Bulletin d'information

No 25 - Mai 2016

Mot du directeur

Dominique Morin, directeur du département de sociologie. 2016Ce Bulletin clôt l’année académique 2015-2016 avec la présentation des résumés des enquêtes du Laboratoire de recherche. Lors de la cérémonie du 28 avril qui soulignait le dépôt des rapports des équipes d’étudiants-chercheurs aux organismes commanditaires, une salle comble a eu le plaisir d’entendre les présentations des grandes lignes des découvertes des différentes études. Encore une fois, durant le vin d’honneur, j’ai reçu des éloges des effets prodigieux de ce cours très exigeant sur les étudiants, qui en parlaient maintenant avec la satisfaction du travail accompli. J’en profite pour saluer le travail généreux et remarquable de Marie-Hélène Deshaies, Louis-Simon Corriveau, Andrée-Anne Boucher et Christophe Prévost qui ont assumé cette année l’encadrement des projets du Laboratoire.

Lors de cette cérémonie, nous avons décerné à Jonathan Riendeau la bourse du Fonds d’aide à la réussite étudiante (FARÉ) en sociologie honorant l’excellence d’une enquête (1 500 $). J’ai aussi le privilège de vous annoncer en primeur que le département remet deux bourses d’accueil à la maîtrise du Fonds Jean-Charles-Falardeau (2 000 $ chacune) à Catherine Dussault et Nicolas Pelletier. Nous remercions tous les donateurs ayant participé à la grande campagne de l’Université Laval, dont nous annoncerons les résultats pour la sociologie dans le prochain Bulletin. Nous espérons continuer d’offrir non seulement ces bourses encourageant les meilleurs étudiants à poursuivre une carrière en recherche, mais aussi en offrir de nouvelles qui pourraient aider la fin de la rédaction du mémoire, soutenir les projets d’enquête sur le terrain qui nécessitent des déplacements, aider aux inscriptions et déplacements pour la communication scientifique de résultats dans des colloques et libérer des étudiants du besoin d’un travail rémunéré pour qu’ils se forment à l’enseignement de la sociologie en développant un cours et participent aux activités d’enseignement avec un professeur. L’invitation est lancée à me contacter si vous souhaitez nous aider financièrement à répondre à l’un ou l’autre de ces besoins.

Le FRQSC a publié en avril la liste des étudiant-e-s qui ont remporté une bourse d’excellence pour leurs études supérieures : c’est le cas de Catherine Dussault et de Typhaine Leclerc, qui obtiennent chacune 15 000 $/an pour la maîtrise, ainsi que de Jean-Philippe Beauregard et Pierre-Élie Hupé auxquels on a offert 20 000 $/an pour le doctorat. Le CRSH nous demande encore de patienter avant de féliciter publiquement les étudiants qui ont répondu positivement à une offre de bourse, mais qui se retrouvent sur une liste qui ne serait pas encore « définitive ».

J’avais demandé à mes deux collègues en année d’étude et de recherche, Olivier Clain et Daniel Mercure, d’écrire pour le Bulletin une « carte postale » nous donnant un aperçu de leurs activités à l’étranger. Tous deux ont généreusement accepté. Le texte d’Olivier est paru dans le Bulletin de février et vous verrez, dans celui-ci, comment Daniel s’est amusé à répondre à la lettre à ma demande. Les étudiants auront le bonheur de les retrouver en classe en septembre, dans des cours et séminaire choisis pour qu’ils puissent valoriser auprès d’eux leur travail de la dernière année.

Certains lecteurs continueront de fréquenter le pavillon Charles-De Koninck régulièrement durant l’été, mais d’autres n’y reviendront sans doute qu’en août, dans une phase de démolition touchant notamment des espaces d’enseignement, de circulation et de cafétéria, au commencement d’un grand chantier de rénovation qui durera plusieurs années. À la rentrée de septembre, les associations étudiantes de sociologie auront changé de local, plusieurs amphithéâtres seront hors d’usage et la traversée entre l’est et l’ouest du pavillon exigera souvent quelques détours. L’espace extérieur entre le pavillon Charles-De Koninck et le Jean-Charles-Bonenfant, ainsi que l’entrée principale de la bibliothèque des sciences humaines, seront également l’objet de travaux majeurs. Je prends soin de diffuser la nouvelle parce que quelques minutes seront à prévoir pour s’y trouver un chemin lors de vos prochaines visites.

D’autres chantiers occuperont davantage la Faculté des sciences sociales et le Département de sociologie cet automne. Les sites Internet, d’abord, seront progressivement transformés dans leur présentation et révisés dans leur contenu au cours des prochains mois. La Faculté nous conviera aussi à participer à une consultation en vue de la définition d’un plan stratégique de développement. La clarification des orientations et des priorités souhaitée pour la Faculté exige que ses membres, les départements et les écoles qui la composent en discutent ensemble et déterminent leurs souhaits et intentions pour les prochaines années. Vous serez informés des occasions d’y participer. Dans ce cadre et celui de l’amélioration de nos programmes et de leur promotion, nous réfléchissons aussi au projet d’une enquête en continu auprès des nouveaux inscrits de nos programmes, pour avoir une idée plus juste de leur provenance, de leur situation, de leurs aspirations et de leurs attentes à l’endroit de nos programmes.

