Bulletin d'information

No 21 - Novembre 2015

Mot du directeur

Dominique Morin, directeur du Département de sociologieÀ l’heure des inscriptions pour la session d’hiver 2016, les chroniques des directeurs des programmes de ce Bulletin donnent quelques indications aux étudiants facilitant leur cheminement, auxquelles s’ajoutent de brèves présentations des cours et des séminaires au choix offerts en sociologie. Pour aider les étudiants du premier cycle à identifier des cours pertinents pour la formation de sociologue qu’ils peuvent choisir dans des disciplines connexes, Charles Fleury a constitué, avec la collaboration d’autres directeurs des programmes du premier cycle, un imposant tableau répertoriant tous les cours offerts cet hiver qui seront reconnus dans l’une ou l’autre des concentrations du baccalauréat. Nous incitons les étudiants à le consulter.

La campagne de philanthropie auprès des diplômés de sociologie s’amorce ce mois-ci dans le cadre de la « Grande campagne de l’Université Laval ». Par le passé, plusieurs diplômés ont fait des dons spécialement en appui à nos activités d’enseignement et de recherche et nous leur en sommes très reconnaissants. Nous avons choisi d’inciter, dans cette campagne, l’engagement pour des dons réguliers sur plusieurs années, dans le respect des capacités de chacun. Un article dans ce Bulletin donne plus de précisions sur le projet de cette campagne initiée par Simon Langlois. Le département demeure aussi ouvert à recevoir de ses diplômés des propositions de mandats de recherche pour les équipes du Laboratoire, des occasions de stages ou d’autres idées de projets qui seraient enrichissants pour les étudiants, sans oublier les opportunités de faire connaître la sociologie et sa pertinence hors de nos cours et de nos séminaires.

Je porte à votre attention deux activités qui se tiendront prochainement, et qui valorisent les réalisations d’étudiants de notre département. Le 4 novembre, à 19 h, à l’Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins, nous projetterons le documentaire au titre ironique L’austérité n’affecte personne, réalisé par Pierre Fraser qui soutiendra bientôt son doctorat. Son projet de sociologie visuelle s’appuie sur les résultats du rapport d’enquête produit par Raphaël Létourneau au Laboratoire de recherche, qui avait répondu à un appel d’offres du Regroupement des organismes communautaire de la région de Québec. La projection sera suivie d’une table ronde à laquelle participeront notamment Marie-Hélène Deshaies, candidate au doctorat, et Andrée Fortin, professeure émérite de notre département. Le 7 décembre, Sylvie Lacombe ouvre aux étudiants des trois cycles en sociologie l’activité « profils de sociologues » qu’elle organise dans son cours d’introduction à la sociologie. Les étudiants auront l’occasion d’échanger sur l’apport d’une formation en sociologie avec sept diplômés qui ont fait un bout de chemin dans des directions différentes (voir la section conférences et événements). Ce Bulletin comprend aussi un article sur la diffusion exemplaire des résultats d’un autre laboratoire de recherche, deux portraits d’étudiantes à la maîtrise et trois annonces de soutenance de thèse.

À la suite de la grève étudiante et des coupures budgétaires du printemps dernier, une réunion générale d’information et de discussion avec le directeur et les professeurs avait été demandée par les associations étudiantes. Le projet de cette rencontre, reporté à l’automne d’un commun accord avec les associations, coïncidera finalement avec la reprise de leur grève engagée en appui aux journées de grève du front commun et du milieu communautaire. Cette réunion se tiendra le vendredi 6 novembre, de 13h30 à 15h30. En ouverture, j’y ferai comme promis un bilan de la situation du département et des mesures prises depuis juin pour composer avec un budget de fonctionnement réduit.

Les membres du Département de sociologie sont aussi invités à rencontrer les deux candidats au poste de doyen de la Faculté des sciences sociales : M. François Gélineau, directeur du Département de science politique, et M. Jean Vézina, directeur de l’École de psychologie. Les moments prévus pour les rencontres vous seront communiqués par courrier électronique. J’invite tous les membres du département à prendre connaissance des lettres de présentation, des plans d’action et des CV des candidats (disponibles sur le site de la faculté). Les deux candidats entendent poursuivre le développement de la faculté en misant sur la consultation et la collégialité, le respect et le renforcement des différentes disciplines, l’ouverture d’esprit aux idées nouvelles et le travail d’équipe, notamment entre les départements et les écoles. Vous pourrez interroger les candidats sur leurs projets et leur vision de l’avenir de la faculté à court et à moyen terme, ainsi que sur des questions qui concerneraient plus spécifiquement les étudiants, les professeurs, les chargés de cours ou les autres groupes d’employés. Notre faculté est la plus populeuse de l’Université Laval, ce qui constitue une richesse autant qu’un défi pour les discussions à venir sur nos orientations. J’y souhaite une participation significative des sociologues.

Rappelons, en terminant, que le prochain doyen sera nommé par le conseil d’administration, après une consultation des membres de la faculté, incluant un vote électronique entre le 9 et le 13 novembre, et la réception du rapport d’un comité de nomination formé de membres de la faculté et présidé par le recteur. Le comité soumet un choix de candidat au conseil qui se prononce sur cette recommandation (voir la procédure pour plus de détails). Je termine ce mot du directeur en remerciant le Doyen par intérim, Jacques Mathieu, de sa confiance, de sa collaboration à nos projets et de sa grande disponibilité depuis juin.

Bonne lecture du Bulletin et merci à tous ceux qui y ont contribué !

Dominique Morin

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Chronique du 1er cycle

Charles Fleury, directeur des programmes de 1er cyclePar Charles Fleury
Directeur des programmes de 1er cycle

La période des inscriptions pour la session d’hiver débute le 2 novembre. Afin de vous guider dans vos choix de cours, voici quelques informations utiles. 

D’une part, je vous rappelle l’importance de vous inscrire prioritairement aux cours qui sont obligatoires dans votre programme d’études (et pour lesquels vous êtes admissibles) pour éviter d’être retardé dans votre cheminement. Six cours obligatoires sont offerts cet hiver : 1) Théorie sociologique : de Marx à l’École de Francfort (SOC-2100); 2) Méthode de la recherche empirique (SOC-1004) (cours obligatoire pour les étudiants admis à partir de l’automne 2015 seulement) ; 3) Formation et développement du Québec contemporain (SOC-1003); 4) Théorie sociologique : globalisation (SOC-2700) (préalable : avoir complété 45 crédits) ; 5) Analyse de données II (SOC-4101) (préalable : avoir fait le cours Analyse de données I) et 6) Laboratoire de recherche II (SOC-2003) (cours obligatoire pour les étudiants admis à l’automne 2014 ou avant et qui ont fait le cours SOC-2002 Laboratoire de recherche I).

J’insiste tout particulièrement sur l’importance de faire le cours Théorie sociologique : de Marx à l’École de Francfort (SOC-2100) cet hiver, car celui-ci ne sera pas redonné avant l’automne 2017. De même, pour les étudiants admis au baccalauréat à l’automne 2015, il est plus que judicieux de suivre le cours Méthodes de la recherche empirique (SOC-1004), lequel est un prérequis à plusieurs autres cours de votre programme. Pour rappel, les étudiants qui font ou qui ont fait le Laboratoire de recherche n’ont pas à suivre ce cours.

J’attire par ailleurs votre attention sur la diversité des cours à option offerts cet hiver. Deux cours de sociologie au choix sont offerts en classe et cinq à distance (voir les descriptifs plus bas). Les cours à distance ne sont pas moins bons que les cours en classe; ils exigent simplement un peu plus de discipline personnelle. Tous ces cours font partie de l’une ou l’autre des concentrations que le département offrira à partir de l’automne 2016 et auxquelles vous pourrez vous inscrire rétroactivement. Si l’une de ces concentrations vous intéresse, vous pouvez déjà orienter vos choix de cours en conséquence.

 

Concentrations/Cours

Culture et
modes de vie

Fondements
théoriques

Espace
et société

Populations
et tendances sociales

Travail et
organisations

SOC-1100 Stratification et classes sociales

x

 

 

x

x

SOC-2103 Afrique, Amérique latine et mondialisation

 

 

x

x

 

SOC-2117 Consommation et modes de vie

x

 

 

x

x

SOC-2120 Sociologie de l’innovation technologique

 

 

 

 

x

SOC-2131 Chine, Inde et mondialisation

 

 

x

x

 

SOC-2137 Sociologie de la santé

x

 

 

x

 

SOC-2153 Lieux et espaces sociaux

x

 

x

 

 

 

Et puis, n’hésitez pas à consulter l’horaire des cours offerts dans les autres départements. Je vous rappelle que le programme de baccalauréat en sociologie exige de faire de 4 à 7 cours (12 à 21 crédits) de formation complémentaire. Ces cours peuvent être des cours en anthropologie (ANT), architecture (ARC), cinéma (CIN), counseling et orientation (CSO), consommation (CNS), criminologie (CRI), développement durable (DDU), ethnologie (ETN), géographie (GGR), études pluridisciplinaires (GPL), histoire de l’art (HAR), histoire (HST), littérature (LIT), mathématiques (MAT), management (MNG), philosophie (PHI), science politique (POL), psychologie (PSY), relations industrielles (RLT), sciences des religions (SCR), statistique (STT) ou service social (SVS). Pour vous aider à identifier des cours pertinents dans des disciplines connexes offerts cet hiver, vous pouvez consulter ce document téléchargeable qui indique la liste de ceux qui sont à l’horaire et qui seront reconnus dans les concentrations du baccalauréat. Vous verrez que ces listes sont généreuses. Nous vous aviserons dès que les étudiants pourront s’inscrire dans l’une ou l’autre des concentrations présentées dans le dernier Bulletin de sociologie.

