Bulletin d'information

No 22 - Décembre 2015

Mot du directeur

Dominique Morin, directeur du Département de sociologie de l,Université Laval, 2015.Cette édition du Bulletin d’information de sociologie paraît au beau milieu de la semaine des examens (devenue une semaine de reprises de cours et d’examens), juste avant la dispersion des membres du département pour un temps de festivités et de repos bien mérité. Le lancement d’un numéro de la revue étudiante Aspects sociologiques, jeudi le 17 décembre dès 15 h, au local 3-D du pavillon De Koninck, marquera la fin de la session.

En novembre, le Département a reçu de la Faculté des sciences sociales la bonne nouvelle de l’ouverture d’un poste de professeur régulier en sociologie. Il a été convenu en assemblée de prioriser, comme domaine de spécialisation à l’embauche, l’étude des enjeux actuels du développement. Nous y incluons évidemment les études situées sous la bannière de la sociologie du développement, mais également celles qui traitent de l’innovation, du risque, des crises, des problèmes environnementaux, de la gouvernance, de la postcolonialité, de la justice sociale, de la démocratie et d’autres questions importantes pour l’évolution de la réflexion sur le développement. Je vous invite à diffuser largement la nouvelle afin que nous puissions recevoir les meilleures candidatures. Avec l’embauche d’un ou d’une professeure dans le domaine des études sur le genre qui devrait se conclure au début de la session d’hiver, nous allons intégrer deux nouveaux membres au corps professoral de sociologie dont les noms devraient apparaître ce printemps dans l’offre de cours et de séminaires de l’automne prochain.

La Faculté des sciences sociales a aussi un tout nouveau doyen : François Gélineau, qui laisse la direction du Département de science politique. Celui-ci a été nommé avec l’appui d’une majorité des participants au scrutin électronique tenu dans la Faculté. Avec le concours des deux vice-doyens qu’il doit désigner prochainement, le nouveau doyen compte réaliser deux consultations relatives à la définition d’orientations pour la Faculté : l’une sur l’enseignement et l’autre sur la recherche. Il s’agira de précieuses occasions d’échanger sur les succès, les difficultés, les défis et les opportunités à envisager dans la rencontre de points de vue provenant des divers départements et écoles.

Au début de décembre, plusieurs étudiants ont profité de la visite de diplômés du département qui sont venus leur parler de leur cheminement sur le marché du travail et de ce que leur apporte quotidiennement leur formation en sociologie. Marianne Saint-Pierre donne un compte-rendu de l’activité Profils de sociologues pour ceux et celles qui n’ont pas pu y assister. Soulignons aussi dans ce Bulletin le portrait de l’étudiant Pierre-Élie Hupé, sur le point de déposer son mémoire et d’entrer au doctorat, ainsi qu’une nouvelle rubrique, Ce qu’un professeur en pense, où mes collègues seront tour à tour invités à discuter d’une question de leur choix. André C. Drainville a accepté de briser la glace en nous donnant un point de vue sur la grève étudiante de cet automne.

À tous les lecteurs du Bulletin, je souhaite un joyeux temps des fêtes et une heureuse année 2016, que nous espérons prospère pour les sociologues. Recevez aussi les meilleurs vœux des directeurs des programmes, Charles Fleury et Richard Marcoux, dont vous retrouverez les chroniques dans la prochaine livraison du Bulletin.

Bon congé et au plaisir de vous retrouver en grand nombre au pot de la rentrée de janvier, le 14 janvier dès 17 h, dans le hall de la Faculté des sciences sociales!

Dominique Morin
Directeur du Département de sociologie

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Le Département dans les médias

Richard Marcoux sur le recensement

L’annonce récente par le gouvernement Trudeau du retour du questionnaire long pour le recensement de 2016 en a certes réjoui plusieurs, dont les chercheurs universitaires. Sous la formule « Trois question à… », le journal Le Fil s’est entretenu avec le professeur Richard Marcoux sur l’impact qu’a eu l’abolition de ce questionnaire par les Conservateurs et l’importance des données statistiques qu’il permet de recueillir.

Simon Langlois sur l’appui à la souveraineté

En octobre dernier, l’Université Laval accueillait le colloque sur la démocratie référendaire dans les États plurinationaux. À cette occasion, le professeur Simon Langlois a présenté une conférence livrant les constats de son étude sur l'évolution de l'appui à la souveraineté au cours des 20 années suivant le référendum québécois de 1995. Le journal Le Fil s’est intéressé aux conclusions de l’étude de M. Langlois, tout comme le quotidien Le Devoir, sous la plume du correspondant parlementaire Robert Dutrisac. 

Gilles Gagné : La souveraineté à la défense du politique

Dans le numéro d’hiver 2016 de la revue Liberté, le professeur retraité du Département de sociologie, Gilles Gagné, s’interroge sur les significations profondes de la souveraineté à l’ère de la globalisation. Un extrait du texte publié est disponible en ligne.