Enfin, je rappelle que nous attendons pour le 10 juin les candidatures pour un poste de professeur en sociologie appelé à consacrer la majeure partie de ses enseignements et de ses recherches aux enjeux actuels du développement. Merci de continuer de diffuser l’appel.

Je souhaite un été ensoleillé et de bonnes vacances à tous les lecteurs !

Dominique Morin,
Directeur

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Le Département dans les médias

Dans cette rubrique, vous trouverez une compilation des plus récentes apparitions médiatiques des membres du Département de sociologie.
Pour nous faire part de votre passage dans les médias écrits ou électroniques, merci d’écrire à bulletin@soc.ulaval.ca


Richard Marcoux sur la science en français et sur le 8 mars
Le professeur Richard Marcoux a participé à une table ronde sur la science en français, à l’émission Les années lumière, animée par Yannick Villedieu, sur les ondes de Ici Radio-Canada Première, le 20 mars dernier, dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie. Il y était invité aux côtés de Tania Neeman, directrice du consortium Érudit ainsi que Yves Gingras, professeur à l’UQÀM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences.

M. Marcoux a de plus participé à une table ronde à l’émission Mise à jour Québec, sur les ondes de MaTV, en compagnie d’une étudiante du baccalauréat en sociologie, Camille Lambert-Deubelbeiss, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars dernier. La discussion débute à 10 minutes.

 

Simon Langlois sur le coût de la vie
Le professeur Simon Langlois est cité dans un dossier spécial de La Presse +, publié le 17 avril 2016, La vie coûte-t-elle plus cher qu’avant?, où il est question de l’augmentation du coût de la vie et de l’évolution des besoins des consommateurs.

M. Langlois continue également d’alimenter régulièrement un blogue dans le magazine Contact. Son dernier texte, L’État peut-il contrer les inégalités?, ainsi que les précédents peuvent être consultés ici.

 

Madeleine Pastinelli sur le jeu
La professeure Madeleine Pastinelli est mentionnée dans l’article intitulé « La vie en jeu » dans le magazine Contact de l’Université Laval.
Cet article fait partie d’un dossier qui présente les travaux et les points de vue des chercheurs de l'Université qui s'intéressent à l'univers du jeu, que ce soit pour inventer la technologie des jeux vidéo de demain, pour mieux utiliser le jeu en classe ou pour venir en aide aux joueurs compulsifs.

 

Annie Grégoire-Gauthier sur son parcours d’étudiante
«On est-tu perdus?», c’est le titre d’une émission radio animée par Jean Bouchard sur les ondes de CHYZ 94,3, où il reçoit en entrevue des étudiants et étudiantes qui se sont cherchés longtemps avant de trouver leur fil conducteur... ou le bonheur au travail.
Annie Grégoire-Gauthier, diplômée à la maîtrise en sociologie avec stage de recherche, y raconte son parcours atypique, depuis son DEC en arts et lettres, en passant par ses certificats en anthropologie, sociologie, et politique, la maîtrise, quelques voyages à travers le monde et quelques interrogations sur la suite de son parcours.

 

Simon-Pierre Savard-Tremblay et la démission de Pierre-Karl Péladeau
Le doctorant en sociologie Simon-Pierre Savard-Tremblay signe, avec Étienne Boudou-Laforce, le texte « En finir avec le mythe du sauveur » en réaction à la récente démission du chef du Parti Québécois, Pierre-Karl Péladeau. Cet article a été publié dans la section Idées du journal Le Devoir du 6 mai 2016.

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Cérémonie du Laboratoire de recherche en sociologie

Les équipes de la 35e promotion du cours Laboratoire de recherche en sociologie ont présenté leurs résultats d’enquête, jeudi le 28 avril, lors de la traditionnelle cérémonie qui souligne la remise des rapports aux organismes partenaires.

35e promotion du cours Laboratoire de recherche en sociologie - 2016L’évènement marque l’aboutissement de huit mois intenses au cours desquels ces étudiants ont eu la chance d’acquérir une expérience concrète de réalisation d’une recherche sous la direction de deux enseignants, Marie-Hélène Deshaies et Louis-Simon Corriveau, ainsi que la supervision hebdomadaire de deux coordonnateurs-étudiants à la maîtrise, Andrée-Anne Boucher et Christophe Prévost.

Ainsi, chacune des sept équipes de cette cohorte a résumé en quelques minutes les conclusions de leur enquête devant un public composé d’étudiants, d’amis et de membres de leurs familles, mais aussi de professeurs du Département de sociologie, du doyen de la Faculté des sciences sociales, M. François Gélineau, ainsi que de plusieurs représentants des organismes mandataires.

Bourse FARE
À l’issue des présentations, une bourse de 1 500$ du Fonds d’aide à la réussite étudiante (FARE), visant à soulignerDe gauche à droite, Marie-Hélène Deshaies, enseignante, Dominique Morin, directeur du département de sociologie et membre du jury, Jonathan Riendeau, récipiendaire de la bourse FARE, Charles Fleury et Sylvie Lacombe, professeurs et membres du jury, Andrée-Anne Boucher, coordonnatrice du cours Laboratoire de recherche en sociologie et Louis-Simon Corriveau, enseignant. l’excellence d’un rapport d’enquête, a été remise à Jonathan Riendeau pour son étude intitulée : Échanges et négociations dans les pratiques contraceptives : le positionnement des hommes âgés de 18 à 25 ans. Le sujet de l’enquête avait été proposé par l’organisme S.O.S. Grossesse.