Je vous rappelle également que, pour compléter votre programme, vous devez atteindre le niveau d’anglais « Intermédiaire II », ce qui suppose minimalement d’avoir fait le test de classement de l’École des langues. En outre, quel que soit votre niveau d’anglais, vous devez suivre au moins un cours de langue pour diplômer. Si ce n’est pas déjà fait, n’hésitez pas à consulter la grille horaire de l’École des langues et/ou à vous inscrire au test de classement de l’École des langues.

Enfin, n’oubliez pas que si vous avez des difficultés techniques avec Capsule ou que vous êtes incapable de vous inscrire à un cours pour une raison ou une autre, vous pouvez communiquer avec madame Paule Carette (paule.carette@fss.ulaval.ca), l’agente de gestion des études qui s’occupe de votre dossier (au téléphone, on la joint au 418-656-2131, poste 5602). Pour ma part, je reste à votre disposition (charles.fleury@soc.ulaval.ca) pour toutes questions relatives à votre programme ou votre parcours, aux cours que l’on peut ou non vous reconnaître, aux possibilités de stage ou d’échange à l’étranger, et à votre éventuel passage à la maîtrise, etc.

Bonne fin de session à toutes et à tous !

 

Descriptifs des cours offerts à l’hiver :

SOC-1100 - Stratification et classes sociales  – Mercredi 12h30 à 15h20
Professeur : Charles Fleury

La campagne électorale qui vient de se terminer a fait la part belle à la classe moyenne. Mais qu’est-ce que cette classe dont la plupart des partis se disent les défenseurs et cherchent à attirer l’électorat? Existe-elle réellement? Qui en fait partie? Est-elle en déclin? Voilà quelques-unes des questions dont traitera le cours Stratification et classes sociales offert à l’hiver 2016. Plus largement, ce cours  permettra aux étudiants de s’initier aux principales approches théoriques de la stratification sociale, d’appréhender de manière critique les diverses configurations et mesures des inégalités et de saisir les tendances actuelles en matière de pauvreté et d’inégalités sociales. Accessible à l’ensemble des étudiants de l’Université Laval, qu’ils soient familiers ou non avec la discipline sociologique, ce cours approfondira diverses thématiques telles que l’effet de certaines mutations sociales récentes sur l’évolution des inégalités sociales, le rôle des politiques publiques et les conséquences sociales et individuelles de la pauvreté et des inégalités.

 

SOC-2103-Z1 - Afrique, Amérique latine et mondialisation - (cours à distance)
Professeure responsable : Nicole Bousquet

Introduction à l'évolution historique des structures sociales et des institutions politiques de l'Afrique sub-saharienne et de l'Amérique latine dans l'économie mondiale. Étude comparative de la genèse et des effets de la mondialisation sur les politiques des États. Le changement social (inégalités, pauvreté, marché du travail, mouvements sociaux) dans le monde rural et urbain. Visionnez la capsule vidéo du cours.

 

SOC-2117-Z1 Consommation et modes de vie (cours à distance)
Professeure responsable : Nancy Couture

Analyse sociologique de la nouvelle culture matérielle, de la mode et des marques, des budgets familiaux. Publicité comme objet de consommation et comme langage de la société de consommation. Consommation et strates sociales et analyses d'effets de génération et d'âge. Examens de théories sociologiques d'ensemble.

 

SOC-2120-Z1 Sociologie de l’innovation technologique (cours à distance)
Professeur responsable : Emiliano Scanu

Contexte, processus et impacts de l'innovation technologique. Science et progrès technologiques. Expliquer l'innovation. Entreprises et États dans la recherche et le développement. Politiques scientifiques et technologiques. Controverses sociotechniques : grands barrages; biosciences et biotechnologies; nouvelles technologies de l'information; nanotechnologies. Gérer les risques technologiques. Organisations à haute fiabilité. Évaluation sociale des technologies.

 

SOC-2131-Z1 Chine, Inde et mondialisation (cours à distance)
Professeure responsable : Nicole Bousquet

Introduction à l'évolution historique des structures sociales et des institutions politiques en Chine et en Inde dans l'économie mondiale. Étude comparative de la genèse et des effets de la mondialisation sur les politiques des États. Le changement social (inégalités, pauvreté, marché du travail, mouvements sociaux) dans le monde rural et urbain.

 

SOC-2137 Sociologie de la santé - Jeudi de 15h30 à 18h20
Professeur : Fabrice Fernandez

Cet enseignement s’attache à dessiner les enjeux sociaux qui entourent le rapport à la santé et à la maladie dans nos sociétés contemporaines. Alors que rien ne semble plus attaché à l’individualité et au biologique que la souffrance et le pathos, nous étudierons ce que la sociologie de la santé rend intelligible du sens du mal et de la maladie. En faisant quelques détours du côté de l’anthropologie médicale et de l’histoire des corps, de la médecine et du biopouvoir, nous explorerons les approches socio-historiques et politiques, les représentations sociales et culturelles et les formes de construction sociale du normal et du pathologique. Le cours présentera ainsi les recherches majeures qui ont structuré ce domaine d’étude, notamment autour des inégalités sociales de santé, de la production de l'activité médicale, des relations médecin-patient, du travail émotionnel dans l’activité de soin, de l’expérience de la maladie et des formes de médicalisation des comportements.

 

SOC-2153-Z1 Lieux et espaces sociaux (cours à distance)
Professeur : André C. Drainville

L’espace - compris dans le concret de la pratique comme dans ses représentations, dans sa fugacité et sa durée - est un objet privilégié, nécessaire, indispensable même, de la sociologie.  Et pour cause: « le social » est une totalité qui, pour être étudiée, doit d’abord avoir été présumée circonscrite, dans des lieux qui, tout différents qu’ils puissent être dans ce qu’ils permettent et dans ce qu’ils obligent, doivent toujours être, d’une manière ou d’une autre, pris pour conséquents.  Il n’y a pas de théâtre sans théâtres, pas de sociétés hors-lieux (sauf quand elles y sont mises) et pas de sociologie sans espace (sauf celle de l’oblitération).
Lieux et espace sociaux
présente une introduction générale à l’étude sociologique des espaces où seraient situés les rapports sociaux - en rapport auxquels et dans lesquels ils se définiraient.  D’histoire (des rapports sociaux, économiques, de manières de faire, d’être et d’interdire) et de représentations (sociologiques bien sûr, mais aussi anthropologiques, urbanistiques, géographiques, épistémologiques) il sera donc question – et aussi de modernité et de capitalisme.
Pour en savoir plus, visionnez cette capsule.

 

 

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Chronique des 2e et 3e cycles

Les inscriptions pour les cours et séminaires offerts à la session d’hiver 2016 commenceront dès le 4 novembre pour les étudiants des 2e et 3e cycles. Vous pourrez alors débuter votre inscription dans Capsule.

Toutefois, pour certains cours ou situations particulières, il est impossible de s’inscrire soi-même en ligne et il vous faudra alors communiquer avec votre directeur de programme richard.marcoux@soc.ulaval.ca ou avec l’agente de gestion des études, Nathalie Nadeau, à nathalie.nadeau@fss.ulaval.ca ou au 418 656-2131, poste 8667

Voici l’horaire provisoire des cours de la session d’hiver 2016 suivi des descriptifs des cours et séminaires au choix (en ordre de sigle) :

 

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

8h30-11h20

 

 

SOC-7150
Sociologie de la culture et des pratiques culturelles

Pascale Bédard

 

SOC-7101
Analyse quantitative de données

Marie-Ève Harton

12h30-15h20

SOC-7128
Crise, pauvreté et changements démographiques

Richard Marcoux

SOC-6101
Séminaire de maîtrise (obligatoire)

Madeleine Pastinelli

SOC-7149
Sociologie économique

Gérard Duhaime

SOC-7145
Origine de la pensée sociologique

Dominique Morin

 

15h30-18h20

 

SOC-7100
Méthodes qualitatives

Sylvie Lacombe

 

SOC-7130
Sociologie de la stratification sociale

Guy Fréchet

 

18h30-21h20

 

 

SOC-7152
Sociologie et genre

Prof. à confirmer

 

 

 

SOC-7100 Méthodes qualitatives
Mardi 15h30-18h20
Professeure : Sylvie Lacombe
Ce cours peut être suivi par les étudiants de deuxième et de troisième cycles en tant que cours de mise à niveau, mais pas s'ils ont déjà suivi le cours de premier cycle
SOC-4100
Ce cours offre un panorama assez complet des méthodes qualitatives, à l’exclusion des méthodes assistées par ordinateur. Utilisant les exposés magistraux, les travaux pratiques et les discussions à partir de recherches francophones sur données textuelles, il examine diverses notions, telles que l’objectivité, la représentativité et la rigueur; le statut de la connaissance sociologique; les rapports entre sens commun et explication sociologique; la valeur de l’intervention sociologique, etc. La matière, qui se divise en trois grandes sections, comprend donc à la fois des méthodes qualitatives et une réflexion méthodologique sur les résultats qui sont obtenus grâce à elles.

SOC-7101 Analyse quantitative de données
Vendredi 8h30-11h20
Professeure : Marie-Ève Harton
Ce cours ne peut être choisi par l'étudiant qui a suivi le cours de premier cycle
SOC-4101
Méthodologie de la mesure. Construction des indices. Validité et sûreté. Analyse multivariée. Analyse de régression et modèles structuraux. Analyse typologique. Analyse factorielle. Modèles en sociologie. L'étudiant devra effectuer certaines analyses de données en utilisant le progiciel SPSS.