Andrée Fortin et les aspirations résidentielles des ménages québécois

Le magazine Contact s’adressant aux diplômés et donateurs de l’Université Laval, s’est intéressé à la maison québécoise sous tous ses angles. Dans le dossier complet, plusieurs chercheurs de l’Université, provenant de diverses disciplines, ont été invités à partager leurs connaissances autour de ce thème. Andrée Fortin, professeure émérite du Département de sociologie, y aborde dans un article les représentations sociales de la ville et de la banlieue, telles que notamment véhiculées par le cinéma québécois.

Emiliano Scanu sur l’action climatique des villes

Emiliano Scanu, a obtenu son doctorat en sociologie en juin 2015 et est chargé de cours à notre département. Il a accordé une entrevue dans le cadre de l’émission « Le huitième continent », le 5 novembre dernier, à la station CKRL 89,1 de Québec. Le sujet de l’entrevue portait sur l’action climatique des villes. Sa thèse, intitulée L'action publique urbaine et les enjeux des changements climatiques : l'exemple de Québec et Gênes est disponible dans la collection des mémoires et thèses électroniques de l’Université Laval à http://archimede.bibl.ulaval.ca/archimede/.

Informez-nous de votre présence dans les médias en écrivant à bulletin@soc.ulaval.ca.

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Portraits de diplômés - retour sur l'activité

Mike Rousseau, Émilie Raizenne, Amélie Boivert, Martin Bussières, Marie-Pier Bresse et Édith Pouliot, diplômés du Département de sociologie de l'Université Laval, ont participé à l'activité «profils de sociologues», le 7 décembre 2015.Quels débouchés s’offrent aux diplômés en sociologie au terme de leur parcours académique ? Comment leur formation peut-elle leur être utile dans le vaste monde du travail ? Pour répondre à ces quelques interrogations fréquentes, la professeure Sylvie Lacombe recevait, le 7 décembre dernier, six diplômés du département lors de l’activité « profils de sociologues », dans le cadre du cours de premier cycle « Introduction à la sociologie ».

Devant un auditoire nombreux et attentif, les six anciens étudiants aux profils bien différents ont pu présenter leurs parcours académiques et professionnels et expliquer en quoi leur formation en sociologie leur servait dans leurs activités professionnelles quotidiennes.

Choisir la sociologie
Si certains ont d’emblée choisi la sociologie en sortant du cégep, d’autres n’y sont arrivés qu’après quelques détours, comme Amélie Boivert, qui se destinait d’abord au droit, puis qui a essayé diverses choses avant de choisir le baccalauréat en sociologie. À son premier cours avec le professeur Gilles Gagné, dit-elle, elle s’est tout de suite sentie « comme un poisson qu’on remet à l’eau ». Après son baccalauréat, elle a travaillé dans le domaine de la sensibilisation environnementale avant de se retrouver, aujourd’hui, coordonnatrice de l’organisme communautaire autonome RE-FA-VIE, et de s’être engagée en politique comme candidate de Québec solidaire.

Martin Bussières, aujourd’hui enseignant en sociologie et coordonnateur du Département de sciences humaines du Cégep de Lévis Lauzon, a complété une année en philosophie avant de faire le saut vers la sociologie, où il a trouvé une discipline qui lui semblait plus ancrée dans la réalité. Dès le départ, il a su qu’il souhaitait enseigner au niveau collégial et a donc orienté son parcours académique en conséquence, du baccalauréat à la maîtrise.

Édith Pouliot, également enseignante au collégial, au Cégep de Sainte-Foy, se décrit comme ayant été une jeune élève « médiocre » qui rêvait plutôt de travailler dans le milieu équestre. C’est une allergie déclarée aux chevaux qui l’a obligée à étudier en sciences humaines, où elle a eu la piqûre de la sociologie. À l’université, elle s’est illustrée par l’excellence de son dossier académique et a commencé à enseigner la sociologie à 23 ans, alors à mi-chemin de sa maîtrise. Un coup de chance jumelé à une bonne dose d’audace, puisque c’est en remplaçant une secrétaire, à titre d’auxiliaire en été, qu’elle a répondu à l’appel du cégep de Trois-Rivières qui cherchait une personne pour enseigner la sociologie dès l’automne. Elle a spontanément répondu « moi! ».

Émilie Raizenne, qui travaille maintenant comme coordonnatrice à la formation et au service conseil au Centre d’action bénévole de Québec, avait hésité à se diriger en travail social, avant de choisir la sociologie et de compléter son baccalauréat ainsi que sa scolarité de maîtrise à l’Université Laval. Tout au long de ses études, elle a cumulé les contrats d’auxiliaire de recherche et d’enseignement en plus de participer aux travaux de centres de recherche. Depuis la fin de ses études, elle a obtenu plusieurs contrats de recherche, touchant surtout la santé et les services sociaux.

Parmi les six panélistes, Marie-Pier Bresse est la seule à être demeurée sur le campus, puisqu’elle est coordonnatrice au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l’Université Laval depuis 2009. Diplômée au baccalauréat puis à la maîtrise en sociologie en 2010, elle a aussi cumulé plusieurs contrats de recherche pendant ses études et été auxiliaire pour le cours Laboratoire de recherche pendant deux années consécutives. Elle apprécie être demeurée dans un milieu de travail en contexte universitaire : « C’est un milieu d’idées, motivant et très riche intellectuellement ».