Selon le jury, le choix d’un récipiendaire n’a pas été une tâche facile, en raison de la grande qualité des rapports de recherche présentés cette année.

Voici les résumés des présentations de chacune des sept équipes de cette 35e cohorte du Laboratoire de recherche en sociologie :

1. S'intégrer pour être reconnus : les services de garde en milieu scolaire au sein de l'équipe école et du projet éducatif
Nancy JEANNOTE, Philippe ROBITAILLE, Camille THÉRIAULT-MAROIS
Pour l’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ)

De gauche à droite: Marie-Hélène Deshaies, enseignante, Camille Thériault-Marois, Nancy Jeannotte, Philippe Robitaille et Christophe Prévost, coordonnateur.Afin de mieux connaître la participation de la garde scolaire aux projets éducatifs des écoles et la reconnaissance que cela peut engendrer, l’Association des services de garde en milieu scolaire (ASGEMSQ) a commandé cette étude qui a pour objectif de comprendre comment la garde scolaire est intégrée dans son milieu, comment elle participe aux projets éducatifs des écoles et de quelle manière elle reçoit de la reconnaissance. Pour ce faire, nous avons réalisé des entrevues semi- dirigées auprès de trois éducatrices, deux techniciennes-responsables, deux directrices, deux mères et trois enseignantes réparties dans trois écoles de la région de la Capitale-Nationale. À la suite de cette collecte de données, le projet éducatif est apparu comme n'étant pas un vecteur d'intégration de la garde scolaire à l'école puisqu'il ne s'est pas révélé être un outil utilisé par le personnel de l'école de façon quotidienne. Par ailleurs, les services de garde visités peinent à occuper une place à part entière au sein de l'école et tendent plutôt à évoluer de manière parallèle à celle-ci. Les horaires différenciés des éducatrices et l'aménagement de l'espace, ainsi que la perception que le personnel de l'école a du rôle des éducatrices auprès des enfants ont semblé être des obstacles à cette intégration. Bien que les services de garde soient reconnus comme un service essentiel puisqu'ils répondent à un réel besoin des parents, peu de reconnaissance semble émise quant au travail réalisé par le personnel de garde ainsi qu’envers les résultats obtenus.

 

2. Au-delà des risques : influence du cycle conjugal sur les pratiques contraceptives des femmes de 18 à 25 ans
Vicky BÉDARD
S.O.S. Grossesse

Louis-Simon Corriveau, enseignant, Vicky Bédard et Andrée-Anne Boucher, coordonnatriceRépondant aux préoccupations partagées par les responsables de l’organisme S.O.S. Grossesse quant au taux important d’interruptions volontaires de grossesse chez les femmes âgées entre 18 et 25 ans, cette enquête s’intéresse aux pratiques sexuelles et contraceptives de celles- ci. Des entretiens semi-dirigés ont alors été effectués auprès de neuf femmes en accordant une importance particulière à leur parcours de vie. Ces entretiens ont permis de constater que les pratiques sexuelles et contraceptives sont modulées par la relation entretenue avec les partenaires. Ces pratiques varient en effet en fonction du moment du cycle conjugal (découverte, ambiguïté et confort) dans lequel les partenaires s’inscrivent. Il ressort en ce sens qu’une plus grande importance est associée aux risques d’infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) chez les femmes qui s’inscrivent dans le cycle de la découverte (célibataires), contrairement à celles qui se retrouvent dans le cycle du confort (en couple) qui craignent davantage une grossesse imprévue. Cette hiérarchisation des risques engendre ainsi des pratiques sexuelles et contraceptives cherchant à contrer les risques priorisés.

 

3. L’intégration socioprofessionnelle des personnes ayant des incapacités
Charlotte DESPLAT, Timothy EARLE, William GIRARD
Entr’actes

Louis-Simon Corriveau, enseignant, Charlotte Desplat, Timothy Earle, William Girard et Andrée-Anne Boucher, coordonnatriceLa présente recherche vise à répondre aux questionnements de l’organisme Entr’actes qui s’intéresse au contexte actuel de l’emploi des personnes ayant des incapacités. Un total de 18 entretiens individuels semi-dirigés a été réalisé dans le but de comprendre en quoi les environnements de travail influencent l’intégration socioprofessionnelle des personnes ayant des incapacités. Il est possible de constater que les personnes ayant des incapacités sont confrontées à des situations handicapantes sur le marché de l’emploi, ce qui les empêche de s’intégrer dans leur milieu de travail et de réaliser l’ensemble de leurs aspirations sociales et professionnelles. Trois types d’obstacles principaux ont été repérés : la stigmatisation, le manque d’adaptation et d’accessibilité ainsi que l’inefficacité des mesures et des services gouvernementaux. La présence de ces obstacles permet de rendre compte d’un décalage entre les aspirations professionnelles socialement valorisées et intériorisées par ce groupe et leurs chances objectives de les réaliser, ce qui traduit une difficulté d’intégration socioprofessionnelle.