SOC-7128 Crise, pauvreté et changements démographiques
Lundi 12h30-15h20
Professeur responsable: Richard Marcoux
Les crises sociales donnent lieu à d’importantes modifications des paramètres démographiques. Les baisses importantes de la fécondité qu’ont connues la plupart des sociétés occidentales, et plus récemment celles des pays dits du Sud, sont généralement présentées comme une illustration des effets inéluctables de la modernisation et du changement social qui lui est associé.  Pourtant, lorsque l’on se met à scruter plus à fonds les données de population, on observe d’importantes variations des paramètres démographiques au cours du temps, variations qui ne se présentent aucunement sous la forme d’un continuum. Comment alors expliquer ces changements ?  Le présent séminaire se propose d’examiner les assises théoriques sur lesquelles reposent ces liens entre la démographie d’une part, et les phénomènes de crises et de pauvreté d’autre part. Après avoir fait état des principales notions utilisées dans le champ disciplinaire de la sociologie de la population (malthusianisme, néo-malthusianisme, populationnisme, etc.), nous examinerons les principales avenues théoriques qui ont été privilégiée pour comprendre les liens entre les changements démographiques et les changements socio-économiques. Privilégiant une démarche critique et une perspective sociohistorique et comparative, le séminaire propose donc d’effectuer une série de regards croisés sur les tendances démographiques qu’ont connues ou que connaissent des sociétés différentes.

SOC-7130 Sociologie de la stratification sociale
Jeudi 15h30-18h20
Professeur : Guy Fréchet
Examen des théories sociologiques de la stratification sociale et des principaux travaux de recherche sur ce thème, et ce, tant dans les sociétés développées qu’au Québec.

SOC-7145 Origines de la pensée sociologique
Jeudi 12h30-15h20
Professeur : Dominique Morin
Nous lisons depuis plusieurs décennies les travaux des Durkheim, Weber, Marx, Tocqueville, Simmel et autres « sociologues classiques » comme des sources d’inspiration, mais aussi comme des points de repère pour situer ce que serait la « pensée sociologique » par rapport à d’autres œuvres de pensée plus ou moins proches de celles des sociologues. Dans une posture de « fondateurs d’une science nouvelle », ces classiques prenaient quant à eux pour points de repère et sources d’inspiration des projets de « science sociale » antérieurs que nous avons rangé dans les rayons des classiques de la philosophie, de la science politique, de la science économique ou de la morale. Ce séminaire propose de revenir au doute sur la démarcation d’un territoire de la discipline à partir duquel nous nous engagerons dans une lecture d’ouvrages réputés  précurseurs ou fondateurs en visant ce qu’ils peuvent enseigner à la pensée sociologique et sur la pensée sociologique.

SOC-7149 Sociologie économique
Mercredi 12h30-15h20
Professeur : Gérard Duhaime
La sociologie économique est à la fois l’étude sociologique des objets économiques et l’étude des dimensions économiques des objets sociologiques. Ce séminaire a pour objectif d’appuyer l'exploration de ce domaine de la sociologie, d’en favoriser l’utilisation et d’en développer une maîtrise suffisante pour pouvoir en estimer la pertinence dans l’analyse de tout phénomène social. Après une introduction aux théories principales du domaine, les participants examinent une série d’objets variables, par exemple : les inégalités de revenu et la pauvreté, la production de la richesse, la consommation marchande, le crédit et l’endettement, la science économique dominante, la transformation de la culture, l’environnement comme capital, l’éducation ou la santé comme marchandise, la mondialisation, la financiarisation de l’économie.

SOC-7150 Sociologie de la culture et des pratiques culturelles
Mercredi 8h30-11h20
Professeure : Pascale Bédard
L’être humain est un être de culture. Celle-ci a deux grands sens. Au sens large, elle touche la vie quotidienne, les modes de vie et les manières de vivre ensemble. Elle a aussi un sens plus étroit et classique, généralement identifié sous le vocable de produits culturels, offerts dans une relation marchande. Sont considérés : ses liens avec l’identité des individus, les liens entre culture et hiérarchies sociales (culture populaire, ouvrière, bourgeoise), la culture savante, sa place dans l’économie, etc. On cherche aussi à cerner les perspectives théoriques, notamment chez les grands classiques ou dans l’œuvre de Fernand Dumont.

SOC-7152 Sociologie et genre
Mercredi 18h30-21h20
Professeur : à confirmer
La sociologie du genre a pour objet les processus sociaux de différenciation et de hiérarchisation des femmes et des hommes, du féminin et du masculin qui sont transversaux à l’ensemble des espaces sociaux. Ce séminaire aborde des enjeux actuels touchant divers champs de la sociologie (travail, politique, éducation, etc.) en les interrogeant du point de vue du genre, des principales notions et des principaux concepts qui y sont associés (division sexuelle du travail, intersectionnalité, épistémologie du point de vue, travail de care, sexualités, hétéronormativité, etc.), dans une approche à la fois théorique, empirique et épistémologique.

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Lancement de la campagne de philanthropie

Les universitaires ne manquent pas de volonté et de bonnes idées, et leur ingéniosité est de plus en plus mobilisée par la recherche de moyens de réaliser leurs projets. Les établissements universitaires tiennent à continuer de soutenir la recherche et à renouveler leurs programmes d’étude, moderniser leurs installations, offrir des bourses, assurer la diffusion de publications scientifiques de qualité et organiser des colloques d’envergure.

Souhaitant développer davantage la culture philanthropique et trouver du financement privé, en complémentarité avec les fonds publics, l’Université Laval annoncera, à l’hiver 2016, le lancement d’une grande campagne de sollicitation auprès des diplômés, d’entreprises et d’organismes privés, dont le thème est « Laisser une empreinte durable ». Les sociologues ne sont pas en reste dans cette démarche.

Campagne auprès des diplômés de sociologie
À l’initiative du professeur et ancien directeur Simon Langlois, le Département de sociologie inscrira sa propre campagne dans le sillage de celle de l’Université Laval. En novembre, une première opération sera lancée auprès de tous les diplômés de sociologie, par laquelle ils seront invités à effectuer des dons sur plusieurs années, spécifiquement pour les projets de sociologie.

Simon Langlois, professeur« Nous avons maintenant un bassin de diplômés considérable et plusieurs de ces diplômés pourraient avoir envie de participer au financement des activités universitaires, d’aider les générations d’étudiants suivantes et de redonner à leur milieu », explique M. Langlois, qui voit dans la philanthropie un moyen d’affirmer la solidarité intergénérationnelle en éducation.

L’objectif du Département de sociologie est de récolter 300 000 $ d’ici 2019, répartis dans les trois grands fonds de sociologie qui contribuent à des besoins actuels et qui pourraient soutenir le développement de nouveaux projets :

Le premier, le Fonds Jean-Charles-Falardeau de recherche et d'enseignement en sociologie, a été nommé ainsi en hommage à celui qui fut le premier directeur du département et premier sociologue universitaire québécois. Ce fonds a de multiples objectifs, dont le principal est actuellement de donner deux bourses d’accueil à la maîtrise. Grâce à cette campagne de philanthropie, le département espère pouvoir offrir une bourse semblable au doctorat, en plus de pouvoir élargir l’offre de colloques, de conférences ou l’accueil de professeurs invités, par exemple.

Le Fonds d’aide à la réussite des étudiants (FARE) en sociologie, a été créé par Guy Labrecque,Guy Labrecque, initiateur du fonds FARE en sociologie diplômé au baccalauréat et à la maîtrise en sociologie, en vendant ses kilomètres de marche lors du projet, « De l’Université Laval à Compostelle ». La bourse FARE en sociologie récompense des étudiants du baccalauréat qui se sont démarqués par l’excellence de leur rapport final dans le cadre du Laboratoire de recherche en sociologie. D’autres bourses encourageant les réalisations étudiantes seraient possibles avec l’appui de donateurs.

« Depuis sa création en 2011, cinq équipes du Laboratoire ont mérité la bourse FARE en sociologie. Un total de 6 000 $ a été remis, soit des bourses de 1 000 $ de 2011 à 2013 et des bourses de 1 500 $ en 2014 et en 2015 », détaille Guy Labrecque. Dans le cadre de cette campagne, deux objectifs particuliers sont poursuivis : « Le premier est de diversifier la provenance des fonds remis à la bourse FARE, car en ce moment ce sont trois donateurs qui supportent l'essentiel du projet. Le deuxième objectif, qui découle du premier, est d'assurer la survie du fonds à moyen terme et surtout de permettre au FARE de remettre une bourse de 1 000 $ par membre de l'équipe récipiendaire et non une bourse de 1 000 $ ou 1 500 $ que l'équipe doit se diviser », explique celui qui est devenu conseiller à la gestion des études à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Enfin, le Fonds de la revue Recherches sociographiques vise à supporter la publication des numéros réguliers et spéciaux de la revue, ainsi que les colloques et autres projets de Recherches sociographiques. Fondée en 1960 par Fernand Dumont, Jean-Charles Falardeau et Yves Martin, alors professeurs au Département de sociologie de l'Université Laval, cette revue pluridisciplinaire se distingue par ses articles originaux faisant état de recherches empiriques sur le Québec et le Canada français. Sociologues, historiens, littéraires, politologues, démographes, anthropologues, et autres spécialistes des sciences humaines s’y retrouvent autour de l'analyse des réalités contemporaines du Québec et du Canada français.

Un grand projet : une chaire
Simon Langlois ne cache pas qu’en se lançant dans cette campagne, le département caresse aussi le grand projet d’arriver à financer la création d’un poste de professeur au sein d’une nouvelle chaire de recherche langues et sociétés, qui se pencherait sur les questions linguistiques de façon inclusive, principalement au Québec. « Nous allons chercher, dans ce cas, à convaincre de grands donateurs à participer à ce projet », précise Simon Langlois. L’ampleur de ce projet de chaire dépassant largement l’objectif de la campagne.

Une culture philanthropique à développer
Répondant aux critiques qui associent la philanthropie à la marchandisation de l’Université, Simon Langlois met un bémol : « La philanthropie en éducation est nouvelle au Québec, bien qu’elle existe depuis longtemps dans d’autres universités du Canada ou des États-Unis. Je crois que la philanthropie s’impose comme moyen de financement complémentaire dans le système universitaire, mais, insiste le professeur, il ne s’agit pas de mettre l’Université au service des sociétés, ni de remplacer le financement de l’État ».