Mike Rousseau, quant à lui, a complété un baccalauréat en sociologie et est aujourd’huiconseiller en développement de politiques à la direction des politiques de lutte contre la pauvreté et de l’action communautaire du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Dans le cadre de ses fonctions, il a notamment participé à mettre sur pied la vaste campagne de consultation publique sur la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale qui se déroule présentement.

Une formation solide qui prépare au travail
Les six participants s’accordent tous pour dire que leur formation en sociologie leur a donné tous les outils nécessaires à Étudiants assistant à l'activité «profils de sociologues», le 7 décembre 2015l’exercice de leur profession actuelle. Parmi les compétences développées, tous soulignent que les cours ont largement contribué à aiguiser leur esprit critique, leur grande capacité d’analyse, leur ouverture d’esprit et la faculté d’avoir une vision globale sur les différents phénomènes sociaux.

Ce regard global, Martin Bussières le voit comme un atout, devant travailler avec 19 enseignants issus de disciplines différentes. « La sociologie touche à tout, il y a de la sociologie-historique, socioéconomique, de la psychosocio… de sorte que, sans être un spécialiste dans ces domaines, je peux comprendre, et cette vision globale m’incite à respecter ce que font les autres professeurs, à comprendre les motivations de leurs actions », explique-t-il.
Édith Pouliot, quant à elle, considère que sa formation universitaire lui a permis de développer un fort esprit critique, qu’elle souhaite aujourd’hui transmettre à ses jeunes étudiants du collégial, en tentant d’ouvrir leurs esprits, de les inciter à faire des liens, à mieux analyser.
Dans son travail au sein d’un organisme communautaire axé sur la famille, Amélie Boivert accomplit des tâches très variées où la sociologie lui sert quotidiennement pour la compréhension des liens entre les différents acteurs et pour sa sensibilité aux dynamiques du quartier, à la vie de quartier, par exemple.

Sur le plan pratique, l’apport des cours de méthodologie, tant quantitative que qualitative, est indéniable pour ces diplômés, permettant de savoir conduire une recherche de A à Z, de résumer efficacement des rapports denses et complexes ou de bien interpréter des études et des statistiques. Émilie Raizenne confirme que la maîtrise de ces outils méthodologiques est souvent appréciée des employeurs. « Même pour les cours plus généraux, à la fin des études, on ne voit pas immédiatement que ça sert, mais maintenant, je vois à quel point ça m’est utile. »

Au sommet de la liste, les compétences acquises en rédaction sont maintes fois soulignées, notamment par Amélie Boivert qui doit remplir de nombreuses demandes de subventions, « le nerf de la guerre des organismes », affirme-t-elle, poursuivant que la qualité et la clarté de son écriture ont souvent été louangées.
Même discours du côté de Marie-Pier Bresse, pour qui la recherche de financement pour le centre de recherche occupe une grande part de son emploi du temps, à travers une multitude de tâches de communication, d’animation, de production de rapports scientifiques et de tout ce qu’il faut pour que les activités du CRAD se déroulent rondement. « La rédaction représente 80% de mon travail », estime Mme Bresse.

Si tous s’entendent pour dire que la formation générale est complète, les deux enseignants au collégial insistent particulièrement sur l’utilité de certains cours au choix plus spécialisés, comme ceux de sociologie de la santé ou de sociologie de la famille. Ces cours peuvent ouvrir des portes insoupçonnées à enseigner dans des programmes techniques tels que sciences infirmières ou travail social. « Même si un cours vous paraît un peu moins intéressant, ne jetez pas vos notes trop vite, prévient Édith Pouliot, vous ne savez jamais quand ça peut servir! ».

Le laboratoire de recherche en sociologie, un incontournable
Chacun des diplômés invités a tôt ou tard mentionné le laboratoire de recherche en sociologie comme un cours marquant dans leur formation et tous conseillent fortement aux étudiants de le suivre, puisqu’il est maintenant devenu optionnel.
Véritable coup de cœur de Mike Rousseau, le laboratoire est selon lui un incontournable dans son parcours. « Le laboratoire oblige à se lancer, à aller rencontrer des gens, à répondre à une question et à travailler en équipe, en partenariat », énumère-t-il, mentionnant l’atout non négligeable d’avoir une véritable recherche à son actif à présenter au moment d’entrer sur le marché du travail.
Amélie Boivert insiste à son tour et s’exclame: « Prenez-le, prenez-le! », soulignant à quel point ce cours lui a permis de développer une écriture fine et précise en plus de plein d’autres compétences.

Des conseils aux futurs sociologues
Hormis les deux enseignants, les autres panélistes ont décroché des emplois qui ne demandaient pas précisément des candidatures de sociologues. À ce sujet, le conseil général est de ne pas se fermer de portes, d’oser postuler malgré les appellations d’emploi et de savoir « se vendre » en tant que sociologue, en misant justement sur les nombreux acquis mentionnés tout au long de la présentation : l’esprit critique, la capacité de synthèse, d’analyse et l’aisance en rédaction, l’ouverture d’esprit et la vision globale, car la sociologie touche pratiquement à tous les domaines de la vie sociale et de l’intervention comme l’économie, la politique, la santé, etc.