 

4. Perceptions des conditions de travail dans les organismes communautaires de la région 03
Annie MAROIS, Maxime MURRAY, Marilyne THÉBERGE
Regroupement des organismes communautaires de la région 03 (ROC 03)

Marie-Hélène Deshaies, enseignante, Maxime Murray, Annie Marois, Marilyne Théberge et Andrée-Anne Boucher, coordonnatriceConstatant que les organismes communautaires de la région 03 sont confrontés à d’importants problèmes de recrutement et de roulement de personnel, le ROC 03 souhaitait en connaitre davantage sur les conditions de travail offertes. L’étude réalisée vise à documenter les perceptions des dirigeantes des organismes communautaires membres du ROC 03 à l’égard des conditions de travail offertes aux employées, des améliorations souhaitées et des obstacles rencontrés. Les 16 entrevues dirigées auprès de directrices et coordonnatrices d’organismes membres du ROC 03 ont révélé que l’insuffisance de financement structure le fonctionnement des organismes et les oblige souvent à faire un choix difficile entre offrir de moins bonnes conditions de travail ou limiter les services offerts à la population. L’insuffisance de financement a également des conséquences sur le processus de sélection et d’embauche du personnel. Présente chez tous les organismes, la polyvalence est parfois souhaitée et encouragée (polyvalence négociée) mais elle est parfois rendue nécessaire par le manque de personnel (polyvalence imposée). Enfin, le niveau de codification des conditions de travail, les modalités de négociation et la souplesse de leur application varient selon les champs d’intervention des organismes.

 

5. Échanges et négociations dans les pratiques contraceptives : le positionnement des hommes âgés de 18 à 25 ans
Jonathan RIENDEAU
S.O.S. Grossesse

Marie-Hélène Deshaies, Jonathan Riendeau et Andrée-Anne Boucher, coordonnatricePréoccupé par le taux de grossesse non désirées et le nombre d’appels reçus par les jeunes âgés de 18 à 25 ans en rapport avec l’interruption volontaire de grossesse, S.O.S. Grossesse souhaitait en connaitre davantage sur les obstacles rencontrés en matière de contraception par ces individus. L’étude réalisée ici entend contribuer au travail préventif effectué par l’organisme en matière de contraception en s’intéressant plus particulièrement aux pratiques contraceptives des hommes âgés de 18 à 25 ans. Des entretiens semi-dirigés, accompagnés d’un court questionnaire, ont été menés auprès de huit hommes qui ont eu des rapports hétérosexuels au cours des six derniers mois afin de connaître leurs pratiques contraceptives et les manières dont ils légitiment ces pratiques. Les résultats révèlent que le port d’un préservatif sert avant tout de protection contre les ITSS et qu’il est utilisé en dernier recours. Les obstacles à la contraception identifiés par les répondants sont les coûts exigés par l’usage d’une méthode contraceptive (argent, temps, déplacements, etc.), la diminution du plaisir et l’interruption du déroulement « naturel » de l’acte sexuel. Trois grandes modalités de combinaison des méthodes contraceptives ont été identifiées: les « bouées de secours », la « double contraception » et les « passages » d’une méthode à une autre. Cette recherche montre que le fait d’être en couple mène les hommes à reléguer la responsabilité des tâches contraceptives à leurs partenaires.

 

6. Le pèlerinage de Compostelle : entre catholicisme et pratiques touristiques
Simon GOSSELIN, Alexia OMAN
Association québécoise des pèlerins et amis du chemin de Saint-Jacques (AQPAC)

Louis-Simon Corriveau, enseignant, Alexia Oman, Simon Gosselin et Christophe Prévost, coordonnateurL’Association québécoise des pèlerins et amis du chemin de Saint- Jacques (AQPAC), qui accompagne les pèlerins tout au long de leurs démarches, s’intéresse aux incitatifs de leurs membres à emprunter les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. En ce sens, cette enquête cherche à comprendre comment les marcheurs mobilisent quatre dimensions de l’expérience jacquaire : la rupture, le tourisme, le religieux et la quête spirituelle. Afin de rendre compte de cette visée, un total de 16 entrevues semi-dirigées ont été conduites auprès de huit membres de l’association ayant déjà marché sur ces chemins et huit autres qui prévoient le faire. Nous constatons que l’entreprise de marcher sur les chemins de Compostelle se décline entre ce qui est recherché et ce qui est mobilisé. Dans ce qui est recherché, on retrouve (1) deux formes de rupture (avec le quotidien et avec le matériel), (2) les attraits touristiques et (3) les rencontres. Quant à ce qui est mobilisé, nous constatons que la rupture, le tourisme, le religieux et la quête spirituelle s’articulent entre elles pour façonner l’expérience pèlerine sur ces chemins. De sorte, les dimensions sont indissociables, s’alimentant mutuellement à travers l’expérience pèlerine. Celle-ci peut alors se décliner en quatre types distincts : le « religieux affirmé », le « religieux timide », le « touriste croyant et pratiquant » et le « touriste non croyant et non pratiquant ».