Citant notamment l’exemple d’anciens professeurs de sciences sociales, Simone Paré et l’abbé Gérard Dion, qui ont donné respectivement plus d’un million de dollars à leurs départements pour créer un fonds à leur nom et soutenir les activités dans leur discipline, Simon Langlois espère que d’autres professeurs et diplômés soient tentés de faire de même, sous la forme d’un don planifié.

Renvoyant à l’essai sur le don de Marcel Mauss, Dominique Morin ajoute que les dons réguliers reçus au département motivent et engagent à rendre régulièrement, autant qu’à donner à son tour : « Au-delà des considérations financières, qui ne sont pas négligeables, savoir que nos activités sont soutenues par nombre de nos anciens étudiants, professeurs ou collaborateurs élève le sens de l’importance de notre discipline et de ce qu’elle doit continuer d’apporter aux autres et à la collectivité. Nous sommes très reconnaissants envers nos donateurs qui contribuent aussi à renforcer nos liens. »

Encadrement des dons et reconnaissance
Monsieur Claude Parent, directeur du développement philanthropique pour la Fondation de l’Université Laval, est affecté spécifiquement à la Faculté des sciences sociales pour tout ce qui touche le développement philanthropique. Il encadrera donc également le déroulement de la campagne du Département de sociologie, en plus d’accompagner les donateurs dans leur choix d’un fonds ou d’un projet en particulier, ou dans la planification d’un don à plus long terme, par exemple.

Que les donateurs aient une idée bien précise en tête ou non, ou souhaitent avoir plus d’information sur les différentes façons de donner à l’Université ou au Département de sociologie, le directeur du développement philanthropique est disponible pour les accompagner, connaître leurs motivations et objectifs et voir, de concert avec les directions facultaires et départementales, comment cela peut servir le mieux l’enseignement et la recherche à l’Université Laval. « Nous essayons de concilier les objectifs philanthropiques du donateur et les besoins de l’Université », résume Claude Parent. « Donner au Département de sociologie est aussi une des manières de laisser une empreinte durable! », termine-t-il.

Pour toute demande d’information sur la grande campagne de l’Université Laval ou sur celle du Département de sociologie, veuillez communiquer avec M. Claude Parent à claude.parent@fss.ulaval.ca ou au 418-656-2131 poste 8766.

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Invitation - projection et table ronde

Pierre Fraser, doctorant en sociologie, vient de terminer son documentaire « L’austérité n’affecte personne », dont le sujet est inspiré du rapport du laboratoire de recherche en sociologie produit par Raphaël Létourneau sur la précarité du financement et les différentes difficultés vécues par les organismes communautaires de la région de Québec.

Le Département de sociologie convie chaleureusement la communauté universitaire et le grand public à une projection du documentaire, qui sera suivie d’une table ronde où des sociologues et des acteurs du milieu communautaire échangeront sur les thèmes abordés dans le film. Une période de questions du public suivra la table ronde.

Plusieurs intervenants ayant pris part au film de Pierre Fraser seront également sur place et pourront échanger avec le public ainsi que les panélistes.

L’événement se tiendra le 4 novembre prochain, de 19 h à 21 h, à l’Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins. L’entrée est libre.

Panélistes invités :
- Andrée Fortin
, sociologue, professeure émérite du Département de sociologie de l’Université Laval ;
- Marie-Hélène Deshaies
, sociologue, doctorante et enseignante responsable du cours « Laboratoire de recherche » au Département de sociologie de l’Université Laval ;
- Roger T. Drolet
, président du conseil d’administration du Centre d’action bénévole de Québec ;
- Vicky Brazeau
, directrice générale du Regroupement des Organismes Communautaires 03.

RÉSUMÉ
Affiche du documentaire «L'austérité n'affecte personne»Nous pouvons assister à la défavorisation de différentes façons : passivement, comme au ciné-parc, ou activement, en portant de l’aide, de la protection, du secours, des soins et de la reconnaissance. C'est là le rôle des organismes communautaires.

Le Québec, dit-on, n’aurait plus les moyens de ses services publics et de ses organismes communautaires. Paradoxalement, le gouvernement s’ingénie à faire porter le fardeau des coupes budgétaires sur les citoyens en leur disant qu’ils sont avant tout des coûts et des charges, qu’ils coûtent trop chers, qu’ils créent, et creusent la dette publique, que certains sont des parasites de la société. Il s’agit là d’un discours pervers et insidieux, mais efficace, auquel adhère une large tranche de la population avec pour conséquence la stigmatisation de certains citoyens.

Ce qui se passe actuellement a des effets insoupçonnés : les organismes communautaires de défense des droits collectifs disparaissent à mesure que leur financement se fait de plus en plus rare. Le gouvernement du Québec n’a-t-il pas dit qu’il était temps de « faire le ménage » dans ces groupes ? (traduction : «faire taire les groupes de revendication»). Cette tendance est tout à fait en phase avec le citoyen qu’exige le néolibéralisme : consommateur, autonome, entrepreneur de lui-même, architecte de sa vie et maître de son destin qui doit trouver en lui les ressorts nécessaires pour affronter la vie tout en se tournant le moins possible vers l’État. La revendication, aujourd’hui, devient inconvenante.

Comprendre, expliquer et sensibiliser aux réalités sociales concrètes et complexes est la vocation des enquêtes sociologiques. Nous le faisons ici d’une manière qui s’adresse tant aux chercheurs qu'au grand public, en ajoutant à l’appui de résultats d’enquête la richesse des images, du son et de la parole des témoins. Dans un monde où tous sont en mesure de produire des images, la sociologie visuelle propose une méthodologie appliquée dans la production de ce documentaire. Le Département de sociologie appuie fièrement la diffusion des réalisations originales de ses étudiants, qu'ils soient au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat.

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Le Laboratoire de recherche, un rapport, et puis après ?

Le Labo. Ce cours dont tout étudiant entend parler dès son entrée au baccalauréat en sociologie à l’Université Laval, et que ceux qui en sont sortis louangent. Si le défi de réaliser une véritable enquête en huit mois peut sembler effrayant pour certains, la progression des projets jusqu’au dépôt de rapports que le département publie fièrement sur son site est vécue par plusieurs comme une révélation de ce dont ils sont capables. Mais, une fois la recherche terminée, que deviennent donc ces fameux rapports dans lesquels tant d’énergies sont investies ? 

Dans ce Bulletin, vous verrez qu’un travail de recherche du Laboratoire a inspiré un documentaire (voir le texte « Invitation-projection et table ronde »).

Un des organismes mandataires de l’année 2014-2015, l’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ), s’est quant à lui donné pour mission d’utiliser et de diffuser au maximum les résultats de l’étude commandée.
Le Bulletin s’est donc entretenu avec Julie Simard, chargée de projet – recherche et développement à l’ASGEMSQ, et l’équipe deLaboratoire de sociologie 2015. Luc-Sorel Étienne, Marie-Hélène Deshaies, Dominique Morin, Andréanne Rousseau et Camille Lambert-Deubeilbeiss. crédit photo: Pierre Fraser laborantins qui a eu le mandat de recherche, Camille Lambert-Deubelbeiss, Luc-Sorel Étienne et Andréanne Rousseau (absente au moment de l’entrevue).

Du côté de l’équipe
D’emblée, les deux coéquipiers rencontrés l’admettent : le mandat de recherche portant sur l’éthos de travail des éducatrices et éducateurs de services de garde en milieu scolaire ne faisait pas partie de leurs premiers choix de sujet : « Nous avons tous les trois été vraiment surpris et nous disions souvent à quel point on avait probablement hérité d’un des mandats les plus intéressants! », avoue Camille.

Pourquoi souligner ce point ? Parce que le métier d’éducateur ou d’éducatrice de service de garde en milieu scolaire est bien mal reconnu et, surtout, très peu valorisé. Un constat qui ressort dans l’enquête de l’équipe, et, comme le mentionne Camille, qui se manifeste entre autres dans le préjugé défavorable qu’eux-mêmes avaient au moment de choisir le sujet de leur recherche. Préjugé qui est tombé, il va sans dire !

Pour Luc-Sorel, cette dévalorisation du métier d’éducateur en service de garde pourrait s’expliquer historiquement : « Anciennement, il n’y avait que des gardiennes d’enfants, et on dirait que cette image-là persiste, alors que maintenant on a réellement affaire à des professionnels! »

Les services de garde en milieu scolaire font l’objet de bien peu de recherches, de sorte que les trois étudiants ont eu à défricher le terrain. Bien que la littérature en sociologie du travail soit abondante et leur ait fourni un cadre théorique intéressant, ils étaient tout de même pratiquement les premiers à se pencher ainsi sur l’éthos de travail du personnel des services de garde en milieu scolaire.

Cela n’est pas sans avantage, car la réception des éducatrices et éducateurs à la recherche a été très enthousiaste. Ces derniers étaient heureux d’avoir enfin une chance de s’exprimer et avaient déjà réfléchi longuement sur leur travail, leur rôle et leur reconnaissance au sein de l’école et dans leur relation avec les enfants et leurs parents. « C’était stimulant et enrichissant, se réjouit Luc-Sorel Étienne, surtout qu’on avait le sentiment de faire œuvre qui vaille. »

Le rapport rend compte du manque de valorisation et de reconnaissance des éducateurs, mais aussi de leurs conditions de travail peu enviables : horaires coupés, travail bénévole, aucun salaire durant l’été… Comment expliquer alors que ces professionnels reviennent et demeurent en poste ? Le rapport conclut que, malgré les différents parcours de vie des personnes rencontrées, il s’agit d’un « groupe de travailleurs et de travailleuses homogène qui partagent un éthos de vocation et dont l’enfant constitue la finalité principale du travail ».