De plus, toutes les expériences connexes, comme les contrats d’auxiliaire de recherche ou d’enseignement, peuvent ajouter des atouts indéniables au curriculum vitae. Martin Bussières mentionne son contrat au sein du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les banlieues (GIRBa) où il a transcrit et codé plus de 100 entrevues, une expérience qu’il estime très formatrice. Il souligne également qu’une part cruciale de son apprentissage universitaire vient de son engagement auprès des associations étudiantes comme l’AÉSS, le RÉSUL et l’ACCES.

Émilie Raizenne considère que de varier les expériences de travail et de formation permet de mieux se faire valoir sur le marché du travail, puisque cela permet de toucher à plein de sujets, de domaines, de rencontrer des gens différents. « Mon emploi actuel est un peu comme une boîte à surprise et cela me donne la capacité de répondre à toutes les demandes », illustre-t-elle, ajoutant que cela a développé son ouverture et sa confiance. « Je n’ai plus peur d’aller vers de nouveaux défis, les employeurs sont agréablement surpris de ma capacité d’adaptation ».

Pour décrocher un emploi, un réseau professionnel est souvent utile, d’où l’importance de s’impliquer, de faire du bénévolat, d’accepter des contrats ou de fréquenter les associations et regroupements professionnels auprès de qui l’on souhaiterait travailler plus tard, ajoutent certains des panélistes. « Bref, ne restez pas dans votre coin ! », encourage Mme Raizenne.
Si l’audace d’essayer a bien servi Édith Pouliot pour l’enseignement, ça aussi été le cas de Mike Rousseau qui, voyant son contrat dans la fonction publique se terminer, a postulé pour de nombreux emplois affichés à l’interne auxquels il n’aurait normalement pas été admissible. Une démarche qui a porté fruit, manifestement.
Marie-Pier Bresse conseille pour sa part de penser aux réseaux de chercheurs et de s’abonner aux infolettres où se retrouvent souvent des offres d’emploi. Cela permet aussi de savoir qui fait quoi dans le milieu.

Enfin, avec une formation en sociologie, il faut s’entraîner à employer ses acquis, notamment théoriques, d’une manière accessible aux autres : « Il faut pouvoir transmettre nos connaissances à d’autres, explique M. Bussières, il faut traduire en fonction des personnes à qui l’on s’adresse, élus, cégépiens de 17 ans, et se rappeler que certains termes leurs seront inconnus ».

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Portrait d'étudiant - Pierre-Élie Hupé

Pierre-Élie Hupé est étudiant à la maîtrise en sociologie avec mémoire sous la direction de Madeleine Pastinelli. Son mémoire, dont il achève présentement la rédaction, s’intéresse à l'anticipation personnelle du futur individuel et de l'avenir collectif des jeunes Québécois(e)s de 20 à 25 ans. Il a reçu en 2013 la bourse d'excellence Hydro-Québec 2013-2014 pour le meilleur dossier à l'admission à la maîtrise en sociologie. Le Bulletin s’est entretenu avec lui.

Bulletin de sociologie : Quel est votre parcours académique et/ou professionnel? 
Pierre-Élie Hupé :
J'ai fait un baccalauréat en sociologie de l'automne 2009 au printemps 2012. Avant cela, j'ai travaillé en construction dans l'Ouest canadien, j’ai voyagé en Amérique du Sud et travaillé comme cuisinier. Entre l'automne 2012 et 2013, j'ai pris un an pour travailler et m'impliquer dans la coopérative de solidarité l'AgitéE. Depuis 2013, je suis à la maîtrise en sociologie.

BdS : Pouvez-vous présenter votre sujet de mémoire et expliquer d'où vient votre intérêt pour ce sujet ?
PÉH :
Mon mémoire part d'une question toute personnelle, puisqu'au moment de Pierre-Élie Hupé, étudiant à la maîtrise en sociologiedébuter l'enquête, je ne me projetais pas dans l'avenir. J'ai demandé à mes ami(e)s quelle était leur anticipation du futur et plusieurs me répondaient par la même indétermination, la même errance devant le choix de vie. Je tenais donc un phénomène social dont j'ai choisi d’approfondir la compréhension. Quant à la branche du grand arbre de la sociologie sur laquelle est perché mon projet, j'en suis venu à considérer travailler une sociologie de la culture au sens fort, que j'appelle parfois sociologie générale.