 

7. Toxicomanie et recours d’aide : le cas des prestataires d’aide sociale à Québec et Montréal
Étienne BEAUDRY-SOUCY, Samuel BÉDARD,
Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID)

Cette rechercMarie-Hélène Deshaies, enseignante, Alexandre Laprise-Goulet, Samuel Bédard, Étienne Beaudry-Soucy et Christophe Prévost, coordonnateurhe vise à documenter la réalité des participants au programme d’aide sociale aux prises avec une toxicomanie, qui sont engagés dans une démarche d’aide à Québec ou à Montréal. Suite à une modification du Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles réduisant la prestation mensuelle versée directement aux usagers des centres de traitement des dépendances avec hébergement, l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance se questionne sur l’impact de cette mesure sur le choix des personnes toxicomanes de s’investir ou non dans une thérapie. Seize participants fréquentant des organismes à vocations diverses ont été interrogés dans le cadre d’entrevues individuelles semi-dirigées. Les contours de l’apprentissage de la consommation jusqu’à l’engagement dans une démarche d’aide, en passant par la régulation sociale du comportement déviant ont été précisés. Les motifs d’engagement d’un individu dans une ressource d’aide changent en cours de séjour et les possibilités d’implication et services d’accompagnement sont recherchés par les participants. Ceux- ci cherchent à maintenir à tout prix une position libre et autonome à travers l’encadrement des ressources. L’approche adoptée par l’ensemble du réseau d’accompagnement de la toxicomanie, soit la responsabilisation individuelle des pratiques, est d’ailleurs conséquente avec ces aspirations. Par contre, le changement de la formule de rémunération à l’aide sociale n’est pas cohérent avec cette logique. Contraignant la possibilité d’épargne durant la thérapie et déstabilisant la situation du logement, cette mesure réduit la marge liberté des individus et complique leur réinsertion sociale lorsqu’ils quittent les ressources. Nous remarquons également que la diminution des revenus n’entraîne pas nécessairement une diminution de la consommation puisque les possibilités d’amasser de l’argent dans le milieu de la drogue sont multiples.

 

Ces rapports de recherche seront bientôt disponibles sur la page du cours du site Internet du Département de sociologie. Il est également possible d'y télécharger certains rapports des années précédentes. http://www.soc.ulaval.ca/?pid=1204

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Carte postale d'AÉR : Daniel Mercure

Daniel Mercure, professeur.Le professeur Daniel Mercure terminera bientôt son année d’étude et de recherche (AÉR) qui l’a notamment mené à Paris et à Séville. Le directeur du département, Dominique Morin, avait émis le souhait de faire connaître les activités qui occupent les professeurs au cours de ces mois loin des salles de cours, avec en tête la forme d’une « carte postale » où ces professeurs seraient libres de présenter leurs travaux dans le style qui leur convient.
Le texte suivant vous permettra de constater que Daniel Mercure a pris la consigne du directeur à la lettre, nous partageant son emploi du temps, ses observations et ses réflexions non sans une petite touche d’humour.

 

« Carte postale d’AÉR »
Att : Dominique Morin
Département de sociologie
Pavillon Charles-De-Koninck
Université Laval
Québec, Canada

Bonjour Dominique. Heureux, par la voie de cette carte postale, de te donner de mes nouvelles.

Ma santé est bonne, et j’effectue un séjour à Séville et à Paris assez surchargé, mais fructueux, cependant que la température est maussade. Évidemment, je parle de la température sociale, qui est plutôt chaude dans les deux villes : de nombreux passages nuageux obscurcissent le tissu social. À météo sociale, ils annoncent maints risques de précipitation de mouvements sociaux, dans un cas sur fond de crise économique et d’incertitude identitaire; dans l’autre, de chômage chronique et de ras-le-bol chez les jeunes.

De fait, un fragment important de la population de la première cité se dit inquiet quant à l’avenir de l’Europe et de leur pays; surtout les élites qui, de mère en fille et de père en fils, se définissent souvent comme les porteurs de la frontière traditionnelle de la culture occidentale, essentiellement chrétienne. Ce discours sur la frontière chrétienne, je l’ai déjà entendu à maintes reprises, notamment dans les Balkans, par exemple à l’occasion d’un colloque sur l’émergence d’une nouvelle société après la dissolution progressive de la Yougoslavie et la guerre du Kosovo, ex-Yougoslavie profondément meurtrie par la guerre civile et l’intolérance religieuse et ethnique. Une lecture du social qui tire ses racines aussi loin que dans le rappel des diverses commémorations des victoires et défaites des guerres ottomanes après la chute de Constantinople; dans le cas de l’Andalousie, aussi loin que dans le rappel de la gloire salvatrice de la Reconquista. Aujourd’hui, à Séville, ils sont nombreux à s’inquiéter des migrations et des risques de conflits identitaires. Ce discours traverse de plus en plus l’Europe, ce qui enlève de l’exclusivité sociologique à l’Autriche, à la Hongrie, voire à la Pologne.

La culture chrétienne est vitale et très vivante à Séville, soutenue et défendue par plusieurs fraternités, notamment celles, complémentaires du point de vue des classes sociales, de la Esperanza de la Macarena et de la Esperanza de la Triana; et protégée aussi par celle, fort active (et fort utile pour une carrière) de la Hermandad de Jesús del Gran Poder. Certes, sur fond de nostalgie, mais pas folklorique pour autant. Et pas nécessairement intolérante, mais très affirmative de ses valeurs. Reste qu’il y a quelque chose de très mignon chez ces élites dont on devine les antécédents historiques au milieu du siècle dernier : le dimanche, après la messe, entre deux tapas consommés par leurs parents, ils sont magnifiques, fiers, ces enfants dont la cravate est discrète et le veston de couleur pastel en harmonie avec les pantalons. Et il y a les copains des fraternités qui se retrouvent. Quel contraste de classe avec les salariés agricoles des villages périphériques, modestes dans leurs tenues vestimentaires, soucieux, eux qui soutiennent leurs fils sans emploi.