« S’il n’y avait pas cet amour des enfants, ça ne serait pas la peine de faire un boulot pareil, parce que les conditions de traitement sont inadéquates pour le travail qu’ils font », déplore Luc-Sorel. « Je trouve qu’un travail aussi valorisant devrait avoir tout son mérite, et si notre rapport peut servir à cela, et bien je serai totalement satisfait. »

Et sur cette utilisation du rapport, les coéquipiers sont unanimes : ils ont fait leur travail en ayant toujours en tête qu’il serait utilisé et diffusé. « On se disait dès le début qu’on devait garder un langage qui soit accessible, même si tous les participants ne liront pas les 180 pages, on a toujours eu en tête de vulgariser », explique Camille. En plus des recommandations qui sont faites dans le rapport, leur travail a permis d’identifier de nombreuses pistes de recherche qui pourraient intéresser les chercheurs.

Du côté de l’organisme
Si l’ASGEMSQ a fait appel au Laboratoire, c’est en partie parce que leur chargée de projet – recherche et développement, Julie Simard, est elle-même diplômée au baccalauréat en sociologie de l’Université Laval et, donc, une ancienne sociologue-laborantine.

L’ASGEMSQ avait d’abord en tête d’intéresser les chercheurs aux services de garde en milieu scolaire et au travail des éducateurs et éducatrices, en raison du peu de recherches existantes sur ce sujet. En même temps, Mme Simard considère que de faire appel au Laboratoire est un bon exercice de sensibilisation à la recherche pour l’équipe interne et le personnel des services de garde, car ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec la recherche universitaire. Elle souhaitait ainsi montrer ce que cela pouvait apporter au milieu et « donner une première impulsion pour aider à développer des stratégies » pour la suite.

Les résultats du rapport n’ont pas surpris l’organisme, mais ont plutôt confirmé ses propres perceptions du milieu. « L’idée de développer, dans la recherche, sur les différents types d’éthos et de voir que sur le terrain, ces types existent et comment les éducateurs et les éducatrices pensent leur travail, c’est intéressant », explique Mme Simard. « Nous avons été ravis de la qualité du rapport et des points qui y sont soulevés », ajoute-t-elle.

À la suite du dépôt du rapport final et à la demande de l’organisme, Andrée-Anne Rousseau et Camille Lambert-Deubelbeiss ont rédigé un article pour le magazine de L’ASGEMSQ, Gardavue, où l’étude et ses constats y sont résumés en mettant l’accent sur les différents types de travailleurs. Parallèlement à cela, les membres y sont invités à participer à un questionnaire en ligne, par lequel, en répondant à quelques questions, ils peuvent définir à quel type de travailleurs ils appartiennent, puis lire les descriptions de chacun des types telles que détaillées dans le rapport.

Même si l’ASGEMSQ n’a pas de pouvoir décisionnel sur les conditions de travail, elle peut néanmoins faire des recommandations et sensibiliser les instances concernées.
« Nous misons beaucoup sur la diffusion de l’étude et on espère inciter les gens à lire le rapport et l’article, explique Julie Simard. Avec le questionnaire, nous souhaitons les amener à discuter entre eux sur leur propre rapport à l’emploi. Ils peuvent alors voir pourquoi des personnes de types différents ne réagissent pas de la même manière aux situations », détaille la chargée de projet.

En plus de l’article commandé, les trois étudiants avaient également pris l’initiative de produire un résumé de l’étude qui a été envoyé aux participants. « Nous voulons faire circuler et pousser ce résumé dans les écoles et les commissions scolaires », mentionne Mme Simard, ajoutant que l’organisme a également publié un mémoire au printemps dans lequel la recherche de l’équipe du Laboratoire est citée.

« C’est important pour nous de mettre ce travail en lumière, surtout que le rapport était d’une grande qualité! En regard de cela, on veut rendre ce qu’on a reçu, autant des étudiants que de la part du personnel qui a participé », souligne la sociologue.

L’ASGEMSQ est un bel exemple de collaboration d’un organisme avec le milieu de la recherche universitaire. Déjà cette année, une autre étude, davantage axée sur la sociologie de l’éducation, a été commandée au Laboratoire de recherche du département par l’ASGEMSQ.
À cela s’ajoutent un projet avec l’UQÀM ainsi qu’un autre avec le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les banlieues (GIRBa) de l’Université Laval, concernant l’aménagement des lieux et la qualité architecturale des locaux dans les écoles en croissance. « Les gens ne doivent pas craindre la recherche universitaire, bien au contraire ! », termine Julie Simard.

Et sur le Labo…
Les deux coéquipiers rencontrés ne tarissent pas d’éloges sur leur expérience du Laboratoire de recherche en sociologie.

« Ce sujet nous a bien montré qu’on peut être utile, affirme Luc-Sorel Étienne, qui poursuit maintenant ses études à la maîtrise en sociologie. « On ne fait pas ce cours uniquement pour les crédits ou pour une note, mais bien parce qu’on y fait vraiment un travail utile : utile à la société, mais à l’avancement de la sociologie aussi! »

Si Camille songeait déjà au deuxième cycle, le Laboratoire lui a confirmé qu’elle en avait la capacité: « J’étais convaincue que je ne pouvais pas travailler de façon autonome, que j’avais besoin d’un horaire et d’un cadre, alors qu’avec le Laboratoire, j’ai réalisé que c’était carrément le contraire, qu’avec une bonne direction et un mandat clair à accomplir, qui m’appartient, je deviens beaucoup plus efficace », constate-t-elle. En terminant, elle tient à se faire rassurante : « Si des étudiants hésitent à choisir le Laboratoire parce qu’ils ne se font pas confiance, je voudrais leur dire qu’ils pourraient être vraiment surpris de ce qu’ils peuvent faire! »

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Le Département dans les médias

Richard Marcoux sur l’Afrique francophone et le financement des revues scientifiques

Dans le journal le fil, le professeur du Département de sociologie, Richard Marcoux, livre quelques chiffres marquants de ses recherches sur l’Afrique francophone : « Au début des années 1960, le Bénin, le Mali et le Niger, trois pays de l’Afrique subsaharienne, comptaient un total d’environ 135 000 habitants de 10 ans et plus sachant lire et écrire le français. Ce nombre a depuis augmenté de façon exponentielle pour atteindre plus de 6 millions de personnes en 2012 », y lit-on.

M. Marcoux a également publié une lettre d’opinion dans le quotidien Le Devoir, où il déplore le manque de financement des revues scientifiques francophones.

Dominique Morin sur le développement régional dans le numéro soulignant le 20e anniversaire du Mouton noir

Les migrations des jeunes vers les grandes régions métropolitaines est un phénomène préoccupant pour l’avenir des régions et des municipalités qui se dépeuplent et dont le vieillissement démographique s’accélère. Pour Le Mouton noir, journal indépendant de l’Est du Québec, Dominique Morin dresse un bilan de l’évolution de la situation et de la lutte contre l’exode des jeunes depuis 20 ans. Il y souligne que des choses ont changé dans la lecture du problème, dans les représentations et les pratiques de l’établissement « en région », ainsi que dans la dynamique des migrations : « Si Montréal demeure le principal point d’intégration des immigrants au Québec, les données sur les migrations internes indiquent que, depuis 2006, moins de déménageurs entrent dans la zone métropolitaine formée des régions de Montréal, de Laval, des Laurentides, de la Lanaudière et de la Montérégie qu’il en sort. »

Charles Fleury dans une minisérie au Canal Savoir

Le professeur Charles Fleury intervient à de nombreuses reprises dans la minisérie Le Québec en panne d’histoire, présenté au Canal Savoir. À travers des analyses d’experts, de chercheurs ou de journalistes, cette minisérie cherche à alimenter le débat et répondre à des questions d’avenir sur le modèle politique et économique québécois actuel. Les épisodes ont été diffusés en octobre 2015 et sont maintenant disponibles pour le visionnement en ligne.

Congé parental au Québec et sciences humaines au Japon

Valérie Harvey, doctorante en sociologie, a fait deux apparitions dans les médias récemment. D’abord, en publiant « Le RQAP, ce n’est pas du luxe », une lettre d’opinion dans le quotidien La Presse concernant les congés parentaux, sujet qui touche de près à son projet de thèse.

Ensuite, celle qui a vécu quelque temps au Japon a été invitée à l’émission radiophonique Médium Large, afin de commenter la décision du gouvernement japonais de délaisser les sciences humaines.

Du Labo de socio au studio de radio

Raphaël Létourneau, étudiant au baccalauréat en sociologie et dont le rapport final a inspiré un documentaire dont il est question dans le présent Bulletin, avait aussi été invité à parler des résultats de sa recherche à la radio, l’été dernier, à la suite de la publication de son étude commandée par le Regroupement des organismes communautaires de la région 03 (ROC 03). Une entrevue accordée à la Première chaîne de Radio-Canada à l’émission d’après-midi de Catherine Lachaussée, ainsi qu’un article où il est cité, se retrouvent sur la plateforme Internet du diffuseur national.

Les résultats d’un Labo de socio diffusés dans son univers d’enquête

L’édition d’octobre 2015 de la revue Gardavue, publiée par l’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ), comprend un article d’Andréanne Rousseau et de Camille Lambert-Deubelbeiss présentant aux éducateurs les résultats de l’enquête qu’elles ont menée l’an dernier avec Luc-Sorel Étienne. Un texte de ce Bulletin de sociologie présente cette étude sur le rapport au travail des éducateurs des services de garde en milieu scolaire.

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Pour nous informer de vos interventions dans les médias, écrivez à bulletin@soc.ulaval.ca

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Portrait de diplômée - Claire Van Den Bussche

Claire Van Den Bussche, diplômée à la maîtrise en sociologieClaire Van Den Bussche a terminé sa maîtrise en sociologie, sous la direction de Dominique Morin, au printemps 2015. Grâce à l’excellence de son mémoire, intitulé L'établissement des immigrants à Québec: Parcours migratoires et biographies résidentielles d'immigrants français et maghrébins, ainsi qu’à l’ensemble de son dossier académique, elle se mérite une place au convoité Tableau d’honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l'Université Laval.

De retour chez elle, en France, la diplômée nous livre ici, de façon bien personnelle, son parcours de maîtrise et les faits saillants de son mémoire.