BdS : Où en êtes-vous dans votre recherche et quels constats s'en dégagent jusqu'ici?
PÉH :
Je suis en train de finaliser mon mémoire. Il s'en dégage une dispersion des projections. Certains se projettent dans un horizon d’à peine un an alors que d’autres réfléchissent sur l’avenir dans 55 ans. J’observe aussi que les éléments structurant leur réflexion sur l’avenir collectif sont très variables : certains expriment leur croyance dans le progrès, d’autres développent des anticipations appuyées sur des croyances magico-religieuses, et l’on rencontre des critiques de l’inertie du présent, soulignant notamment l'importance d'agir pour protéger l'environnement. Mais en général, les jeunes sont optimistes pour ce qui les concerne, se sentant maîtres de leur futur personnel, en projetant dans le lointain les enjeux de l’avenir collectif qui pourraient les affecter. Optimistes pour les décennies qu’il leur reste à vivre, rares sont celles et ceux qui réfléchissent aux façons dont les conséquences des changements climatiques, de la guerre, etc., qui teintent des tableaux de l’avenir collectif plutôt sombres, peuvent influencer leur parcours.

BdS : Y a-t-il des résultats qui vous ont particulièrement surpris, marqué?
PÉH :
La forte dissociation entre les volets individuel et collectif est probablement ma plus grande surprise. Une seule personne lie directement sa prospective personnelle avec celle qu’ils développent sur l’avenir du monde. Les autres traitent ces deux sujets séparément. L'autre élément qui m'intéresse est le souci pour le monde commun exprimé dans les entrevues. Des prises de position normatives à propos d'enjeux collectifs sont récurrentes dans la majorité des entrevues. Cependant, il semble manquer de « communs » pour reprendre l'expression de Dardaut et Laval, de lieux politiques où les gens se regroupent pour agir collectivement dans le monde. Ce manque s'exprime par un usage du conditionnel, d'un « ils » dont les jeunes s'excluent, ou dans l'attente d'un mouvement collectif. Je lis une forme de solitude dans le mode de vie, un individualisme politique qui dépossède les jeunes d'une représentation de leur capacité d'action.

BDS : Et pour la suite?
PÉH :
Je compte commencer le doctorat en janvier. J'y suis même déjà inscrit. Je souhaite travailler sur la socialité dans les écovillages, ces communautés intentionnelles qui mettent en leur cœur la durabilité, l'environnement, une socialité qui rompt avec l'individualisme contemporain, et une spiritualité généralement tournée vers un déplacement de l'humain à resituer au centre du monde. L'autarcie étant impossible, la question économique se pose toujours dans ces projets dont les visées se veulent durables. Je veux concentrer mon analyse sur les modes de fonctionnement formels et informels, les interactions qu'entretiennent les membres entre eux et avec la communauté environnante, et leurs rapports avec l'État libéral et la société capitaliste desquels l'écovillage tente de se distancer tout en y étant inscrit.

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Ce qu'un professeur en pense

Souhaitant permettre aux étudiants de mieux connaître les professeurs du département et leurs objets de réflexion, le Bulletin présente une nouvelle rubrique où l’espace leur est librement attribué pour faire une courte analyse d’un phénomène ou d’un sujet d’actualité. Dans ce numéro, s’intéressant aux mouvements de grèves étudiantes, le professeur André C. Drainville s’est proposé de répondre à la question suivante : Pourquoi l'automne 2015 n'est-il pas le printemps 2012, ou même celui de 2015?

André C. Drainville est professeur à l'Université Laval depuis 1991, au Département de sociologie depuis 2007. Empruntant la notion de « situation » à Jean-Paul Sartre et aux thèses de Walter Benjamin l'idée que l'histoire doit être pensée à partir de moments de danger, il travaille depuis 20 ans à l'analyse des formes de résistances à la mise en ordre néolibérale du monde. Il a publié quatre livres et une trentaine d'articles scientifiques. Son dernier texte publié, The Moral Economy of Global Crowds: Egypt 1977, Brazil 2013, est disponible en ligne.

Voici sa réponse à la question posée 

L'expression a été considérablement galvaudée, mais un « printemps » demeure un moment d’exception. C'est le fait d’une impression collective, d'un sentiment pré-subjectif que de nouvelles possibilités sont apparues, qu'une brèche a été ouverte, que tout est possible, que la conjoncture est propice à un changement. Aristide Zoldberg parlait de « moments of madness », c'est-à-dire de conjonctures que les rationalités stratégiques ou instrumentales ne parviennent pas à circonscrire. Cela dépasse ce qui peut être construit politiquement, organisé, programmé, trituré par les politiques et cela crée sa propre raison, ses propres opportunités. Si elles ne sont pas saisies, elles seront perdues et oubliées.

Dans la conjoncture présente, ce sentiment est fort probablement dépendant d'une impression que les circonstances de la vie - les situations de fait, qui donnent sens à l'existence et permettent la liberté - sont à risque. À un moment où le néolibéralisme envahit toutes les situations (tous les espaces de sens, écrit Zigmunt Baumann) et veut tout capitaliser, ce sentiment est à la fois local et global. « Glocal » disent les géographes. Il y a toujours des modalités, mais le sens d'ébranlement est partagé. Il nous situe et nous rapproche du monde.

