libres sont des communications scientifiques exposent les plus récents résultats de recherche aux pairs, oralement ou par affiche.

Date limite (propositions de colloque) : 1er novembre
Date limite (communications libres) : 28 novembre

 

Thèsez-vous?

La prochaine session de retraite de rédaction aura lieu à la forêt Montmorency du 14 au 16 octobre. Cette session offre un atelier avec Geneviève Belleville, auteur d’Assis-toi et écrit ta thèse, sur les trucs et astuces pour mieux rédiger, et surtout le faire de façon productive.

Pour les détails, l’inscription et les bourses offertes, consultez le site Internet de Thèsez-vous?.
 




Demandes de bourses

Plusieurs bourses offertes aux étudiants en sciences sociales ont une date limite qui arrive sous peu. Consultez la page du site de l’Université Laval à ce sujet. Un moteur de recherche vous permet d’explorer les possibilités à l’aide de critères spécifiques à votre situation.

 

Appel à communications - Féminismes : recherches en mouvements
Colloque étudiant les 28 et 29 avril 2017 à l’Université Laval, Québec

Ce colloque étudiant propose de réunir à Québec la relève en recherche féministe afin de partager les savoirs, de contribuer à la formation des étudiantes et étudiants et de tisser des liens entre les différent.e.s acteurs et actrices du milieu. Son thème, Féminismes : recherches en mouvements, évoque le dynamisme, la pluralité des féminismes québécois et l’imbrication, voire la nécessité de l’influence réciproque des milieux militants et des milieux académiques.

Pour présenter une communication, faire parvenir le titre, le résumé et vos coordonnées à :
colloqueetudiantfeministe@gmail.com 

Date limite : 31 octobre 2016
 

Appel à communications
Symposium international Étudier la religion au Québec: regards d'ici et d'ailleurs

Au Québec comme ailleurs, la religion est revenue au centre de l’actualité politique et au coeur des débats scientifiques. Qu’il s’agisse de la pluralisation ethnoreligieuse des sociétés, de la diversification postmoderne des expressions du croire, du renouvellement des demandes éthiques, de la republicisation des religions et des églises, de la poussée du populisme religieux ou plus largement de la mise en cause du paradigme moderniste de la sécularisation, les raisons ne manquent plus d’étudier la religion en société – s’il en fut jamais autrement.

Afin de donner voix aux nombreux chercheurs d’ici et d’ailleurs qui étudient la religion au Québec, de faire mieux connaître leurs travaux, de stimuler les échanges, de favoriser les coopérations, et de soulever les défis et enjeux actuels et à venir, la Société québécoise pour l’étude de la religion organise, les 30 novembre et 1er décembre 2017 à Montréal, un symposium international et interdisciplinaire, en collaboration avec le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie.

Date limite pour soumettre une proposition de communication : 1er décembre

À : Jean-François Laniel (laniel.jean-francois@courrier.uqam.ca)
Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

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