« Ça y est, l’épreuve du mémoire est derrière moi. J’ai souvent pensé que je ne parviendrais pas à la ligne d’arrivée, mais si! Quel soulagement quand j’ai déposé les trois exemplaires à l’agente de gestion des études, Manon Deschênes, le 1er mai dernier. Retour sur un an et demi d’« ascèse » (le mot n’est pas trop fort!).

Je suis arrivée à Québec le 1er septembre 2013. Après avoir obtenu une licence en sociologie et une licence en anthropologie à l’Université Toulouse Le Mirail, j’ai décidé de suivre mon conjoint en m’inscrivant à l’Université Laval. Le programme de maîtrise en sociologie avec mémoire m’a d’emblée séduite par l’offre de cours. La première session commence. J’approfondis avec joie l’œuvre maîtresse de Louis Wirth, Le Ghetto, dans l’excellent séminaire de Daniel Mercure, Fondements du lien social; je découvre différentes versions de l’histoire de la « Belle Province » grâce aux lectures suggérées par Gilles Gagné dans son séminaire sur l’histoire du Québec; le séminaire sur les inégalités sociales, dirigé par Guy Fréchet, me donne l’occasion de me questionner sur l’évolution des inégalités entre la Haute-Ville et la Basse-Ville de Québec; et je complète la connaissance de cette ville qui m’accueille avec le séminaire de sociologie urbaine offert par Dominique Morin.

Du questionnement à l’esquisse d’un sujet de mémoire
Mon sujet de mémoire se dessine au fil de cette session d’automne durant laquelle Dominique Morin accepte de diriger ma recherche. En fait, ces quatre premiers cours ont encadré un questionnement qui avait émergé lors de mes premières promenades dans les rues de la Vieille-Capitale : où vivent les immigrants dans cette ville? Combien sont-ils? Qui sont-ils? Grâce au soutien pédagogue et, je dirais même paternel, de Gérard Duhaime qui donnait les deux séminaires que j’avais choisis à la session d’hiver (séminaires de maîtrise et de sociologie économique) et grâce à l’érudition et à l’entrain de Dominique Morin qui me suivait de près, j’ai pu obtenir l’approbation du comité d’éthique le 9 juin 2014 pour mener à bien ma recherche intitulée « L’établissement des immigrants à Québec ». J’ai profité de l’été 2014 pour appliquer à mon sujet les techniques de cartographie que nous avions développées avec Dominique Morin dans le cadre d’un projet de recherche subventionné par le Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD), portant sur la présence des aînés dans la région métropolitaine de Québec. En fouillant les données du recensement de 2011 et celles de l’Enquête Nationale auprès des Ménages (ENM), j’ai pu avoir une vue d’ensemble de la dispersion des immigrants de différentes origines sur le territoire de cette ville. Puis, durant l’automne 2014 et l’hiver 2015, j’ai tenté de suivre le calendrier serré des étudiants que je coordonnais dans le cadre du Laboratoire de recherche en sociologie. Mon incroyable directeur de recherche relisait donc la version finale de mon mémoire en même temps que celles des nombreux rapports des équipes du « labo ».

La recherche
Voici les grandes lignes de ma recherche et quelques-unes des conclusions auxquelles elle a abouti[1].
Mon étude a eu pour point de départ une question toute simple qui découlait d’un constat : les immigrants qui arrivent à Québec, de même que n’importe quelle population non native de Québec, ne s’installent pas au hasard dans tel ou tel secteur. Dès lors, comment s’effectuent leurs choix résidentiels? À la manière de Louis Wirth, j’ai souhaité mettre en parallèle les notions d’intégration et de parcours résidentiels. La comparaison entre deux groupes d’immigrants, différents par leur couleur de peau mais aussi par leur distance culturelle estimée ou réelle d’avec la société d’accueil, le Québec, m’a semblé importante pour aller plus loin dans la compréhension des différents facteurs en jeu dans le parcours résidentiel. Je me suis intéressée aux immigrants maghrébins et français.

Plusieurs raisons ont motivé le choix de la ville de Québec comme terrain. Personnellement, je souhaitais en savoir plus sur cette ville dans laquelle j’étais moi-même nouvelle. Sociologiquement, je souhaitais suivre le conseil de Howard Becker, à savoir, s’intéresser aux marges, ce qui, dans mon cas, consistait à étudier l’immigration dans une ville où il n’y en a pas ou très peu. Je me suis inspirée de la méthode des sociologues de la première École de Chicago : j’ai, dans un premier temps, cartographié la présence des immigrants à Québec (recensés en 2011) et, dans un second temps, effectué une analyse compréhensive des entretiens semi-dirigés que j’ai réalisés avec huit immigrants français et six immigrants maghrébins.

Les constats
La cartographie a mis en évidence deux points principaux : 1) une dispersion différenciée selon l’origine : les Maghrébins se concentrent essentiellement dans les centres de banlieues, soit les secteurs d’anciennes banlieues densifiées, notamment et surtout Sainte-Foy, tandis que les Français sont davantage dispersés sur le territoire, et 2) une présence immigrante davantage située dans les nouvelles centralités à la jonction des autoroutes que dans les centralités historiques.

L’analyse des entretiens a abouti à l’élaboration d’une typologie mettant en évidence l’importance du sentiment d’ascension sociale, de la place accordée au réseau de sociabilité ainsi que de la morphologie de la ville de Québec dans les parcours d’établissement des immigrants rencontrés.

Bien que ma recherche ait porté sur un échantillon limité, les résultats pourraient notamment intéresser la Ville de Québec qui cherche à attirer davantage d’immigrants pour contrebalancer le vieillissement de sa population. Cette région métropolitaine possède déjà d’importants atouts pour l’établissement des immigrants. Pour n’en citer que deux, elle possède premièrement un vaste réseau routier (et les entretiens font ressortir l’importance de la mobilité dans l’intégration), et deuxièmement, l’accès à la propriété y est réalisable (et c’est un élément important dans le processus d’établissement).

Cette recherche est maintenant terminée. Je ne l’approfondirai pas dans le cadre d’une thèse, car j’ai décidé de ne pas poursuivre en doctorat. Mais les questions de l’intégration à la ville et des parcours résidentiels me passionnent encore et je cherche, en France, un emploi où je pourrais approfondir ces connaissances et les mettre au service des collectivités territoriales. »


[1] La version finale du mémoire est désormais accessible sur Ariane.

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Portrait d'étudiante - Barbara Andrade

Barbara Andrade, étudainte à la maîtrise en sociologieBarbara Andrade est étudiante à la maîtrise en sociologie avec mémoire et originaire du Brésil. Dans son projet de mémoire, elle s’intéresse à l’émergence des quartiers gais dans différentes grandes villes occidentales. Le bulletin s’est entretenu avec elle.

Bulletin de sociologie: Quel est votre parcours académique?
Barbara Andrade 
: J’ai fait un baccalauréat en journalisme à Brasilia, au Brésil, dans une université qui s’appelle Centro Universitário de Brasília.  

BdS : Quel est le sujet de votre mémoire et comment avez-vous choisi de travailler sur ce thème?
B.A. :
Les enjeux de la communauté LGBTQ (NDLR : lesbienne, gai, bisexuel, transgenre ou queer) m’ont toujours tenus à cœur, mais au début, je pensais plutôt me pencher sur les personnes en questionnement de genre. C’est un peu par hasard que j’ai choisi mon sujet, alors que je suivais le Séminaire sur la vie urbaine. Le travail final devait porter sur un phénomène de la vie urbaine contemporaine et j’ai alors choisi les quartiers gais. Dans ce travail, j’ai donc étudié Toronto, Montréal, San Francisco et Paris.

Dominique Morin, qui était le professeur du séminaire, et qui est également devenu mon directeur de recherche, a trouvé le travail très intéressant et a attiré mon attention sur la richesse de ce sujet, qu’il voyait très bien se transformer en mémoire. De plus, je préférais un sujet qui n’impliquait pas le recrutement de participants, mais qui serait un travail d’analyse de contenu. Ainsi, je suis partie de mon travail de fin de séminaire pour le transformer en projet de mémoire.

Dans mon mémoire, j’étudie donc les quartiers gais de Montréal, Paris, San Francisco et New York. L’étude retrace le parcours de la vie gaie locale, en parallèle avec le cheminement du quartier qui abrite le ghetto gai. Ensuite, à la lumière des études de la sociologie urbaine, je ferai une analyse comparative entre les villes choisies, afin de voir quels aspects des trajectoires se ressemblent.

J’ai été surprise de constater que les travaux de sociologie urbaine que j’ai lus sur les secteurs où se trouvent les quartiers gais ignorent totalement l’occupation gaie de l’espace et traitent seulement des phénomènes urbains, et on observe le contraire dans les travaux sur les quartiers gais. C’est-à-dire que la plupart des travaux sur les villages gais ne traitent que de la communauté gaie en négligeant le phénomène urbain. La façon dont le thème est abordé est importante pour la sociologie, car l’analyse à laquelle je travaille englobe tous les enjeux qui ont abouti à la formation du quartier gai, soit ceux de la ville et ceux de la communauté gaie.  

BdS : Où en êtes-vous dans le processus de votre recherche?
B.A. :
J’aime croire que je suis bien avancée, bien qu’il reste beaucoup de révision à faire. Actuellement, je termine le chapitre sur San Francisco, qui sera suivi de celui sur New York et, finalement, de la conclusion. 

BdS : Quels constats ou résultats se dégagent déjà de votre recherche?
B.A. :
Comme je le mentionnais plus haut, la plupart des travaux sur le thème sont bien partiaux : soit ils abordent le côté urbain, soit le côté de la communauté. La manière dont le sujet est traité dans mon mémoire m’a montré comment il est important de considérer l’histoire de la ville et ses aspects politiques et économiques tout comme l’histoire de la vie gaie locale pour comprendre le développement du quartier gai.