En 2012, le printemps s'est produit. Il y avait évidemment tout ce que le mouvement étudiant a réussi à construire, ce qui a été fédéré, trituré politiquement, les alliances créées, les bonnes tactiques utilisées, l'impact des réseaux sociaux, mais au-delà de cela, un sentiment collectif qui mettait en jeu notre manière d'être dans le monde comme Québécois. Que le droit d’exister était en jeu. Notre part à nous d'universalité. Voudrions-nous réfléchir politiquement que nous pourrions expliquer ce qui s'est passé, ex post, par stratégie et modalités, mais à vrai dire, personne n'aurait pu anticiper, en janvier, que le printemps allait arriver. C'est une réalité subjective, fugace, facilement trahie, difficilement honorée. 

Le mouvement étudiant s'est raisonnablement résigné à ce que l'été suive le printemps et le Parti Québécois a été élu. Vote stratégique, fin du printemps, début d'une plus triste saison (c'est parce qu'il enjoint toujours à voter stratégique que le Parti Québécois fera peut-être l’indépendance, mais jamais la souveraineté).

En 2015, le mouvement étudiant a essayé de reconduire le printemps, ce qui est déjà un non-sens. La subjectivité ne se masturbe pas. Il serait peut-être parvenu à un petit quelque chose si un mauvais calcul (stratégie, stratégie, quand tu nous tiens) ne l'avait pas encouragé à attendre l'automne pour faire alliance avec les syndicats de la fonction publique - eux qui peinent à mobiliser leurs propres membres sur les enjeux les plus étroits et sont très certainement incapables de mettre le doigt sur des vérités qui résonnent ou font sens. 

Arrivé l'automne 2015, voici le mouvement étudiant tristement inféodé aux syndicats (à l'idée d'un front commun et aux pratiques syndicales), englué dans un cycle de négociation qui les dépasse, fixé à l'État-nation, absolument coincé, partenaire junior à la traîne de rien.

Des gains, des pertes, des alliances et des trahisons, mais pas de printemps, et donc, pas de liberté.   

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Conférences et événements

Lancement de la revue Aspects sociologiques

Revue Aspects SociologiquesLe lancement du dernier numéro de la revue scientifique étudiante Aspects sociologiques aura lieu le jeudi 17 décembre à compter de 15h, au local 3-D du pavillon De Koninck.
Ce numéro, sous la direction de Anne-Sophie Ruest-Paquette est intitulé « Genre et sexualité : quelques enjeux contemporains ». Lors du lancement, les étudiants en sociologie pourront se procurer un exemplaire gratuitement. De plus, une conférence ayant pour titre « Voyage au pays des masculinités » sera offerte par Gilles Tremblay, responsable de l’équipe de recherche Masculinités et Société. Par la suite, un léger goûter sera servi dans le hall de la Faculté des sciences sociales, au 3e étage du pavillon De Koninck.


5@7 de la rentrée : session d’hiver 2016

Le 5@7 de la rentrée aura lieu le 14 janvier 2016, dès 17h, dans le hall de la Faculté des sciences sociales, au 3e étage du pavillon De Koninck. Les étudiants de tous les cycles, les professeurs ainsi que les membres du personnel du Département de sociologie sont chaleureusement invités à venir se retrouver ou à en profiter pour faire plus ample connaissance. Vin, breuvages non alcoolisés et petites bouchées seront servis.

Cycle de conférences sur les migrations internationales

Le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIÉQ), en collaboration avec la Faculté de foresterie, géographie et géomatique, la Faculté des sciences sociales, le Département de sociologie et le Département de géographie, présentent une série de conférences sur le thème des migrations internationales. Trois conférences se tiendront à la session d’hiver 2016 :

Annick Germain, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique – Centre Urbanisation Culture et Société
Mardi le 2 février 2016 à 12h, Pavillon Félix-Antoine-Savard, local 1613

L’immigration au-delà de l’intégration : cohabiter et gérer la diversité dans la ville
Vue sous un angle urbain, l’immigration doit être abordée à partir de perspectives axées sur la compréhension située de dynamiques de cohabitation oscillant entre convivialités et tensions. Ces dynamiques font intervenir simultanément une diversité de marqueurs, à l’occasion religieux. Quelles leçons pouvons-nous tirer des analyses récentes sur les dynamiques de cohabitation interethnique dans la métropole montréalaise sur le rôle des villes et des instances municipales face à l’immigration en contexte québécois ?

Cécile Lefèvre, Université Paris Descartes
Mardi le 15 mars 2016 à 12h
, Pavillon Charles-De-Koninck, local 3470

Mouvements et politiques migratoires dans l’espace post-soviétique
À la suite de la dislocation de l’URSS en 1991, de nouvelles dynamiques migratoires se sont développées à travers l’espace post-soviétique, à l’intérieur de cet espace recomposé, mais aussi avec l’Europe, et la Chine plus récemment. Les flux en provenance des pays d’Asie centrale et du Caucase vers la Russie se sont intensifiés, mais ils n’enrayent pas la dépopulation que connaît la Russie. La politique migratoire à l’égard de ces populations est en effet contradictoire, dans les déclarations officielles, leur accueil est encouragé concernant certaines professions et certaines régions, mais la réalité pour les individus est souvent bien autre.