Ici, en milieu urbain sur les belles places bornées de nombreuses églises où se retrouvent les élites traditionnelles, la question religieuse est une grande question identitaire. L’esprit est néanmoins très ouvert, quoique García Lorca, assassiné par les franquistes, n’est pas très à la mode. Pour autant, on ne parle pas de Franco. Une défense identitaire encore en rupture avec le travail de mémoire, toujours à faire : 600 fosses communes creusées lors de la guerre d’Espagne, uniquement en Andalousie. De nouveau, quel contraste avec le républicanisme toujours affiché de Cadix, cité assez proche pourtant. Comme quoi la sociologie urbaine est toujours de mise y compris dans sa lecture culturelle du réel au sein d’une même aire culturelle.

Mais il y a aussi les gens extraordinaires, dits ordinaires. Le flamenco, dans sa version la plus populaire et familiale, dont je ne soupçonnais pas le pouvoir critique, est encore présent en milieu populaire, dans les fêtes de quartier. Marqué par la parole improvisée, la vie quotidienne, l’amour et les sentiments, une manière d’être, le flamenco témoigne du vivre ensemble et de l’ouverture à la différence; la dérision est aussi au rendez-vous. Ses origines y sont peut-être pour quelque chose. On change de niveau, on pénètre l’âme, la vie. Bref, difficile de se prononcer quant à l’avenir de cette société très complexe, sensible à l’être, tout en étant rigide sous d’autres aspects; en crise économique, mais aussi en position de défense identitaire.

Curieuse coïncidence : à Paris, j’ai présidé et commenté une séance à l’Institut catholique sur le thème de la crise et des critiques de la démocratie libérale. Le colloque examinait la remontée du discours antidémocratique chez les totalitaires de droite et de gauche, surtout de droite, avec un petit fond critique arendtien, toujours à la mode. Tout à fait dans le style des humano-cathos. Il appert que dans les argumentaires de la critique contemporaine de la démocratie on assiste de plus en plus au grand retour de Carl Schmitt : ses critiques de la démocratie, tantôt lucides, tantôt fallacieuses, sont à l’ordre du jour, mais de manière assez diffuse. Aussi, entre deux recherches en vue de la rédaction d’autant d’articles sur le nouveau management en contexte postfordiste, objet de mes recherches en cours, n’ai-je pu m’empêcher de relire, comme une nécessité, les souvenirs de Haffner sur la période de destruction de la démocratie en Allemagne de 1919 à 1933. De fait, la question du rythme et de la temporalité du changement, du glissement idéologique progressif, me semble de plus en plus pertinente. Les choses se font souvent en douce, à petits pas, lentement, comme toutes les formes de dépendances et de domination intersubjectives : le changement est fait de transformations sociales, plus que de révolutions à mon sens. Ce qui commande aussi d’analyser la dynamique des entreprises à plusieurs niveaux, les transformations secondaires créant souvent les conditions inattendues qui commandent de nécessaires changements majeurs. Quant à la défense de la démocratie en Europe, il y a bien les intellectuels du grand peuple des comptables insulaires, néanmoins démocrates; toutefois, ils envisagent la possibilité de quitter l’Europe. Bon! Reste les mouvements sociaux issus des milieux de travail progressistes, chez qui la critique de Smith est toujours à l’ordre du jour, mais pas celle de Schmitt; et de toute évidence, au quotidien, c’est l’esprit critique de Diogène qui a la cote, pas celui de Marx. Il est toujours difficile de prédire si le cynisme restera, en milieu de travail, une perspective critique enfermée sur elle-même, ou s’il débouchera sur des revendications sociales structurantes.

À Paris, Place de la République, à quelques rues de mon appartement, pas moyen de dormir depuis le 31 mars : les étudiants débattent de démocratie et d’avenir à Nuit debout, plutôt que de faire sagement leurs devoirs. Ils sont assez silencieux les étudiants, tout de même; le vrai problème, ce sont les débordements bruyants des gendarmes. Mais je n’ai pas osé porter plainte contre les gendarmes pour bruit nocturne. J’ai néanmoins poursuivi mon travail sur les nouveaux dispositifs gestionnaires.

Nuit debout. Au début, je me suis dit que les étudiants devaient être des Espagnols pour manger si tard et ne pas se coucher. Mais non, ce sont des étudiants français qui passent la nuit à questionner les inégalités sociales, et subsidiairement ce qui reste d’une loi « socialiste » sur le travail dont l’objectif est de leur faciliter l’accès à l’emploi par l’augmentation du pouvoir arbitraire des employeurs (on appelle ça la flexibilité dans les revues savantes.) Des airs de mai 68 chez les étudiants; et des airs bêtes chez les gendarmes. De toute évidence, ces derniers ne sont pas trop dans la culture du « plein air » : ils n’estiment pas le camping urbain des étudiants en place publique. De fait, ces derniers s’emploient régulièrement à démanteler les campements. Quelques jours plus tard, je me suis présenté à Science Po, rue d’Ulm, pour participer, tôt le matin, à une conférence-débat sur le changement en entreprise organisée par une collègue. Je crois que les étudiants n’avaient pas dormi beaucoup, mais ils étaient là : le mouvement s’est étendu jusqu’aux portes des grandes écoles. Le tout s’est évidemment terminé au café. Mais il ne fait pas de doute dans mon esprit que ce mouvement social prendra de l’ampleur, et surtout qu’il laissera des traces dans les consciences.