Ce que je trouve le plus intéressant, à ce jour, c’est le cas de la ville de San Francisco. De façon succincte, je dirais que c’est la ville qui me semble être la plus engagée dans la lutte pour les droits des homosexuels parmi celles que j’ai étudiées. Depuis les années 50, ils se battent devant les tribunaux pour faire valoir le droit des homosexuels à se rassembler en public et la ville a vu naître un véritable phénomène migratoire dans les années 70, lors de l’instauration du Castro Street en tant que quartier gai de la ville. C’est le « ghetto gai » le plus politisé que j’ai étudié.
Avec le portrait que je fais de San Francisco, on constate que plusieurs particularités dans l’histoire de cette ville ont donné la possibilité de la formation du Castro, facteurs que l’on peut retracer depuis la ruée vers l’or en 1880. 

BdS : Et pour la suite? Quels sont vos projets?
B.A. :
Je voudrais bien sûr faire une publication à partir de mon mémoire. J’aimerais éventuellement faire un article sur Sao Paulo, bien que cette ville ne soit pas incluse dans ma recherche, car j’ai déjà beaucoup de matériel sur cette ville. Sao Paulo m’intrigue, car c’est actuellement la ville où il y a le plus grand défilé de la fierté gaie au monde, mais qui n’a pourtant jamais abouti à avoir un quartier gai. J’aimerais comprendre pourquoi. 

Je souhaite aussi faire un doctorat, pour lequel je souhaiterais faire partie d’un groupe d’études qui se penche sur les enjeux de la communauté LGBTQ. Je pense notamment à la Chaire de recherche sur l’homophobie à l’UQÀM et, bien sûr, décrocher une belle bourse d’études!

 

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Conférences et événements

Projection du documentaire « L’Austérité n’affecte personne »

Mercredi 4 novembre, 19 h - Amphithéâtre Hydro-Québec, pavillon Alphonse-Desjardins
La projection du film de Pierre Fraser, doctorant en sociologie, sera suivie d’une table ronde et d’une période de questions du public. Pour plus de détails sur cet événement, voyez le texte « Invitation – projection et table ronde » dans le présent Bulletin.

 

Conférence du professeur André C. Drainville, «Luttes de savoir entre civilisation et barbarie».

Mercredi 4 novembre, 13 h, local à confirmer. 


Colloque international « Rendre la ville durable : mythes et réalités »

Mercredi 11 novembre - De 9 h à 17 h - Salle 2320-2330 du pavillon Gene-H.-Kruger. 
Ce colloque est organisé par la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, le Département de géographie de l’Université Laval, en partenariat avec le Centre de recherche interuniversitaire en art, lettre et tradition (CÉLAT) et l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société (Institut EDS).
Les professeurs retraités du Département de sociologie, Andrée Fortin et Louis Guay, y participeront respectivement à titre de panéliste et de conférencier.
Gratuit. Inscription obligatoire


Profils de sociologues

Lundi 7 décembre, 15 h 30 – local DKN-1245
Dans le cadre du cours Introduction à la sociologie (SOC-1000), la professeure Sylvie Lacombe invite des diplômés du département, oeuvrant aujourd’hui dans divers domaines sur le marché du travail, à venir s’entretenir avec les étudiants qui en sont à leur première session au baccalauréat. L’activité « profils de sociologues » a été initiée en 2006 dans le but de montrer aux nouveaux étudiants quelques-unes des possibilités d’emplois qui s’offrent aux diplômés en sociologie. La séance du 7 décembre consistera donc en une discussion libre où les invités décriront leurs parcours professionnels et expliqueront en quoi leur formation en sociologie leur sert dans l’exercice de leurs fonctions.
Les diplômés invités sont les suivants :

  • Mike Rousseau, conseiller en développement de politiques à la Direction des politiques de lutte contre la pauvreté et de l'action communautaire, ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale;
  • Émilie Raizenne, agente communautaire au Centre d'action bénévole de Québec;
  • Marie-Pier Bresse, coordonnatrice du Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD), un centre reconnu par l'Université Laval et rattaché à la Faculté d'aménagement, d'architecture, d'art et de design;
  • Martin Bussières, coordonnateur du Département de sciences humaines, Cégep de Lévis-Lauzon;
  • Amélie Boisvert, coordonnatrice de l’organisme communautaire autonome RE-FA-VIE;
  • Édith Pouliot, enseignante de sociologie au Cégep de Sainte-Foy ;
  • Jean-Philippe Pleau, réalisateur à la radio de Radio-Canada (participation à confirmer).

L’événement est gratuit et ouvert à tous les étudiants et membres du Département de sociologie.

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Vous préparez une conférence ou organisez un événement? Merci de nous en faire part à bulletin@soc.ulaval.ca

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Publications récentes

Andrée Fortin et Jean-Philippe Warren
Andrée Fortin, professeure émérite au Département de sociologie de l’Université Laval et Jean-Philippe Warren, diplômé de l’Université Laval et maintenant professeur en sociologie et anthropologie à l’Université Concordia, viennent de publier un livre intitulé Pratiques et discours de la contreculture au Québec, aux éditions Septentrion.Pratique et discours de la contre-culture au Québec (livre)

Résumé : Abordant la révolution sexuelle, la découverte des drogues, la création des coopératives d'alimentation naturelle ou la fondation des communes, Jean-Philippe Warren et Andrée Fortin offrent un panorama de la dynamique sociale sur laquelle repose la contestation des années 1960 et 1970 au Québec. Ils cherchent également à comprendre en quoi nous sommes en partie les héritiers de la contreculture. Du vacarme des spectacles rock au silence des séances de méditation et des rêves de voyages interstellaires aux retours à la terre, la contreculture ne cesse, encore aujourd'hui, de surprendre.

En complément, vous pouvez également entendre les deux auteurs, de passage à l’émission  radiophonique Médium Large, en août dernier, sur ICI Première.

 

Fabrice Fernandez
Fernandez, Fabrice (2015) "Sanctioning behind Bars: The Humanization of Retribution in Prison”, dans Fassin, D. et al. At the Heart of the State. , Londres : Pluto Press, 117-143.

Résumé : L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or, il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’inscrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale.At the Heart of the State. The Moral World of Institutions (livre)

Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, les auteurs montrent comment ses institutions ne se contentent pas d’appliquer des lois et des règles ou de mettre en œuvre des procédures, elles mobilisent des valeurs et des affects, formulent des jugements et expriment des émotions : en d’autres mots elles reflètent la morale de l’État.
D'un très grand intérêt pour les sciences sociales et politiques, ce travail est une contribution importante à une lecture renouvelée de l’État contemporain.
Fassin, D., Bouagga, Y., Coutant, I., Eideliman, J-S., Fernandez, F., Fischer, N., Kobelinsky, C., Makaremi, Ch., Mazouz, S., Roux, S. (2015). At the Heart of the State. The Moral World of Institutions, Londres : Pluto Press, 312 pages.


André C. Drainville
Drainville, A. C. (2015). "A struggle of civilization against barbarism: about universities as autonomous zones." Globalisation, Societies and Education: 1-19.

 

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Soutenances de thèses

Trois doctorants du Département de sociologie de l’Université Laval soutiendront leur thèse dans les prochaines semaines. Vous trouverez ici les informations nécessaires ainsi que les résumés de leur recherche. Les soutenances sont ouvertes à tous, vous êtes donc conviés à y assister en grand nombre.

 

Pierre Fraser

Mardi 17 novembre, 14 h - DKN-3244 (salle du conseil de la Faculté des lettres)
Titre :
Les conditions d’émergence du paradigme anti-obésité.
Direction de recherche :
Simon Langlois
Résumé de la thèse 
: Rendre compte des conditions d’émergence de la lutte contre l’obésité, c’est aussi rendre compte d’un corps socialement attendu. Ce corps socialement attendu, en Occident, prend racine à la Renaissance dans les discours du peintre Alberti et le corps de justes proportions, de l’éducateur Mercurialis et le corps transformable à volonté, et de celui du médecin Vésale et le corps réparable : il s’agit là de trois constantes qui traverseront toutes les époques. Ce corps socialement attendu sera fédéré sous la contenance de soi et la gouvernance de soi issues de la Réforme. De là, une image sociale du corps émerge qui se doit d’être contenu et gouverné, d’où les jugements moraux de plus en plus en sévères portés sur le corps en excès de masse adipeuse.
Au XVIIe siècle, dans la foulée des traités de civilités, c’est le passage de l’idée d’être un corps à celle d’avoir un corps dont l’individu est personnellement et socialement responsable, qui culminera, au milieu du XIXe siècle, avec l’introduction de l’indice de masse corporelle, du pèse-personne, du miroir et de la mode : l’individu est désormais maître et esclave de son image des pieds à la tête. Cette quantification de soi aura comme impact de confronter directement l’individu à son propre poids et à ses propres comportements, d’où la mise en place d’une batterie d’interventions à déployer sur le corps pour le maintenir dans une fourchette de poids idéal.
Au milieu du XXe siècle, avec la montée du complexe agroalimentaire, de la montée de l’industrie de la restauration rapide, de la transformation profonde du tissu urbain, de l’arrivée massive de l’automobile, de la transformation des emplois de plus en plus orientées vers le secteur tertiaire, se met graduellement en place ce qu’il est convenu d’appeler l’infrastructure de la prise de poids, qui entraînera dans son sillage tout un discours de la modération.
Le XXIe siècle se donnera pour mission non pas de modifier l’infrastructure de la prise de poids mise en place au XXe siècle, mais de donner à l’individu les moyens de lutter contre la prise de poids à travers le discours de la saine alimentation et de la discipline personnelle. L’obèse ou la personne en simple surpoids est désormais totalement responsable de sa propre condition.