Andrea Rea, Université Libre de Bruxelles, Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l’Égalité
Mardi 5 avril 2016 à 12h, Pavillon G.-H.- Kruger, salle 2320

La frontière-réseau : penser l’articulation mobilité et immobilité dans les contrôles aux frontières
La communication entend présenter les principales approches conceptuelles contemporaines de la notion de frontière. Elle propose une approche alternative des processus de frontièrisation en se concentrant davantage sur la relation entre frontière et mobilité plutôt qu’entre frontière et territoire, relation dominante dans la littérature. La frontière est définie comme frontière-réseau. Cette dernière est composée d’unités d’espace-temps (aéroport, port maritime, l’espace public, etc.) où des humains (bureaucrates dans les consulats, gardes-frontières, agents de liaison, policiers, voyageurs, etc.) et des non-humains (bases de données, des lois, des procédures) interagissent aux fins de trier, catégoriser et filtrer les voyageurs. Ces pratiques sont l’expression de la souveraineté étatique. Toute personne en mobilité est soumise à la surveillance, mais certains sont placés sous contrôle. À partir de cette approche, la communication analyse les politiques de mobilité de l’Union européenne examinant le risque migratoire des ressortissants des États tiers. Une analyse spécifique de la surveillance et du contrôle dans des aéroports européens est également proposée. Basée sur le concept de frontière-réseau, l’analyse de la politique européenne de la mobilité accorde une attention particulière aux dispositifs de sécurité qui tendent d’une part, à accélérer la mobilité des voyageurs légitimes, et d’autre part à filtrer et à bloquer/produire les indésirables, les personnes soupçonnées de contourner les lois de l’immigration.

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Appels à communications

Colloque étudiant du Centre de Recherche en Aménagement et Développement (CRAD)

Le 21e Colloque étudiant pluridisciplinaire du CRAD aura lieu le vendredi 11 mars 2016 au pavillon G.-H.-Kruger, à l’Université Laval. Vous trouverez ici l’appel à communications expliquant plus en détail les différents types de projets admissibles et les modalités de présentation. Tous les étudiants membres du CRAD ainsi que les auxiliaires de recherche sont invités à soumettre une proposition à marie-pier.bresse@crad.ulaval.ca au plus tard le lundi 18 janvier 2016 à 16h.

Colloque étudiant du laboratoire / art et société / terrains et théories

Le laboratoire / art et société / terrains et théories (l/as/tt), en collaboration avec la Chaire Fernand-Dumont sur la culture et la collection Monde culturel (Presses de l’Université Laval), présentera son troisième colloque étudiant le 26 février 2016 à Montréal, au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS.
Pour l’occasion, le comité scientifique souhaite réunir des communications qui s’intéressent aux problématiques entourant les pratiques artistiques et culturelles contemporaines, de la création des oeuvres à leur réception.
Pour connaître les modalités de présentation et avoir plus d’information, consultez le document PDF de l’appel à communications.
La date limite pour l’envoi des propositions est le 22 janvier 2016

Colloque étudiant de l’ACSSUM

L'Association des cycles supérieurs en sociologie de l'Université de Montréal (ACSSUM) organise pour une 11e année consécutive son colloque étudiant ayant cette année pour thème « Socialisation & conformisme ». Le colloque se tiendra les 10 et 11 mars 2016.
Les formulaires de propositions de communication doivent être soumis au plus tard le 20 janvier 2016 à minuit. Pour plus d’information, consultez l’appel à communications ou la page Facebook de l’événement.

 

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Les brèves

Vaste consultation publique du gouvernement pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Le gouvernement du Québec mène actuellement une consultation publique en ligne afin de mieux orienter la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale instituée par la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
La consultation vise à recueillir l’opinion de l’ensemble des citoyens, mais plus particulièrement à connaître celle des personnes en situation de pauvreté, des organisations autochtones et des organisations partenaires nationales et régionales sur les principaux enjeux de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Vous avez jusqu’au 16 décembre 2015 pour donner votre avis au moyen du questionnaire en ligne. Il est aussi possible de déposer un mémoire à titre de citoyen ou d’organisation. La date limite dans ces deux cas est le 29 janvier 2016. Vous trouverez le formulaire ainsi que toutes les informations pertinentes sur le site du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Concours 2015 du prix d'excellence Georges-Henri-Lévesque de l'ACSALF

Le prix Georges-Henri-Lévesque de l’Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF) récompense chaque année l’excellence de deux mémoires de maîtrise rédigés en français, l’un en sociologie et l’autre en anthropologie.
Pour vous inscrire, complétez le formulaire d’inscription et demandez à votre directrice ou votre directeur de remplir un formulaire d’appréciation. Les candidatures doivent parvenir à l’association au plus tard le 1er mars 2016.
Les règlements du concours ainsi que tous les formulaires nécessaires peuvent être téléchargés sur le site de l’ACSALF.