C’est dans ce contexte, qui respire le social, intense comme une première « date » excitante, que j’ai poursuivi mes travaux sur les nouveaux rapports entre le travail et la subjectivité par la voie desquels s’esquisse les assises d’une reconfiguration de la modernité avancée. Mes échanges avec des collègues en philologie de l’Université de Séville m’ont permis d’étendre mon regard sur des horizons alors inconnus de moi. Parallèlement, un premier article, rédigé à Séville pour une revue italienne à la suite d’une conférence que j’ai prononcée à Rome à l’automne, m’a aussi permis d’approfondir la question sous l’angle des émotions au travail, sous-thème intéressant.

De fait, le cas du monde du travail montre bien que, dans nos sociétés, les rapports entre sentiment, émotion et rationalité ont connu des changements majeurs au cours des dernières décennies. Certes, la marchandisation des émotions est devenue un élément central des nouvelles pratiques de gestion dans le secteur des services. Toutefois, ce qui est encore plus marquant, c’est l’essor d’une démarche d’appropriation affective plutôt que de simple encadrement émotionnel, selon une logique et des injonctions qui visent à mobiliser la subjectivité au travail à des fins de performance, et aussi en vue d’accroître l’engagement envers l’entreprise. Il ne s’agit donc plus seulement d’encadrer les émotions là où elles peuvent trop ou insuffisamment s’exprimer, mais bien de les utiliser selon une configuration qui fait d’elles autant une ressource de mobilisation au travail qu’un outil de régulation.

Pour le reste, j’ai compris à Séville que, du moins chez les prospectivistes du travail, les politiques européennes d’emploi sont essentiellement centrées sur la Quatrième Révolution industrielle, que celle-ci n’est guère examinée à l’aune des nouvelles pratiques de management, que le management semble neutre dans leur esprit, déterminé uniquement par la technique. Vieux débat!

À Paris, j’ai prononcé une conférence publique en Sorbonne intitulée Analyse et critiques des nouvelles idéologies managériales. Pas tout à fait dans la même ligne que celle des technocrates européens. Débat intéressant avec les collègues sociologues autour des nouveaux régimes de mobilisation au travail; autour aussi du rapport complexe entre les changements culturels et les changements organisationnels dans un contexte de fortes pressions en vue d’accroître le rendement financier des entreprises. Puis, à Paris-Dauphine, j’ai présenté aux gestionnaires, et futurs gestionnaires, une critique douce de la notion d’entreprise dite libérée, sorte d’ersatz des groupes semi-autonomes du temps où les pays nordiques étaient assez éloignés de l’Europe traditionnelle pour ne pas être trop contaminés par le néolibéralisme. J’ai quand même eu droit au champagne après le débat. Je dois candidement avouer que les canapés étaient meilleurs que les saucisses merguez de Nuit debout. La nouvelle élite économique est très ouverte; elle est bien formée, bien au fait des études sur les entreprises multinationales qui repensent le rapport au travail, et prête à toutes les transformations organisationnelles humanistes susceptibles d’accroître la valorisation du capital. La récupération de la critique se donne à voir clairement. Cela donne le goût de relire le vieux Marcuse.

Entre-temps, différentes entrevues pour une revue brésilienne, puis pour une revue sociologique française, notamment sur les nouveaux mondes du travail en Amérique du Nord. Quelques réunions avec mes collègues du Comité international de sociologie du travail dont je suis l’un des responsables, de même qu’avec un comité de rédaction. J’ai aussi travaillé avec une équipe de recherche en vue d’un projet sur la subjectivité et le numérique dans une grande école; et surtout, j’ai multiplié les rencontres avec des collègues sur le thème de la critique des formes de manipulation symbolique de la subjectivité dans les organisations. Un article est en marche, ainsi qu’un ouvrage critique sur le travail et la subjectivité.

Au total, le travail est toujours mon prétexte. La question fondamentale, c’est celle du type de société dans laquelle nous entrons en douceur, un peu à notre insu, alors que nos regards sont surtout portés sur la dureté des conditions objectives de vie plutôt que sur les nouvelles formes de précarité subjective.

C’est avec plaisir que j’anticipe le plaisir de te revoir Dominique, après avoir nettoyé le balcon de mon appartement, dépoussiéré mon lieu de vie, rempli ma déclaration de revenus, payé mes factures empilées et rencontré mes étudiants.

Cordialement,

Daniel

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Prix, bourses et distinctions

Boursiers et boursières FQR-SC

Quatre étudiant-e-s du Département de sociologie viennent d’obtenir une généreuse bourse d’excellence du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC). Le Département de sociologie tient à les féliciter chaleureusement.