 

Harold Bony

Lundi 14 décembre 2015, 13 h - DKN-3470 (salle du conseil de la FSS)
Titre :
Les enfants de la rue à Port-au-Prince. Liens avec les membres de leurs familles.
Direction de recherche :
André Turmel
Résumé de la thèse 
: En Haïti, comme dans de nombreux pays en développement, on assiste à la présence des enfants et des jeunes qui élisent domicile dans les rues. Ils viennent des milieux défavorisés et sont victimes des actes de violence corporelle, psychologique et langagière, soit dans leur propre famille, soit dans des familles d’accueil.
Cette étude sur les enfants de la rue, à Port-au-Prince vise, entre autres, non seulement à comprendre les raisons qui justifient leur présence dans les rues, mais également à obtenir une meilleure connaissance des relations qui les lient avec l’univers familial dont ils se sont séparés. Abandonnés ou presque  à leur sort, ils n'ont personne pour leur inculquer des notions sociales et morales et pour leur faire vivre des valeurs; conditions essentielles devant les aider à se construire. En plus des compétences en matière de relations sociales normatives dont ils ne sont nullement dotés, les carences psychosociales et éducatives, et l’inexistence ou le faible revenu substantiel qui les caractérisent en font des parias, aux yeux de leurs propres concitoyens. Donc, ilsvivent en marge de la société.
L’objectif de cette recherche est d’identifier le lien social existant entre les enfants de la rue et leurs parents; lien associé aux facteurs économique, social, parental, et aux politiques publiques. Diverses techniques de collecte ont été utilisées, entretien semi-directif, entrevue de groupe ou focus group, observation participante établissent une correspondance entre les hypothèses et les résultats obtenus, correspondance appuyée par diverses théories exposées au chapitre Analyse et Interprétation des résultats.
La réalisation de cette thèse requerrait des données empiriques et scientifiques recueillies par une approche qualitative, en réalisant des entrevues individuelles, et des entrevues de groupe afin de mieux cerner la réalité des enfants de la rue. Nos enquêtés viennent tous et toutes des familles pauvres des zones rurales et des quartiers populaires des centres urbains du pays. Nos entrevues ont été réalisées à Port-au-Prince entre les mois de mars et d’avril 2012.
Les problèmes socio-affectifs et le faible niveau de revenu quand ce dernier existe,  identifiés par les outils de collecte de données et justifiant notre perception d'avant-projet, et l’évidence observable représentent les facteurs déterminants et permanents de la situation vécue par les enfants. Les inégalités sociales criantes sont symptomatiques  de l’absence de la politique sociale des gouvernants. Il s’établit une corrélation presque totale entre nos résultats et ceux concernant les enfants de la rue d’autres pays en développement.
Enfin, cette étude nous a permis d’apporter certaines réponses à des questions toujours pendantes et non élucidées.
Des recommandations, en termes de conclusion, considèrent la nécessité pour les responsables du pays de tenir compte des retombées d’une politique à la carte et de prendre des dispositions afin, d’une part de corriger la situation, et d’autre partd’implanter une politique de justice sociale à travers tout le pays; ce  pour éviter la paupérisation de la population du pays qui s’irradie sur la capitale et ses environs.

 

Sébastien Chailleux

Mardi 1er décembre 2015, 8 h, en visioconférence, au local 1444 du pavillon La Laurentienne
Titre 
: « Non au gaz de schiste! » - Cadrages et débordements de la controverse sur les hydrocarbures non conventionnels en France et au Québec
Direction de recherche 
: Louis Guay - cotutelle avec l’Université de Bordeaux
Résumé de la thèse :
L’analyse de la controverse sur le gaz de schiste en France et au Québec à un niveau intermédiaire (méso) permet de souligner les processus de construction et contestation sociale et politique des différents cadrages soutenus par les réseaux d’acteurs en concurrence. Les dynamiques d’intéressement à l’intérieur et à l’extérieur de l’action publique illustrent les multiples scènes et forums dans lesquels se déploie la controverse. L’analyse de la construction de ce problème public et ses diverses redéfinitions démontre le rôle central du cadrage politique des controverses. Les solutions retenues définissent tout autant qu’elles tentent de réduire le risque relatif à cette nouvelle industrie gazière (face à un risque cadré comme technologique en France, on observe un cadrage sur l’acceptabilité sociale au Québec). Il s’agit alors d’insister particulièrement sur la dimension procédurale de problématisation des enjeux au regard du recours à la participation publique et à l’expertise scientifique. Les multiples acteurs de cette controverse sont interrogés : les participants à la mobilisation sociale mais aussi les acteurs de l’industrie et des structures politiques et administratives, afin de dresser la cartographie de leur position mais aussi de leurs discours depuis les prémices de cette nouvelle activité industrielle d’exploration du gaz de schiste (2008) jusqu’aux derniers rebondissements politiques (2015). Cette recherche s’appuie sur un corpus d’entretiens qualitatifs (40) mais aussi d’articles de presse écrite (2 400) ainsi que sur l’analyse qualitative et quantitative des divers rapports et commissions de travail sur le gaz de schiste.

 

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Les brèves

Formations de la bibliothèque de l’Université

De nombreuses formations pratiques sont offertes par la bibliothèque de l’Université Laval au cours des mois de novembre et de décembre. Ces formations peuvent être très utiles pour la recherche et la rédaction de vos travaux universitaires et abordent des thèmes variés tels que l’utilisation du logiciel EndNote, la recherche d’articles et de livres, la rédaction en français et l’accord des verbes.
Consultez l’agenda de la bibliothèque ou la section Formation de leur site pour en savoir plus.

Bourses de maîtrise et de doctorat de BanQ

Dans le cadre de son programme de soutien à la recherche, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) offre plusieurs bourses de maîtrise et de doctorat de 9 500 $ à 12 500 $ chacune pour des sujets touchant le patrimoine documentaire québécois, liés aux mandats de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ou utilisant les métadonnées sur les documents de BAnQ et les données produites par les activités de BAnQ.
Les concours prennent fin le 15 novembre 2015 pour les bourses de niveau doctoral et le 1er mars 2016 pour celles de niveau maîtrise. Pour consulter le règlement complet, visitez le banq.qc.ca/psr

Bourse d'études Yves-Chartier

La Caisse populaire Desjardins de l’Université Laval offre une bourse de 3 000 $ aux étudiants de 1er  cycle de tous les programmes qui ont l’intention de poursuivre leur formation au niveau de la maîtrise à l'Université Laval.
Les candidatures doivent être soumises avant le 26 janvier 2016. Pour plus d’information et pour tous les détails, veuillez consulter la fiche de cette bourse.

Concours d’écriture « Jeunes voix engagées »

Pour souligner son 75e anniversaire, la revue Relations invite les étudiants universitaires âgés entre 18 et 30 ans à participer au concours d’écriture « Jeunes voix engagées ». Trois textes gagnants seront publiés dans les pages de la revue en 2016. Les textes doivent être originaux et s’inscrire dans le style de la revue qui favorise l’analyse sociale et la pensée critique. Pour tous les détails et règlements, visitez la page du concours.
Date limite : 6 janvier 2016, 17 h.

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Mémoires et thèses électroniques

Olivier Bernard
L'imaginaire des arts martiaux dans le cinéma
Direction de recherche: Fortin, Andrée
Codirection de recherche: Gaudin, Benoit 

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Dates importantes

Dimanche 1er novembre
Date limite pour demandes d'admission à la session d'hiver 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors-Québec à un programme contingenté de 1er cycle

Date cible pour demandes d'admission à la session d'hiver 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors-Québec à un programme non contingenté des 1er, 2e et 3e cycles

Lundi 2 novembre
Début de la période d’inscription à la session d’hiver 2016

Lundi 9 novembre 2015
Date limite pour abandon de cours sans mention d'échec et sans remboursement des droits de scolarité et autres frais pour la session d'automne pour les cours à horaire régulier

Date limite de dépôt des candidatures pour les Bourses d'études de doctorat Trudeau (15 bourses de 40 000 $)

Mercredi 11 novembre
Colloque international « Rendre la ville durable : mythes et réalités »

De 9 h à 17 h, à la salle 2320-2330 du pavillon Gene-H.-Kruger de l'Université Laval. Gratuit. Inscription obligatoire.

Samedi 14 novembre
Journée portes ouvertes pour les futurs étudiants de l’Université Laval, de 10 h à 16 h

Lundi 16 novembre
Date limite de dépôt des candidatures pour la Bourse d’excellence Louis-Edmond Hamelin (7 000 $), pour la Subvention à la mobilité Louis-Edmond Hamelin (3 000 $) et pour la Bourse de fin de rédaction Louis-Edmond Hamelin (5 000 $)

Mardi 17 novembre
Date limite de candidature à la Bourse d'excellence et d'implication étudiante FSS (1 000 $)

Vendredi 20 novembre
Séance d'information à l’intention des étudiants en rédaction de thèse et de mémoire
Bibliothèque, pavillon Jean-Charles-Bonenfant, local 1343
14 h – 15 h 30
Inscription obligatoire

Décembre 2015

Mardi 1er décembre
Marché de Noël responsable 2015, à l’atrium du pavillon Charles-De Koninck
10 h – 15 h

Date limite pour demandes d'admission à la session d'hiver 2016 pour les candidats québécois et canadiens hors-Québec à un programme non contingenté des 1er, 2e et 3e cycles

Date limite de candidature au programme de bourses d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier – Bourses de maîtrise du CRSH Sciences humaines et sciences sociales (plusieurs bourses de 17 500 $)

Mardi 8 décembre
Congé – Fête de l’Université

Vendredi 11 décembre
ITIS – Carrefour numérique : Démocratie 2.0 – Technologies, médias sociaux et participation citoyenne
Salle 2320-2330, pavillon Gene-H.-Kruger, Université Laval
8 h 30 – 12 h 30

Lundi 14 décembre au vendredi 18 décembre inclusivement
Période réservée aux examens qui ne peuvent avoir lieu aux heures et dans les locaux prévus à l'horaire

Jeudi 17 décembre
Séance d'information à l’intention des étudiants en rédaction de thèse et de mémoire
Bibliothèque, pavillon Jean-Charles-Bonenfant, local 1343
14 h – 15 h 30
Inscription obligatoire

Jeudi 24 décembre au 2 janvier inclusivement
Congé des Fêtes

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