Une bibliothèque en l’honneur de Fernand Dumont

La Ville de Québec a inauguré, le 8 décembre dernier, une nouvelle bibliothèque municipale nommée en l’honneur du sociologue et ancien professeur de notre département, Fernand Dumont. Cette succursale est installée dans l'aile nord de l'église Saint-Grégoire du quartier Montmorency, qui a vu grandir cet intellectuel renommé. Modeste en taille, la bibliothèque Fernand-Dumont rassemble près de 5000 livres, mais permet d’accéder à toutes les collections des bibliothèques de Québec. L’inauguration s’est déroulée en présence du fils de Fernand Dumont ainsi que du maire de Québec, Régis Labeaume, qui fut son étudiant lors de ses études en sociologie à l’Université Laval. Cet article paru dans le quotidien Le Soleil vous permettra d’en savoir davantage.

 

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Publications récentes

Plusieurs professeurs et un chargé de cours du département ont publié des articles scientifiques ou des chapitres d’ouvrages dans les derniers mois. Voici un aperçu des plus récentes parutions.

Andrée FortinCouverture du livre «Vivre en famille au coeur de la ville»

Andrée Fortin, 2015, « Tourisme culturel et développement régional : une typologie des modèles québécois », dans Myrtille Roy-Valex et Guy Bellavance (dirs), Arts et territoires à l’ère du développement durable. Vers une nouvelle économie culturelle ?, Québec, Presses de l’Université Laval, p. 177-201.

Andrée Fortin, 2015, « Politiques et imaginaire de la ville », dans : Jean-Philippe Meloche et Juan Torres (dirs), Vivre en famille au cœur de la ville, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, p. 75-90.

André C. Drainville

André C. Drainville, “The Moral Economy of Global Crowds: Egypt 1977, Brazil 2013”, New Global Studies 2015; 9(2): 101–124.Couverture du livre City-regions in prospects

Louis Guay

Guay, Louis et Pierre Hamel (2015), “The environmental governance of Canadian city-regions. Problems, Actions, and Challenges”, dans Kevin E. Jones, Alex Lord et Rob Shield (sous la dir. de), City-Regions in Prospect. Exploring Points Between Place and Practice. Montréal & Kingston, McGill-Queen’s University Press: 213-236.
Disponible en ligne

Simon Langlois

Simon Langlois, « Le sentiment de justice sociale : entre équité et égalité », dans Annick Poitras (dir.), L’État du Québec 2016, Montréal, Del Busso éditeur, 2015 : 245-250.

Emiliano Scanu

Scanu, Emiliano et Cloutier, G. (2015) “Why do cities get involved in climate governance? Insights from Canada and Italy.” Urban Environment, 9: 1-27.

 

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Dates importantes

Jeudi 17 décembre
Séance d'information à l’intention des étudiants en rédaction de thèse et de mémoire
Bibliothèque, pavillon Jean-Charles-Bonenfant, local 1343
14h à 15h30

Du 24 décembre au 2 janvier inclusivement
Congé des fêtes

Vendredi 8 janvier
Fin de l’inscription à la session d'hiver 2016 (enseignement régulier)

Date limite de dépôt des candidatures aux Bourses d'excellence Eiffel Doctorat, un outil développé par le Ministère des affaires étrangères afin de permettre aux établissements français d’enseignement supérieur d’attirer les meilleurs étudiants étrangers, dans des formations diplômantes de niveau master et en doctorat (plusieurs bourses de montant variable).

Lundi 11 janvier
Début de la session d'hiver 2016

Début des cours et poursuite de la période de modification du choix de cours

Vendredi 15 janvier
Date limite pour demandes d'admission à la session d'été 2016 pour les candidats étrangers à un programme des 1er, 2e et 3e cycles, sauf pour le programme spécial de français, langue étrangère ou seconde

Mardi 19 janvier
Fin de la période de modification du choix de cours

Vendredi 22 janvier
Visitez l'UL : Visite à la carte pour les futurs étudiants canadiens hors Québec et les futurs étudiants québécois.
13h30 à 15h30

Lundi 25 janvier
Date limite pour abandon total ou partiel des cours avec remboursement des droits de scolarité, des frais de gestion, afférents et technologiques pour les cours à horaire régulier
23h59

Date limite de dépôt des candidatures aux bourses pour études supérieures à Londres qui vise à encourager les étudiants à poursuivre leurs études supérieures à Londres tout en résidant au Goodenough College (6 bourses de montant variable).

Vendredi 29 janvier
Date limite pour preuve de satisfaction aux exigences d'admission pour les étudiants admis conditionnellement et inscrits provisoirement à la session d'hiver

Date limite de dépôt des candidatures aux Prix de la Présidence de l'Assemblée nationale, qui récompense la qualité et l'originalité d'une œuvre portant sur la politique québécoise (deux bourses de 1 500 $ et une bourse de 5 000 $).

Date limite de dépôt des candidatures à la Bourse Garfield-Weston pour recherches nordiques (10 bourses de doctorat de 50 000 $ et 10 bourses de maîtrise de 15 000 $).

Lundi 1er février
Date cible pour demandes d'admission à la session d'automne 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors Québec à un programme de 2e et 3e cycle

Date limite pour demandes d'admission à la session d'automne 2016 pour les candidats étrangers à un programme des 1er, 2e et 3e cycles

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