  • Catherine Dussault et Typhaine Leclerc, pour la maîtrise (15 000 $/an)
  • Jean-Philippe Beauregard et Pierre-Élie Hupé, pour le doctorat (20 000 $/an)

Pour présenter votre candidature
Les étudiant-e-s ayant une moyenne académique supérieure à A- (3,67/4,33) et qui pensent débuter la maîtrise ou le doctorat en sociologie d’ici janvier 2018, ou qui en sont à leur première année dans ces programmes, sont invités à présenter une candidature aux concours des grands organismes subventionnaires (CRSH et FRQSC) l’automne prochain.
Ces concours très compétitifs exigent notamment la composition d’un projet de recherche, qu’il est recommandé de définir en dialogue avec le ou la professeur-e qui vous dirigerait. Vous devez aussi obtenir des lettres de recommandation. N’hésitez surtout pas à solliciter vos professeur-e-s dès maintenant pour présenter un projet mûrement réfléchi à la rentrée de septembre. Il est aussi préférable de demander vos lettres de recommandation longtemps à l’avance.
Pour plus de détails et d’autres conseils, visitez le site du Bureau des bourses et de l'aide financière de l'Université Laval (BBAF)

 

Bourse du Fonds d’aide à la réussite étudiante (FARÉ)

À l’issue de la 35e cérémonie de remise des rapports d’enquêtes du cours Laboratoire de recherche en sociologie, la bourse FARÉ d’un montant de 1 500 $ a été remise à l’étudiant Jonathan Riendeau, afin de souligner l’excellence de son travail de recherche pour l’organisme SOS Grossesse. Le résumé de son enquête et ceux des autres équipes se trouvent dans l’article sur la cérémonie dans ce Bulletin.  

 

Bourse Jean-Charles-Falardeau

Le Département de sociologie a remis deux bourses d’accueil à la maîtrise, de 2 000 $ chacune, provenant du Fonds Jean-Charles-Falardeau. Les récipiendaires sont Catherine Dussault et Nicolas Pelletier.

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Conférences et événements

XXe congrès de l'AISLF 2016, à Montréal

4 au 8 juillet, Montréal
Le XXe Congrès de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) est organisé en collaboration avec l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal et se déroulera sur ces deux campus.
1 500 congressistes, venus du monde entier, se retrouveront pour ce congrès réflexif sur la sociologie et les effets sur elle des changements profonds qui affectent les sociétés contemporaines. Cette thématique large et ouverte sera abordée sous trois angles : l’émergence de nouveaux objets (« De nouveaux mondes à comprendre »), l’internationalisation des perspectives sociologiques (« Un regard à décentrer ») et le déplacement des frontières disciplinaires (« Des frontières à décloisonner »).

Deux professeurs du Département de sociologie y participent :
Daniel Mercure y présidera la session plénière « La sociologie en perspective», le lundi 4 juillet, de 10h30 à 12h, à l’Université de Montréal.
Gérard Duhaime
y présentera une conférence, vendredi le 8 juillet, dès 9h, à l’Université du Québec à Montréal

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Les brèves

L’Université Laval lance CorpusUL

L’Université Laval a récemment lancé son dépôt institutionnel, CorpusUL, une plateforme destinée à centraliser, à conserver et à rendre librement accessibles les publications produites par les chercheurs et professeurs de l’Université. L’objectif est d’augmenter la visibilité et l’impact de ces productions scientifiques. Développé par la Bibliothèque en collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et à la création (VRRC), le dépôt CorpusUL est basé sur une technologie gratuite en code ouvert (open source).
Découvrez CorpusUL à corpus.ulaval.ca
.
Pour de plus amples informations sur le dépôt des articles, adressez-vous à l’équipe de la Bibliothèque.


Dominique Morin sur le BAEQ et Gérald Fortin

Le 29 avril dernier, une journée d’étude et de réflexion intitulée « 50 ans de participation citoyenne en aménagement du territoire au Québec » a eu lieu à l’Université Laval. Dominique Morin y a présenté les résultats d’une analyse d’archives sur le Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ), et abordé plus spécifiquement le rôle important que le sociologue Gérald Fortin y a joué.
Le compte rendu de cette journée est disponible sur le site du réseau Villes régions monde (VRM).

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Publications récentes

Borsenberger Monique, Charles Fleury & Paul Dickes (2016). Welfare regimes and social cohesion regimes: do they express the same values?, European Societies.
http://dx.doi.org/10.1080/14616696.2016.1172717

Forsé, Michel, Simon Langlois et Maxime Parodi, « Des sentiments de justice sociale divergents en France et au Québec », dans Olivier Galland (dir), La France des inégalités. Réalités et perceptions, Paris, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 2016 : 139-156.

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Dates importantes

2 mai au 12 août

Session d’été

22 au 27 mai

Université féministe d’été – Femmes et santé

26 et 27 mai

13e colloque de la relève VRM - La ville en mouvement
Salle multifonctionnelle de La Cenne
7755, boul. Saint-Laurent, local 300, Montréal

Dimanche 19 juin

Cérémonies de collation des grades

Mercredi 15 juin

Date limite pour paiement de tout solde des droits de scolarité et autres frais de la session d'été 2016.
Note – À la deuxième période de la session d'été, l'étudiant doit acquitter ses droits de scolarité et autres frais en totalité 15 jours après l'émission de la facture

Vendredi 17 juin

Fin de la première période de la session d'été 2016

Vendredi 1er juillet

Date limite d'inscription à la session d'été (deuxième période : juillet-août) pour les cours de l'enseignement régulier

Lundi 4 juillet

Début de la deuxième période de la session d'été 2016

Lundi 4 juillet au vendredi 8 juillet

Congrès de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), à l’UQÀM.

Vendredi 12 août

Fin de la deuxième période de la session d'été 2016 pour les cours de l'enseignement régulier

Lundi 15 août

Date limite pour demandes d'admission à la session d'automne 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors Québec à un programme non contingenté des 1er, 2e et 3e cycles

 

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